Tout sur Nicolas Penneteau

Avant de souffler quelques jours puis de passer en mode EURO, Mehdi Bayat s'apprête à dire au revoir à ses joueurs avant de finaliser le dossier du futur coach. Chronique d'un printemps agité, prémices d'un été suffoquant.

Lancé dans le grand bain de la Pro League début décembre, il devait être la solution aux maux défensifs carolos et l'homme censé pousser Nicolas Penneteau vers la sortie. C'était avant de se prendre les pieds dans le tapis, puis de recevoir une nouvelle chance, presque faute de mieux. Portrait d'une roue de secours qui rêve de devenir un peu plus qu'un plan B.

Le Standard s'est imposé 3 buts à 2 contre Charleroi dans un choc wallon riche en rebondissements et intense jusqu'au bout, dimanche, lors de la 21e journée de la Jupiler Pro League. Ce quatrième succès de rang permet aux Liégeois de rejoindre l'Antwerp à la troisième place, alors que Charleroi subit un cinquième revers consécutif.

Charleroi a remporté in extremis le duel des Sporting face à Anderlecht 1-0 vendredi dans le match d'ouverture de la 17e journée du championnat de Belgique. Le but dans les arrêts de jeu d'Ali Gholizadeh (90e+3) permet aux Zèbres de se hisser en deuxième position avec 33 points, trois de moins que le Club Bruges. Anderlecht (29 points) est 5e.

Battu à Eupen et face à Waasland-Beveren, Charleroi n'est plus en tête de l'élite aux points perdus pour la première fois de la saison. Et dit tout doucement adieu à un début de saison qui avait démarré à la manière d'un blockbuster, que certains rêvaient de voir devenir un film culte. Avant de déchanter, déjà?

Étouffées, malmenées et toujours battues, les victimes du début de saison canon des Carolos racontent avec empathie comment elles se sont pris d'admiration pour leurs bourreaux. Et comment une équipe dont on répète souvent qu'elle n'est pas intrinsèquement plus forte que la concurrence est devenue la terreur du moment.

Dans un football qui veut aller de plus en plus vite, la Belgique est une ligne droite.

Avant de trôner fièrement en tête du classement, Carolos et Liégeois ont mangé leur pain noir. Multiplié les coups bas et dégusté, par presse interposée, des saillies bien senties. Parce qu'en Wallonie, savonner la planche adverse a longtemps été un sport national. Mais ça, c'était avant. Avant que Bruno Venanzi et Mehdi Bayat s'acoquinent et que Zèbres et Rouches se trouvent des intérêts communs. Plongée dans une vieille rivalité aux faux airs de compagnonnage.