Tout sur Steven Martens

" On m'appelle le médiateur ". Un habile communicant dont l'importance au sein du football belge a grandi de façon exponentielle ces deux dernières années. Rencontre, à Moscou, avec celui qui est devenu bien plus que le patron du Sporting Charleroi.

Malgré la perte du brassard, les affaires extra-sportives qui ont secoué l'unité nationale et des blessures à répétition, Vincent Kompany est toujours le vrai patron du vestiaire des Diables.

L'Union Belge, c'est comme un jeu de PlayStation. On s'amuse à tirer sur tout et tout le monde. Les patrons, les blessés, les ambulances, les commissions, les règlements.

Steven Martens, le CEO de l'Union belge, démissionne. "Martens savait qu'il n'avait aucune chance", explique Jacques Sys, le rédacteur en chef de Sport/Foot Magazine. "Sans appui des grands clubs, il est impossible de survivre dans un climat de critiques toujours plus virulentes".

Steven Martens, après "de longues et mûres réflexions", a décidé lundi de remettre son mandat de CEO de l'Union Belge de football, ainsi qu'il l'a expliqué dans une communication. De son côté l'URBSFA, "comprend sa situation et sa décision personnelle". Il est donc mis fin de commun accord à la collaboration entre les deux parties.

La semaine dernière, le journal De Morgen demandait à Steven Martens s'il pouvait encore fonctionner dans les circonstances actuelles. Après les révélations au sujet de la (mauvaise) gestion financière de l'Union belge de football, il avait tenté de sauver la face pendant des jours, disant que personne ne voulait sa peau mais se demandant tout de même ce qu'il devait faire à l'avenir.

"Des fautes ont été commises mais elles sont légères comparé à tout le positif." C'est ainsi que François De Keersmaecker, le président de l'UB, a résumé la conclusion du conseil d'administration, après des heures de réunion sur la gestion du CEO Steven Martens.

L'Union belge a confirmé la tenue d'une réunion interne ce mardi à 14h00 avec le président François De Keersmaecker, mais n'a ni confirmé ni infirmé qu'il s'agissait d'une réunion d'urgence, comme l'ont annoncé la Dernière Heure les Sports et Het Nieuwsblad.

L'Union belge a perdu la vague de sympathie qui lui collait à la peau. Les bourdes de dimension se sont multipliées: camping insalubre au Brésil, retour foireux des Diables Rouges, facture de 300.000 euros "oubliée", simili-maillot d'Adidas, etc.

Le principe de la Ligue des nations, nouvelle compétition qui va concerner les sélections européennes et remplacer la plupart de leurs amicaux, a été adopté à l'unanimité lors d'un vote ce jeudi au Congrès de l'UEFA (Union européenne de football) à Astana, Kazakhstan.

L'Union Belge a plaidé lundi par la voix de son CEO Steven Martens, en faveur de la création d'un fonds d'investissement pour les stades à disposition de ses clubs candidats bâtisseurs, au cours d'un colloque dont les "nouveaux stades" belges étaient précisément le thème de base.

La déclaration d'intention pour la construction du nouveau stade national a été signée mercredi par les trois gouvernements (bruxellois, fédéral et flamand) et on se dirige vers un stade avec piste d'athlétisme, tribunes et toit rétractables

La semaine dernière, un reportage de l'émission Panorama, sur la VRT, dénonçait la pratique de l'argent noir au sein du football belge. Cette semaine, c'est au tour de Sport/Foot Magazine de révéler les résultats d'une vaste enquête auprès de joueurs actifs aussi bien dans les séries provinciales que nationales. Leurs réponses sont quelquefois édifiantes.