Tout sur Mathieu van der Poel

Wout van Aert (Jumbo-Visma) a dominé de la tête et des épaules ce 17e Tour de Grande-Bretagne (2.Pro). Le Belge a remporté dimanche la 8e et dernière étape ainsi que le classement final. Après 173km entre Stonehaven et Aberdeen, 'WVA' a réglé le sprint massif, signant son 4e succès en huit jours.

Le vainqueur des Strade Bianche, qui a remporté une étape au Tour de France et porté le maillot jaune pendant 6 jours souffre toujours du dos depuis sa chute dans l'épreuve de VTT des JO de Tokyo. Il est déjà forfait pour le Tour du Bénélux qui commence ce lundi. Son équipe espère le récupérer pour les Mondiaux et Paris-Roubaix mais y sera-t-il à 100 % ?

Samedi, Wout van Aert (26 ans) a décroché la médaille d'argent dans la course en ligne, mais n'a pas pu en passer une seconde à son cou mercredi sur le contre-la-montre. Malgré cette petite déception, le citoyen d'Herentals aura marqué le début d'été cycliste de son empreinte. On revient sur l'histoire d'un coureur qui a appris à repousser ses limites physiques et mentales.

Le vainqueur de la Flèche Brabançonne sur route, médaillé de bronze aux championnats du monde de cyclo-cross montre à quel point il est tout-terrain en dominant, sur le circuit de Tokyo, les Suisses Flückiger (2e) et Schurter (4e). L'autre favori de la course, Mathieu Van Der Poel a été contraint à l'abandon après une grosse chute dans le premier tour.

Pensant pouvoir s'appuyer sur une planche présente lors de la reconnaissance du parcours, il a été surpris par l'absence de celle-ci et a manqué sa réception. Après avoir été retardé, il a tenté de continuer avant d'abandonner.

Derrière les cinq étapes, nos compatriotes ont fait tomber pas mal de vieilles références lors des trois semaines écoulées. Retour en chiffres inédits, entre un Wout puissance 100 et des doublés sur sprint massif.

En s'imposant lors de l'étape passant par le Mont Ventoux, le champion de Belgique a encore montré l'étendu de sa palette de coureur. Mais jusqu'où peut-il aller ?

S'il existait un maillot jaune pour les journalistes spécialisés en cyclisme, Robert Janssens l'aurait souvent enfilé. L'Anversois a déjà suivi la course la plus importante du monde à 38 reprises. "Le Tour a énormément changé, mais il a conservé son âme."

Le Tour de France retourne à Tignes, dimanche, dans l'étape-reine des Alpes, deux ans après une arrivée manquée à cause de coulées de boue dans la descente de l'Iseran. Cette 9e étape, longue de 144,9 kilomètres avec un départ à Cluses, comporte 51,2 kilomètres de montées répartis sur cinq ascensions classées, dont une hors catégorie (col du Pré).

Le coureur slovène a assommé ses adversaires lors des deux étapes alpestres. Les images de ses ascensions sur le grand plateau dans les cols de Romme et de la Colombière sous les regards interloqués des concurrents qu'il dépassait ont forcément marqué les esprits et semé le doute sur les performances d'un coureur dans une épreuve à l'héritage pas toujours reluisant. Tentative d'autopsie.

C'est une Slovénie à plusieurs visages qu'on aura vu sur ce Tour de France. Celui triomphant du champion de Slovénie Matej Mohoric, vainqueur de l'étape au bout d'un numéro époustouflant, celui grimacant de Tadej Pogacar, mis en difficulté par l'échappée du jour et celui à l'agonie de Primoz Roglic, qui doit définitivement renoncer à ses rêves d'une tunique jaune toujours solidement accrochée sur les épaules d'un Mathieu van der Poel qui aura fait le spectacle avec Wout Van Aert.

Mark Cavendish est en pélerinage dans les villes qui ont forgé sa légende sur le Tour. Après une deuxième victoire à Fougères, mardi, c'est à Châteauroux qu'il a levé les bras pour la troisième fois sur la Grande Boucle, ce qui le rapproche à deux bouquets d'étape d'un coureur belge dont il préfère taire le nom. Le retour au premier plan du sprinteur britannique, pourtant au crépuscule de sa carrière, épate ses camarades du peloton.

Intouchable Tadej Pogacar. Le Slovène a battu les spécialistes que sont Stefan Kung et Wout Van Aert dans un contre-la-montre pourtant réservé aux spécialistes. Mathieu van der Poel dont ce n'est pas l'exercice de prédilection s'est surpassé pour conserver sa précieuse tunique de leader pour 8 secondes. Mais jusque quand vu que Pogacar semble déjà prendre l'option finale pour la victoire finale à Paris.