Tout sur Iran

Cinq jours, trois potes, une Coupe du Monde. La mission paraissait simple. Pourtant, s'ils ont bien posé le pied sur le sol russe, Alex, Hugo et Nico, trois supporters des Diables, n'ont finalement vu aucun match, faute de tickets. Et que fait-on dans ces cas-là ? On improvise.

Pas brillant mais qualifié: le Portugal de Cristiano Ronaldo affrontera l'Uruguay, 1er du groupe A, en huitièmes de finale du Mondial-2018, après son match nul concédé sur un penalty à la dernière minute (1-1) contre l'Iran, éliminé la tête haute lundi à Saransk.

Les deux salles de sport n'ont que quelques rues d'écart, mais plusieurs siècles les séparent. L'une est ancrée dans la tradition, l'autre ultramoderne, à l'image d'une société iranienne tiraillée entre son attachement aux rites anciens et les influences extérieures.

Foulard rose discret, sagement calée au fond de son siège sur les gradins du stade de Kaboul, Shiba Rahimi lâche soudain un sifflet strident entre ses deux doigts pour encourager les footballeurs sur la pelouse. Comme des dizaines de filles et de femmes assises autour d'elle.

Il a suscité des doutes à Charleroi et des critiques en Iran. Mais deux mois après son arrivée en Belgique, Kaveh Rezaei fait déjà parler de lui. Découverte.