Tout sur Zinho Vanheusden

Le Standard a gâté ses supporters samedi lors de la 20e journée du championnat de Belgique de football. Vainqueur 3-1 d'Ostende, le club liégeois a grimpé à la quatrième place du classement où avec 33 points où il devance Saint-Trond (32) tenu en échec par Courtrai (0-0) et Anderlecht (31), battu à Mouscron (3-1). Moussa Djenepo (2e), Razvan Marin (12e) et Zinho Vanheusden (23e) avaient déjà clôturé le compte au repos. Ostende, qui a adouci la défaite par Indy Boonen (90e+3), occupe la 12e position (22 points).

Toujours en chantier pour devenir l'équipe dont rêve Michel Preud'homme, le Standard a commencé sa mue au sein de sa ligne arrière. Un secteur où les qualités cumulées font sans doute de Sclessin le lieu le plus concurrentiel du pays en défense centrale.

Il est parti en Italie comme on va à l'université des défenseurs. Des bancs de Serie A à la pelouse de Sclessin, Zinho Vanheusden a appris le métier avec une maturité hors du commun. Le futur patron de la défense nationale, c'est lui.

Comme il est difficile de rallier l'équipe première, l'EURO - et le billet pour les Jeux Olympiques qui l'accompagne - est très important pour les espoirs.

À cours d'inspiration, le Standard a calé face aux promus du Cercle Bruges après avoir déjà bafouillé à Waasland-Beveren. Explications d'un début de saison plutôt mitigé.

Chaque été, de jeunes footballeurs belges émigrent, comme Koni De Winter (16 ans), de Zulte Waregem à la Juventus et Eliot Matazo (16 ans) d'Anderlecht à l'AS Monaco. Les jeunes qui n'ont pas encore signé de contrat pro constituent un marché. Coup d'oeil dans un monde spécial.

Dans un championnat, le même été, plusieurs joueurs, tous déjà passés par-là, cherchent à rentrer chez eux. Eux, ce sont les revenants. Grands agitateurs du mercato estival, ils n'aspirent bien souvent qu'à une chose : reculer pour mieux sauter. Analyse d'un phénomène, entre esprit de revanche et dernière chance.

En quelques semaines, les guerrilleros de Sa Pinto ont fait place à un commando discipliné, prêt à écouter les ordres de mission du général Preud'homme. Résultat d'un été militarisé..

Le Standard a failli être champion. Wilfried Van Moer, l'ancien meneur des Rouches, a vécu une saison fantastique dans les tribunes. " L'équipe a été si bonne en PO1 qu'on aurait presque oublié à quel point elle avait été mauvaise avant. "

La direction du Standard a déjà démarré les grands travaux en vue de la saison prochaine. Quelles sont les certitudes et doutes ? Petit tour du propriétaire étage par étage.

La direction du Standard a déjà démarré les grands travaux en vue de la saison prochaine. Quelles sont les certitudes et doutes ? Petit tour du propriétaire étage par étage.

Il n'y a pas un seul joueur flamand dans le noyau du standard. Une primeur depuis 61 ans. Simple hasard ou effets d'une politique réfléchie ?