La note générale qui dominait était l'indignation face à la décision annoncée lundi par le Tribunal arbitral du sport (TAS). "Le TAS perd la raison", titrait le journal sportif Marca, estimant dans un éditorial au ton outré que le champion était victime d'une "injustice scandaleuse".

"El Mundo", lui, est à peine plus modéré: "Une sentence sans queue ni tête, une sanction disproportionnée", explique le journal généraliste.

"La sanction mérite de rentrer dans une anthologie de l'absurdité. (...) La sentence du TAS porte atteinte à des aspects aussi élémentaires que la présomption d'innocence et, évidemment, réduit à néant toute la crédibilité de ceux qui auraient la responsabilité de se battre pour un sport propre", écrit notamment Marca, oubliant au passage que le règlement du Code mondial antidopage stipule qu'en cas de dopage, il revient au sportif de prouver son innocence.

"Contador a mangé sa preuve"

Dans ce concert d'indignation contre les juges du TAS et de soutien à Contador, d'autres journaux font cependant entendre une autre voix.

Comme le quotidien sportif AS, qui, dans un éditorial intitulé "Contador a mangé sa preuve", se range à la décision du TAS. "Cela nous chagrine, mais c'est ainsi. Contador avait bien du clenbutérol dans son organisme et cela doit être sanctionné. Ce que le coureur soutient (que le clenbutérol est arrivé dans son organisme via un steak contaminé), il ne peut le démontrer, parce que si cette preuve a existé, il l'a mangée. Dura lex, sed lex".

"El Pais", lui, tout en acceptant la décision du TAS, déplore la cacophonie en matière de loi antidopage étalée au grand jour par cette affaire. "Le cas Contador montre une sensation de chaos et d'arbitraire qui bat en brèche la moindre prétention de sérieux. A partir des mêmes faits, un organisme choisit l'acquittement (la fédération espagnole) là où un autre sanctionne avec la plus grande sévérité", regrette le journal.

Avant de conclure: "la sanction et les réactions qui y font suite démontrent qu'en Espagne, il y a encore un jugement plus tolérant sur le dopage qu'à l'étranger".

Sportfootmagazine.be, avec Belga

La note générale qui dominait était l'indignation face à la décision annoncée lundi par le Tribunal arbitral du sport (TAS). "Le TAS perd la raison", titrait le journal sportif Marca, estimant dans un éditorial au ton outré que le champion était victime d'une "injustice scandaleuse". "El Mundo", lui, est à peine plus modéré: "Une sentence sans queue ni tête, une sanction disproportionnée", explique le journal généraliste. "La sanction mérite de rentrer dans une anthologie de l'absurdité. (...) La sentence du TAS porte atteinte à des aspects aussi élémentaires que la présomption d'innocence et, évidemment, réduit à néant toute la crédibilité de ceux qui auraient la responsabilité de se battre pour un sport propre", écrit notamment Marca, oubliant au passage que le règlement du Code mondial antidopage stipule qu'en cas de dopage, il revient au sportif de prouver son innocence. "Contador a mangé sa preuve" Dans ce concert d'indignation contre les juges du TAS et de soutien à Contador, d'autres journaux font cependant entendre une autre voix. Comme le quotidien sportif AS, qui, dans un éditorial intitulé "Contador a mangé sa preuve", se range à la décision du TAS. "Cela nous chagrine, mais c'est ainsi. Contador avait bien du clenbutérol dans son organisme et cela doit être sanctionné. Ce que le coureur soutient (que le clenbutérol est arrivé dans son organisme via un steak contaminé), il ne peut le démontrer, parce que si cette preuve a existé, il l'a mangée. Dura lex, sed lex". "El Pais", lui, tout en acceptant la décision du TAS, déplore la cacophonie en matière de loi antidopage étalée au grand jour par cette affaire. "Le cas Contador montre une sensation de chaos et d'arbitraire qui bat en brèche la moindre prétention de sérieux. A partir des mêmes faits, un organisme choisit l'acquittement (la fédération espagnole) là où un autre sanctionne avec la plus grande sévérité", regrette le journal. Avant de conclure: "la sanction et les réactions qui y font suite démontrent qu'en Espagne, il y a encore un jugement plus tolérant sur le dopage qu'à l'étranger". Sportfootmagazine.be, avec Belga