Tout sur Corée du Nord

Les deux Corées s'affrontent mardi sur la route de la Coupe du Monde 2022 de football lors d'un choc historique. Mais ce match exceptionnel à Pyongyang entre deux nations techniquement toujours en guerre se déroule à l'abri de presque tous les regards étrangers.

"Dans 10 ans nous serons réunies", lance pleine d'espoir Lee Tae-hwan, une Sud-Coréenne dans les travées de la patinoire olympique de Gangneung samedi. Le match de hockey des deux Corées réunies face à la Suisse, a fait naître de fols espoirs pour certains. Pas forcément pour d'autres.

La Corée du Nord s'est déclarée prête mardi à envoyer des athlètes et une délégation de haut rang aux prochains jeux Olympiques en Corée du Sud, lors d'un exceptionnel face-à-face après les tensions provoquées par les ambitions nucléaires de Pyongyang.

Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach espère se rendre en Corée du Nord, peut-être même avant la fin du mois, pour discuter de la participation des athlètes nord-coréens aux prochains Jeux Olympiques d'hiver, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Les organisateurs sud-coréens des prochains Jeux Olympiques d'hiver auraient préféré que les athlètes russes concourent sous leurs propres couleurs, mais accepteront néanmoins de les accueillir sous drapeau olympique, après la suspension de la Russie pour dopage annoncée mardi par le Comité International Olympique.

La position du Comité international olympique "reste inchangée" après le nouveau tir de missile de la Corée du Nord et "il n'y a pas de plan B" à cinq mois des jeux Olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud, a rappelé jeudi le CIO.

Le Comité d'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2018, prévus à Pyeongchang en Corée du Sud, à 80 km de la frontière avec la Corée du Nord, n'a "pas de plan B", a confirmé lundi son président, alors que la tension est vive dans la péninsule après les essais nucléaires nord-coréens.

La Malaisie a interdit à l'équipe nationale de football de disputer un match de qualification pour la Coupe d'Asie des nations à Pyongyang, en raison de menaces sur la sécurité après l'expulsion de l'ambassadeur de Corée du Nord, ont indiqué lundi des responsables.