Eddy Merckx : "Dégoûté pour le cyclisme"

"C'est une nouvelle fois le cyclisme qui trinque. Je suis dégoûté. C'est une punition excessive. C'est mauvais pour tout le monde. Pour la réputation du cyclisme. Pour les sponsors", a regretté Eddy Merckx. "C'est comme si quelqu'un voulait tuer le cyclisme. Ils ont mis deux ans pour prendre cette sanction. C'est ça qui ne va pas", a ajouté Merckx.

"Je ne suis pas un expert, ni médecin. Mais j'attends vraiment les explications de ces experts. Il n'y a qu'en cyclisme que l'on cherche à détecter des quantités infinitésimales (de produits interdits, ndlr), des 0,000000.... J'aimerais que l'on fasse la même chose dans les autres sports", s'est encore plaint Merckx qui organise en ce moment le Tour du Qatar.

"S'il y avait eu des éléments probants clairs pour prouver le dopage de Contador, il aurait été suspendu de suite. On n'aurait pas attendu deux ans", a encore dit l'ancien quintuple vainqueur du Tour. "L'an passé, Contador a gagné le Giro en ayant subi des contrôles tous les jours. Et on n'a rien trouvé", a conclu Merckx.

Andy Schleck : "Absolument aucune raison d'être heureux"


Andy Schleck, le coureur luxembourgeois de l'équipe RadioShack Nissan Trek à qui profite le déclassement de Contador pour le Tour de France 2010, a réagi avec surprise à la décision du TAS. "Il n'y a absolument aucune raison d'être heureux", a-t-il déclaré. "D'abord, je trouve cela pénible pour Alberto. J'ai toujours cru en son innocence. C'est aussi une triste histoire pour le cyclisme. La seule chose positive, c'est qu'après 566 jours d'incertitude on a un verdict. On peut enfin aller de l'avant. A lire le dossier de plus de 4.000 pages, je suis persuadé que le TAS a pris en considération tous les éléments en sa possession. Devenir le nouveau vainqueur du Tour 2010 ne me rend pas plus heureux. Je me suis battu contre Contador et j'ai perdu. Mon objectif reste de remporter le Tour sur le vélo et montrer que je suis le meilleur, pas devant un tribunal. Si j'y réussis cette année, j'estimerai qu'il s'agira de ma première victoire sur le Tour."

Thor Hushovd : "Un signal fort"

Le Norvégien Thor Hushovd (BMC) estime qu'attendre un verdict deux ans, n'est pas bon. Sinon, la décision d'aujourd'hui est un signal fort. Nous travaillons tellement fort pour supprimer le dopage du cyclisme et là ce jugement montre que ce n'est pas une plaisanterie."

Pat McQuaid (UCI) : "Une journée triste pour notre sport"

"C'est une journée triste pour notre sport", a estimé Pat McQuaid le président de l'Union cycliste internationale (UCI) dans un communiqué. "Certains pourraient penser que l'on a gagné mais ce n'est pas du tout vrai. Il n'y a jamais de vainqueur lorsqu'on parle de dopage : chaque cas, indépendamment de ses caractéristiques, est toujours un cas de trop."

"En rejetant les arguments de la défense concernant notamment la consommation de viande contaminée qui aurait été à l'origine de la présence de clenbutérol dans les urines d'Alberto Contador, le jugement rendu aujourd'hui confirme donc la position de l'UCI", a estimé dans un communiqué la fédération internationale en ajoutant accueillir "la nouvelle comme l'aboutissement d'une longue affaire, extrêmement douloureuse pour le cyclisme". L'UCI et l'AMA (Agence mondiale antidopage) avaient interjeté appel de l'acquittement de Contador en première instance par la fédération espagnole, le 15 février 2011, à la suite de son contrôle antidopage positif au Tour de France 2010.

John Lelangue : "Ça ne change rien pour BMC"


John Lelangue, directeur sportif de l'équipe BMC de Philippe Gilbert et de Cadel Evans, le vainqueur du dernier Tour de France, a estimé que la décision du TAS "ne change rien pour BMC. Je n'ai pas de commentaire particulier à faire. Cette suspension ne change rien pour moi".

"Je ne fais pas le Tour pour faire perdre Contador mais pour faire gagner Cadel. Je ne m'occupe pas des autres", a insisté Lelangue. "Comme le disait jadis Jean-Marie Leblanc (l'ancien directeur du Tour de France, ndlr), je suis un légaliste. Je fais confiance aux institutions".

Patrick Lefevere : "Pourquoi pas de décision plus rapide ?"

Patrick Lefevere, le manager de l'équipe Omega Pharma-Quick.Step, partage l'avis de beaucoup d'observateurs qui estiment que le verdict dans l'affaire Contador a été rendu beaucoup trop tard. "Est-ce que le public peut encore savoir de quoi il s'agit lorsqu'on leur parle de 'l'affaire Alberto Contador ? Cela fait déjà tellement longtemps qu'on est occupé avec ce dossier. Pourquoi ne peut-il y avoir une décision plus rapide ? Est ce que les managers d'équipe peuvent y changer quelque chose ? Ce sera en tous cas sans moi. Je me suis déjà assez battu à ce sujet dans le passé", a-t-il déclaré. "Pour Alberto Contador aussi cela doit être inhumain d'apprendre la sentence seulement maintenant. Il a été contraint de vivre avec ce stress durant tout le déroulement de cette affaire".

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Eddy Merckx : "Dégoûté pour le cyclisme" "C'est une nouvelle fois le cyclisme qui trinque. Je suis dégoûté. C'est une punition excessive. C'est mauvais pour tout le monde. Pour la réputation du cyclisme. Pour les sponsors", a regretté Eddy Merckx. "C'est comme si quelqu'un voulait tuer le cyclisme. Ils ont mis deux ans pour prendre cette sanction. C'est ça qui ne va pas", a ajouté Merckx. "Je ne suis pas un expert, ni médecin. Mais j'attends vraiment les explications de ces experts. Il n'y a qu'en cyclisme que l'on cherche à détecter des quantités infinitésimales (de produits interdits, ndlr), des 0,000000.... J'aimerais que l'on fasse la même chose dans les autres sports", s'est encore plaint Merckx qui organise en ce moment le Tour du Qatar. "S'il y avait eu des éléments probants clairs pour prouver le dopage de Contador, il aurait été suspendu de suite. On n'aurait pas attendu deux ans", a encore dit l'ancien quintuple vainqueur du Tour. "L'an passé, Contador a gagné le Giro en ayant subi des contrôles tous les jours. Et on n'a rien trouvé", a conclu Merckx. Andy Schleck : "Absolument aucune raison d'être heureux" Andy Schleck, le coureur luxembourgeois de l'équipe RadioShack Nissan Trek à qui profite le déclassement de Contador pour le Tour de France 2010, a réagi avec surprise à la décision du TAS. "Il n'y a absolument aucune raison d'être heureux", a-t-il déclaré. "D'abord, je trouve cela pénible pour Alberto. J'ai toujours cru en son innocence. C'est aussi une triste histoire pour le cyclisme. La seule chose positive, c'est qu'après 566 jours d'incertitude on a un verdict. On peut enfin aller de l'avant. A lire le dossier de plus de 4.000 pages, je suis persuadé que le TAS a pris en considération tous les éléments en sa possession. Devenir le nouveau vainqueur du Tour 2010 ne me rend pas plus heureux. Je me suis battu contre Contador et j'ai perdu. Mon objectif reste de remporter le Tour sur le vélo et montrer que je suis le meilleur, pas devant un tribunal. Si j'y réussis cette année, j'estimerai qu'il s'agira de ma première victoire sur le Tour." Thor Hushovd : "Un signal fort" Le Norvégien Thor Hushovd (BMC) estime qu'attendre un verdict deux ans, n'est pas bon. Sinon, la décision d'aujourd'hui est un signal fort. Nous travaillons tellement fort pour supprimer le dopage du cyclisme et là ce jugement montre que ce n'est pas une plaisanterie." Pat McQuaid (UCI) : "Une journée triste pour notre sport" "C'est une journée triste pour notre sport", a estimé Pat McQuaid le président de l'Union cycliste internationale (UCI) dans un communiqué. "Certains pourraient penser que l'on a gagné mais ce n'est pas du tout vrai. Il n'y a jamais de vainqueur lorsqu'on parle de dopage : chaque cas, indépendamment de ses caractéristiques, est toujours un cas de trop." "En rejetant les arguments de la défense concernant notamment la consommation de viande contaminée qui aurait été à l'origine de la présence de clenbutérol dans les urines d'Alberto Contador, le jugement rendu aujourd'hui confirme donc la position de l'UCI", a estimé dans un communiqué la fédération internationale en ajoutant accueillir "la nouvelle comme l'aboutissement d'une longue affaire, extrêmement douloureuse pour le cyclisme". L'UCI et l'AMA (Agence mondiale antidopage) avaient interjeté appel de l'acquittement de Contador en première instance par la fédération espagnole, le 15 février 2011, à la suite de son contrôle antidopage positif au Tour de France 2010. John Lelangue : "Ça ne change rien pour BMC" John Lelangue, directeur sportif de l'équipe BMC de Philippe Gilbert et de Cadel Evans, le vainqueur du dernier Tour de France, a estimé que la décision du TAS "ne change rien pour BMC. Je n'ai pas de commentaire particulier à faire. Cette suspension ne change rien pour moi". "Je ne fais pas le Tour pour faire perdre Contador mais pour faire gagner Cadel. Je ne m'occupe pas des autres", a insisté Lelangue. "Comme le disait jadis Jean-Marie Leblanc (l'ancien directeur du Tour de France, ndlr), je suis un légaliste. Je fais confiance aux institutions". Patrick Lefevere : "Pourquoi pas de décision plus rapide ?" Patrick Lefevere, le manager de l'équipe Omega Pharma-Quick.Step, partage l'avis de beaucoup d'observateurs qui estiment que le verdict dans l'affaire Contador a été rendu beaucoup trop tard. "Est-ce que le public peut encore savoir de quoi il s'agit lorsqu'on leur parle de 'l'affaire Alberto Contador ? Cela fait déjà tellement longtemps qu'on est occupé avec ce dossier. Pourquoi ne peut-il y avoir une décision plus rapide ? Est ce que les managers d'équipe peuvent y changer quelque chose ? Ce sera en tous cas sans moi. Je me suis déjà assez battu à ce sujet dans le passé", a-t-il déclaré. "Pour Alberto Contador aussi cela doit être inhumain d'apprendre la sentence seulement maintenant. Il a été contraint de vivre avec ce stress durant tout le déroulement de cette affaire".Sportfootmagazine.be, avec Belga