Tout sur Sepp Blatter

En 2016, la FIFA est à l'agonie lorsque le Suisse Gianni Infantino en prend la présidence. Sorti de nulle part, ce dernier promet alors de faire le ménage après des décennies de corruption, de rancoeurs et d'égoïsme. Cinq ans plus tard, le Monsieur Propre de la FIFA semble pourtant maîtriser la politique de son prédécesseur. "C'est culturel. Le véritable progrès ne peut venir que de l'extérieur."

La Fifa a annoncé mardi avoir déposé une plainte en Suisse contre la gestion par l'ancien patron du football mondial Sepp Blatter de son projet de musée, qui avait fermé moins d'un an après son ouverture en 2016.

A un an d'un congrès où il jouera sa réélection, Gianni Infantino va vivre en Russie son premier Mondial comme président de la Fifa, instance qu'il a engagée sur la voie des réformes mais où, pour beaucoup, il a du mal à convaincre.

Michel Platini, qui était co-président du Comité français d'organisation (CFO) de la Coupe du monde 1998, est revenu sur la "petite magouille" qui a permis à la France et au Brésil de ne pas se rencontrer avant la finale du tournoi, dans un entretien à Stade Bleu.

Sepp Blatter s'impatiente... Sous le coup d'une procédure pénale depuis 2015 pour "gestion déloyale" dont l'affaire du paiement controversé de 1,8 MEUR à Michel Platini, l'ex-président de la Fifa aimerait bien que cela "se finisse", a-t-il expliqué jeudi.

Certes, c'est un audit commandé par Gianni Infantino après son élection à la présidence de la Fifa, flatteur pour son bilan. Mais ce document dont l'AFP a eu une copie met en lumière les dysfonctionnements de l'ère Sepp Blatter/Jérôme Valcke, ex-N.1 et N.2 déchus, entre abus de jets privés et remboursements infondés.

Le procès de la corruption à la Fifa entre dans le vif du sujet ce lundi à New York avec les plaidoiries des avocats des deux parties, deux ans et demi après l'arrestation spectaculaire de responsables du football mondial à Zurich.

La "nouvelle FIFA" est une "démocratie, pas une dictature", a assuré jeudi Gianni Infantino, en ouverture du 67e Congrès de l'instance à Bahreïn alors que le non-renouvellement des chefs de la commission d'éthique a suscité de nombreuses critiques.