Anderlecht, vainqueur 1-2 en Turquie, reçoit ce soir au Parc Astrid Bursaspor, en match de barrages retour de l'Europa League. Les Mauves ont glané away un avantage certain. Ils espèrent le confirmer ce soir et ainsi éviter une énième désillusion en Coupes d'Europe.

Pour se qualifier, les Bruxellois pourront compter sur l'homme en forme de ce début de saison : Matias Suarez. Epoustouflant durant ce mois d'août, l'Argentin explose littéralement.

A l'aller, à Bursa, il n'aura manqué pour lui que la cerise sur le gâteau d'un match somptueux, sous la forme d'un but. Logiquement, il aurait dû le marquer en se présentant seul devant le gardien Scott Carson. Mais sa pichenette fut sauvée in extremis.

"Il sait marquer mais il n'a pas le véritable instinct du buteur" souligne Marc Degryse. "En Turquie, il aurait dû mettre la balle au fond et à Daknam, le weekend dernier, également. Il s'est montré trop altruiste sur ce coup-là. Il n'a pas osé prendre ses responsabilités. Un goleador l'aurait joué solo, c'est sûr. Suarez doit être plus égoïste par moments et oser se comporter comme une vedette, qui tire la couverture à lui." "En matière de talent pur, il s'érige à mes yeux comme le successeur tout désigné de Boussoufa. Mais, sur le plan humain, il est loin d'avoir le même impact sur ses partenaires. Son statut de titulaire indiscutable peut contribuer à décupler sa confiance." "Dans les circonstances actuelles, il est le seul à être absolument sûr de sa place devant. Milan Jovanovic a encore besoin de rythme, Dieumerci Mbokani est blessé, Tom De Sutter ne fait pas vraiment partie des priorités et Jonathan Legear relève comme d'habitude de blessure. Quant à Fernando, il est prometteur mais manque encore de planche." "Mati est d'autant plus précieux qu'il peut être mis à quasiment toutes les sauces. Il n'y a que comme target-man face à des défenses renforcées, style Romelu Lukaku ou Dieu, que je ne le sens pas parce qu'il manque de présence physique pour se tirer d'affaire dans ces situations-là." "Mais en tant que pointe dans un système basé sur le contre, comme à Bursaspor, l'Argentin m'a plu. Il est à même de bien maîtriser le ballon, s'engouffre dans les espaces et se révèle un danger constant." "Dommage qu'il ne soit pas davantage un killer. Il est vrai que s'il possédait cette qualité-là en plus, il ne jouerait plus en Belgique" Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Matias Suarez (avec, entre autres, les avis de Paul Van Himst, Philippe Collin, Ariel Jacobs, etc.) dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Bruno Govers, Sport/Foot Magazine

Anderlecht, vainqueur 1-2 en Turquie, reçoit ce soir au Parc Astrid Bursaspor, en match de barrages retour de l'Europa League. Les Mauves ont glané away un avantage certain. Ils espèrent le confirmer ce soir et ainsi éviter une énième désillusion en Coupes d'Europe. Pour se qualifier, les Bruxellois pourront compter sur l'homme en forme de ce début de saison : Matias Suarez. Epoustouflant durant ce mois d'août, l'Argentin explose littéralement. A l'aller, à Bursa, il n'aura manqué pour lui que la cerise sur le gâteau d'un match somptueux, sous la forme d'un but. Logiquement, il aurait dû le marquer en se présentant seul devant le gardien Scott Carson. Mais sa pichenette fut sauvée in extremis. "Il sait marquer mais il n'a pas le véritable instinct du buteur" souligne Marc Degryse. "En Turquie, il aurait dû mettre la balle au fond et à Daknam, le weekend dernier, également. Il s'est montré trop altruiste sur ce coup-là. Il n'a pas osé prendre ses responsabilités. Un goleador l'aurait joué solo, c'est sûr. Suarez doit être plus égoïste par moments et oser se comporter comme une vedette, qui tire la couverture à lui." "En matière de talent pur, il s'érige à mes yeux comme le successeur tout désigné de Boussoufa. Mais, sur le plan humain, il est loin d'avoir le même impact sur ses partenaires. Son statut de titulaire indiscutable peut contribuer à décupler sa confiance." "Dans les circonstances actuelles, il est le seul à être absolument sûr de sa place devant. Milan Jovanovic a encore besoin de rythme, Dieumerci Mbokani est blessé, Tom De Sutter ne fait pas vraiment partie des priorités et Jonathan Legear relève comme d'habitude de blessure. Quant à Fernando, il est prometteur mais manque encore de planche." "Mati est d'autant plus précieux qu'il peut être mis à quasiment toutes les sauces. Il n'y a que comme target-man face à des défenses renforcées, style Romelu Lukaku ou Dieu, que je ne le sens pas parce qu'il manque de présence physique pour se tirer d'affaire dans ces situations-là." "Mais en tant que pointe dans un système basé sur le contre, comme à Bursaspor, l'Argentin m'a plu. Il est à même de bien maîtriser le ballon, s'engouffre dans les espaces et se révèle un danger constant." "Dommage qu'il ne soit pas davantage un killer. Il est vrai que s'il possédait cette qualité-là en plus, il ne jouerait plus en Belgique" Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Matias Suarez (avec, entre autres, les avis de Paul Van Himst, Philippe Collin, Ariel Jacobs, etc.) dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Bruno Govers, Sport/Foot Magazine