Tous les regards australiens seront tournés vers Ashleigh Barty sce amedi. La numéro 1 mondiale affrontera l'Américaine Danielle Collins en finale de l'Open d'Australie féminin. La star du tennis de 25 ans peut-elle ramener les jours de gloire d'antan au tennis australien en l'important ?

Cela semble même une évidence au vu de son parcours de cette année. Ashleigh Barty a laminé l'opposition lors de cette première levée du Grand Chelem de la saison, disputée sur ses terres. Elle n'a pas perdu un seul set et n'a concédé que 21 jeux sur son chemin vers la finale de samedi. Qui empêchera la double lauréate du grand chelem de remporter son troisième titre au total et son premier en Australie ? Il semble qu'elle ne ressente pas la pression du peuple australien. En effet, l'Australienne de 25 ans, qui a délaissé pendant un moment le tennis pour le cricket, a rendez-vous avec l'histoire samedi.

Cela fait 44 ans qu'une Australienne ou un Australien n'a pas remporté le Happy Slam. Le tournoi est né à Melbourne en 1905 et jusqu'en 1968, début de l'ère de l'Open dans le tennis, les joueurs australiens étaient ceux qui remportaient la victoire finale. Mais même dans les années 1970, c'est l'Australie qui continuait à dominer le monde sur sa surface dure. Sept joueuses différentes ont atteint la finale au cours de cette décennie. Evonne Goolagong Cawley, la plus grande joueuse de tennis australienne de tous les temps avec sept grands chelems, a dominé la compétition avec sept finales et quatre victoires. La dernière victoire en finale d'une Australienne date également de cette période. En 1978, Chris O'Neil a surpris amis et adversaires en remportant le trophée alors qu'elle n'occupait que la 110e place au classement ATP. C'était un tel coup de théâtre que son nom avait même été mal écrit sur le tableau : il y avait un L de trop à la fin.

Chris O'Neil, dernière lauréate australienne de l'Australian Open, remet la Coupe en 2007 à Serena Williams. Elle la remettra peut-être enfin à une compatriote ce samedi., belga
Chris O'Neil, dernière lauréate australienne de l'Australian Open, remet la Coupe en 2007 à Serena Williams. Elle la remettra peut-être enfin à une compatriote ce samedi. © belga

Entre 1969 et 1980, une Australienne s'est retrouvée en finale chaque année, Wendy Turnbull étant la dernière. Elle a perdu contre la Tchèque Hana Mandlíková en deux sets. Depuis lors, aucun-native down under n'a atteint la finale de l'Open d'Australie. Dans les années 1990, elles n'ont même pas dépassé le quatrième tour et dans les années 2000, elles ont atteint deux fois les quarts de finale.

Chez les dames, on avait retrouvé un peu d'espoir avec Samantha Stosur . Lauréate de l'US Open en 2011, elle n'a jamais su briller sur ses terres à la cause de la pression locale qu'elle estimait difficile à supporter. En pas moins de 20 participations ( !), elle n'a jamais dépassé le quatrième tour.

Les hommes ne s'en sortent pas beaucoup mieux. Ils ont tout gagné jusqu'en 1968, mais leur dernière victoire finale remonte à 1976. La surprise est venue de Mark Edmondson, qui a remporté le tournoi en tant que 212e joueur mondial. Depuis lors, le tennis australien a connu plus de talents masculins que féminins. Dans les années 80, le tennis masculin australien a même connu un âge d'or. Kim Warwick a atteint la finale de l'Open d'Australie en 1980 et Pat Cash l'a imité deux fois en 1987 et 1988.

Plus tard, il y a eu aussi Patrick Rafter et Lleyton Hewitt. Ils ont tous les deux remporté deux grands chelems dans leur carrière, mais à chaque fois aux États-Unis. Lors de l'Happy Slam, l'ancien compagnon de Kim Clijsters est passé tout près d'une finale en 2005, mais le Russe Marat Safin s'est montré trop fort pour lui.

Barty a déjà écrit une première ligne dans les livres d'histoire de cet Open d'Australie. Elle est la première australienne depuis 42 ans à disputer la finale de la première levée du Grand Chelem. Mais le pays en veut plus. Barty doit succéder à Chris O'Neil et ouvrir un nouveau chapitre doré du tennis australien. A moins que Danielle Collins ne réussisse comme l'an dernier à Adélaïde à surprendre la native d'Ipswich dans le Queensland et obliger ainsi le public de Melbourne à encore attendre un peu pour voir un(e) compatriote soulever la Coupe.

Tous les regards australiens seront tournés vers Ashleigh Barty sce amedi. La numéro 1 mondiale affrontera l'Américaine Danielle Collins en finale de l'Open d'Australie féminin. La star du tennis de 25 ans peut-elle ramener les jours de gloire d'antan au tennis australien en l'important ?Cela semble même une évidence au vu de son parcours de cette année. Ashleigh Barty a laminé l'opposition lors de cette première levée du Grand Chelem de la saison, disputée sur ses terres. Elle n'a pas perdu un seul set et n'a concédé que 21 jeux sur son chemin vers la finale de samedi. Qui empêchera la double lauréate du grand chelem de remporter son troisième titre au total et son premier en Australie ? Il semble qu'elle ne ressente pas la pression du peuple australien. En effet, l'Australienne de 25 ans, qui a délaissé pendant un moment le tennis pour le cricket, a rendez-vous avec l'histoire samedi. Cela fait 44 ans qu'une Australienne ou un Australien n'a pas remporté le Happy Slam. Le tournoi est né à Melbourne en 1905 et jusqu'en 1968, début de l'ère de l'Open dans le tennis, les joueurs australiens étaient ceux qui remportaient la victoire finale. Mais même dans les années 1970, c'est l'Australie qui continuait à dominer le monde sur sa surface dure. Sept joueuses différentes ont atteint la finale au cours de cette décennie. Evonne Goolagong Cawley, la plus grande joueuse de tennis australienne de tous les temps avec sept grands chelems, a dominé la compétition avec sept finales et quatre victoires. La dernière victoire en finale d'une Australienne date également de cette période. En 1978, Chris O'Neil a surpris amis et adversaires en remportant le trophée alors qu'elle n'occupait que la 110e place au classement ATP. C'était un tel coup de théâtre que son nom avait même été mal écrit sur le tableau : il y avait un L de trop à la fin.Entre 1969 et 1980, une Australienne s'est retrouvée en finale chaque année, Wendy Turnbull étant la dernière. Elle a perdu contre la Tchèque Hana Mandlíková en deux sets. Depuis lors, aucun-native down under n'a atteint la finale de l'Open d'Australie. Dans les années 1990, elles n'ont même pas dépassé le quatrième tour et dans les années 2000, elles ont atteint deux fois les quarts de finale.Chez les dames, on avait retrouvé un peu d'espoir avec Samantha Stosur . Lauréate de l'US Open en 2011, elle n'a jamais su briller sur ses terres à la cause de la pression locale qu'elle estimait difficile à supporter. En pas moins de 20 participations ( !), elle n'a jamais dépassé le quatrième tour. Les hommes ne s'en sortent pas beaucoup mieux. Ils ont tout gagné jusqu'en 1968, mais leur dernière victoire finale remonte à 1976. La surprise est venue de Mark Edmondson, qui a remporté le tournoi en tant que 212e joueur mondial. Depuis lors, le tennis australien a connu plus de talents masculins que féminins. Dans les années 80, le tennis masculin australien a même connu un âge d'or. Kim Warwick a atteint la finale de l'Open d'Australie en 1980 et Pat Cash l'a imité deux fois en 1987 et 1988. Plus tard, il y a eu aussi Patrick Rafter et Lleyton Hewitt. Ils ont tous les deux remporté deux grands chelems dans leur carrière, mais à chaque fois aux États-Unis. Lors de l'Happy Slam, l'ancien compagnon de Kim Clijsters est passé tout près d'une finale en 2005, mais le Russe Marat Safin s'est montré trop fort pour lui. Barty a déjà écrit une première ligne dans les livres d'histoire de cet Open d'Australie. Elle est la première australienne depuis 42 ans à disputer la finale de la première levée du Grand Chelem. Mais le pays en veut plus. Barty doit succéder à Chris O'Neil et ouvrir un nouveau chapitre doré du tennis australien. A moins que Danielle Collins ne réussisse comme l'an dernier à Adélaïde à surprendre la native d'Ipswich dans le Queensland et obliger ainsi le public de Melbourne à encore attendre un peu pour voir un(e) compatriote soulever la Coupe.