Tout sur Yves Kieffer

S'entraîner d'arrache-pied pendant des mois pour exécuter à la perfection chaque mouvement avec sang-froid, pendant une quarantaine de secondes, à un grand rendez-vous: c'est l'exploit que Nina Derwael (21 ans) a réalisé de multiples fois, de même qu'à Tokyo. Grâce à une résistance exceptionnelle au stress, innée mais aussi acquise. Depuis le début de sa carrière, elle réfléchit, planifie, s'entraîne.

S'entraîner une année entière pour réaliser un sans-faute lors d'un exercice de moins d'une minute durant une compétition officielle: telle est la vie de Nina Derwael (21 ans), qui veut réaliser la prestation de sa vie à Tokyo. Que peut-il bien se passer dans la tête de la double championne du monde? Portrait, basé sur quatre traits de caractère.

Nina Derwael avec une breloque en or dans deux ans à Tokyo, la Belgique en rêve, ses entraîneurs y travaillent. Emmenée par Marjorie Heuls et Yves Kieffer, plus beau palmarès de la gym française, la jeune Trudonnaire, compte sur ces deux sculpteurs de talents pour l'emmener vers les sommets.

Fin avril, elle est devenue la première Belge championne d'Europe de gymnastique aux barres asymétriques. Nina Derwael (17 ans) vise une nouvelle médaille au Mondial de Montréal, la semaine prochaine. Et pourquoi pas l'or ? Découverte d'une adolescente déjà très mûre.

Elle est devenue, à 16 ans à peine, la meilleure gymnaste belge de l'histoire aux Jeux Olympiques. Jeudi en fin d'après-midi, Nina Derwael a pris la 19e place du concours général individuel (All-around) qui réunissait les 24 meilleures sur les quatre agrès à l'issue des qualifications.

En décrochant sa place pour les Jeux le 17 avril lors du Test-Event organisé à Rio, l'équipe féminine de gymnastique artistique belge est déjà entrée dans l'histoire du sport belge. Jamais avant elle, la Belgique n'avait été présente en équipe dans ce 3e sport en importance des JO dont la popularité remonte à 40 ans et l'éclosion de la petite fée roumaine Nadia Comaneci.