Tout sur Bruno Venanzi

Entre un milieu de terrain et une attaque surpeuplés et des couloirs qui résonnent faute d'occupants, le noyau du Standard est déséquilibré. À Philippe Montanier de sortir la boîte à outils pour le faire tenir debout.

Habituel théâtre du sprint final de la saison, le bout du printemps s'est finalement animé en coulisses. Dans l'ombre des négociations, les luttes d'influence ont dominé le jeu, devenu plus politique que sportif. Bienvenue dans les salons du Royaume des Sept Couronnes.

Le numéro 10 des Rouches a enfin reçu du temps de jeu à Louvain, après quatre matches passés intégralement sur le banc. Et a ravivé les braises sur son statut et son futur.

Avant de trôner fièrement en tête du classement, Carolos et Liégeois ont mangé leur pain noir. Multiplié les coups bas et dégusté, par presse interposée, des saillies bien senties. Parce qu'en Wallonie, savonner la planche adverse a longtemps été un sport national. Mais ça, c'était avant. Avant que Bruno Venanzi et Mehdi Bayat s'acoquinent et que Zèbres et Rouches se trouvent des intérêts communs. Plongée dans une vieille rivalité aux faux airs de compagnonnage.

Plus installé que jamais entre les mains les plus influentes de Liège, le Standard s'agite en coulisses au bout d'un été plus paisible sur les prés que dans les bureaux. Parcours croisés des nouveaux princes de la ville.

Le Standard devra encore attendre avant d'entamer les travaux de son nouveau stade. En effet, le fonctionnaire-délégué du Service Public Wallon du Territoire n'a pas autorisé le permis intégré remis par le club, a rapporté mercredi La Dernière Heure.

Le Standard est passé mardi soir devant la Cour belge d'arbitrage pour le sport (CBAS) pour plaider sa cause dans le dossier des licences. La séance, en visioconférence, n'a duré qu'une dizaine de minutes, ce qui laisse présager une issue favorable pour les Rouches. La CBAS fera connaître sa décision dans les prochains jours, au plus tard dimanche.

Marouane Fellaini va aider le Standard financièrement en prêtant trois millions d'euros à son ancien club. L'information, dévoilée jeudi par plusieurs journaux, a été confirmée à bonne source à l'agence Belga. Ce prêt n'est pas un investissement dans Immobilière du Standard de Liège, mais d'un prêt qui porte sur trois ans.

L'avocat de l'ancien Diable rouge a démenti son implication dans l'Immobilière qui doit racheter le stade de Sclessin et soulager les finances rouches.

Présider le Standard est loin d'être une mission tranquille. Bruno Venanzi l'a appris à ses dépens, au cours d'un parcours qui atteint presque son cinquième anniversaire. Entre course financière, agents influents et principes tombés aux oubliettes, le gâteau pourrait avoir un arrière-goût amer.

Malgré une saison délicate, le défenseur des Rouches reste l'incarnation la plus probable du futur défensif des Diables. Histoire d'un tempérament taillé pour l'Enfer.