Le létrozole figure sur la liste des substances dopantes de l'Agence mondiale antidopage (AMA) dans la section 4.1, modulateurs hormonaux et métaboliques, une catégorie qui comprend également la trimétazidine, le produit incriminé dans le contrôle positif de la Russe Kamila Valieva . Le létrozole est un inhibiteur d'oestrogènes qui est normalement prescrit pour les formes de cancer du sein liées aux hormones. Chez les hommes, on pense qu'il pourrait réduire les effets secondaires des stéroïdes anabolisants, mais aussi qu'il inhibe aussi la dégradation de la testostérone. Plus le taux de testostérone est élevé, meilleures sont la construction musculaire et la récupération d'un athlète, surtout en période d'entraînement intensif et de compétition. En 2020, la substance a été détectée dans 20 échantillons de dop...

Le létrozole figure sur la liste des substances dopantes de l'Agence mondiale antidopage (AMA) dans la section 4.1, modulateurs hormonaux et métaboliques, une catégorie qui comprend également la trimétazidine, le produit incriminé dans le contrôle positif de la Russe Kamila Valieva . Le létrozole est un inhibiteur d'oestrogènes qui est normalement prescrit pour les formes de cancer du sein liées aux hormones. Chez les hommes, on pense qu'il pourrait réduire les effets secondaires des stéroïdes anabolisants, mais aussi qu'il inhibe aussi la dégradation de la testostérone. Plus le taux de testostérone est élevé, meilleures sont la construction musculaire et la récupération d'un athlète, surtout en période d'entraînement intensif et de compétition. En 2020, la substance a été détectée dans 20 échantillons de dopage et n'est donc pas un produit inconnu de ceux qui courent après les tricheurs.Le cas le plus célèbre de contrôle au letrozole remonte à 2017, lorsque que la subtsance a été retrouvée dans les urines de Sara Errani, star du tennis âgée de 30 ans, lors d'un contrôle hors-compétition (effectué en février comme pour Aerts). L'explication qu'elle a avancé pour justifié cette présence est la suivante : sa mère Fulvia avait été opérée d'un cancer du sein en 2012. Elle a ensuite pris des pilules de Femara, dont l'un des composants est le létrozole. Sa mère gardait les pilules dans une boîte près de l'évier et donc, selon Errani, une pilule s'est accidentellement mélangée aux tortelliniw qu'elle avait préparés... Une petite quantité s'est dissoute et aurait donc fini dans le corps de l'Italienne.Pour renforcer sa défense, Errani a utilisé une expérience qu'elle avait elle-même réalisée et dans laquelle elle avait délibérément mélangé des pilules de Femara dans un tortellini. D'après un test capillaire qu'elle a commandé, on ne trouve du létrozole que chez les personnes qui prennent plusieurs pilules de Femara. Rien n'a été trouvé dans les cheveux d'Errani, ce qui, selon elle, prouve que la quantité infime présente dans son urine est le résultat d'une contamination accidentelle par les tortellinis.De plus, selon Errani, il n'a jamais été prouvé que le produit améliore les performances sportives des athlètes féminines, et le produit serait même dangereux pour une femme qui n'est pas encore ménopausée.En août 2017, l'affaire de dopage a été jugée devant le comité antidopage de la Fédération internationale de tennis. Elle a estimé que l'explication des tortellinis faisait sens et a imposé une sanction clémente de deux mois de suspension à l'encontre de l'ancienne finaliste de Roland Garros pour un test "non-négatif". Les résultats obtenus par Errani entre février et juin ont également été supprimés.Errani et l'agence antidopage italienne Nado Italia, qui réclamaient une peine de deux ans, ont ensuite fait appel auprès du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. Nado souhaitait une peine plus sévère car elle estimait le cas très proche de celui du rameur Niccolò Mornati. Le quintuple champion du monde avait été testé positif à un médicament similaire contre le cancer du sein, l'anastrozole. Il avait initialement écopé d'une suspension de quatre ans, mais celle-ci a ensuite été réduite à deux ans. Le TAS de Lausanne a accordé du crédit à l'explication des tortellinis de l'ancienne numéro cinq mondial, mais a néanmoins augmenté la durée de la peine d'Errani de deux à dix mois. Parce qu'elle avait commis "une légère erreur". Ce qui était suffisant pour justifier cette nouvelle suspension.Toon Aerts devra être capable de prouver noir sur blanc qu'il a également ingéré, sans le savoir, la quantité de létrozole trouvée dans son urine par le biais d'un complément alimentaire ou d'une denrée alimentaire éventuellement contaminée. Mais même si c'était le cas, dans de nombreux cas, la responsabilité stricte d'un athlète s'applique et il sera quand même suspendu. Bien que, comme dans le cas d'Errani, cela se limite généralement à quelques mois.