Shabani, à 33 ans, ta carrière est terminée, non?
Pas du tout! Je peux encore me faire plaisir et claquer des buts pour un club. Sûr...

Pourquoi ton contrat a-t-il été cassé à Galatasaray?
En Turquie, j'ai vécu une expérience extraordinaire. Pendant deux saisons, c'était magique. J'ai mis des buts et les bons moments ont suivi. Le public était fou. Quand tout se passe bien, c'est génial là-bas. Par contre, quand t'as un passage à vide, ils te prennent vite en grippe. C'est ce qui m'est arrivé. Je voulais donc retrouver la paix et c'est la raison pour laquelle mon contrat a été cassé. La pression était devenue insurmontable.

Vu que tu es Congolais, connais-tu Tchité, Mbokani ou même Lukaku, dont le pays d'origine est le Congo?
Tchité, c'est un peu comme moi. J'ai vécu un peu la même expérience. Mais les gens ne comprennent pas vraiment pourquoi certains Africains ont plusieurs nationalités. Ça n'a rien à voir avec des magouilles. Par exemple, moi, je suis né au Burundi. Mais en 1993, quand les conflits ont éclaté, j'ai dû fuir et j'ai atterri au Congo. J'y ai été vraiment contraint. Mbokani, lui, c'est le Shabani des temps modernes. Je crois énormément en ses qualités. Pour le moment, c'est un peu compliqué pour lui à Monaco. Quand il y est arrivé, il avait l'impression qu'il allait s'imposer et empiler les buts. Il doit donc désormais faire preuve d'humilité et travailler. Mais je ne doute pas de son talent. Lukaku, je ne le connais pas vraiment. Je sais que c'est un Belge d'origine congolaise. J'en ai vaguement entendu parler, sans plus.

Le meilleur souvenir de ta carrière, c'est quoi?
Mon arrivée en Europe en 1995. J'ai débarqué en Suisse, au FC Zurich. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, je me suis éclaté en Suisse. Ce pays a souvent une image qui rime avec discipline et rigueur. Mais comme pays d'accueil, il n'y avait rien de mieux pour un jeune Africain qui débarquait d'un club d'Afrique du Sud, les Vaals Professionals. La Suisse a été pour moi une très bonne école de vie et une formidable terre d'accueil. Cette étape a constitué un véritable tremplin pour ma carrière.

La Belgique t'évoque quelque chose?
J'ai joué contre Anderlecht et Bruges et j'aime bien les frites. Il existe aussi un lien étroit entre votre pays et le mien. Quand j'étais à Zurich, j'ai aussi failli signer à Anderlecht. J'ai finalement opté pour Rennes.

T'as encore des amis dans le foot?
Quand j'ai été transféré à Monaco pour 20 millions d'euros, j'en avais plein. Beaucoup de personnes tournaient autour de moi et nombreuses sont celles qui se sont sucrées sur mon dos. Quand j'ai été blessé au genou pendant huit mois suite à un contact avec le Parisien José-Pierre-Fanfan, j'ai vite découvert mes vrais amis. En définitive, mes amis dans la profession, je les compte sur les doigts de la main.

Et après ta carrière, tu envisages quoi?
Honnêtement, je me tâte. Je vais peut-être m'investir dans un projet au Congo. Mais une chose est sûre: j'ai été déçu par les à-côtés du foot.

Shabani, à 33 ans, ta carrière est terminée, non? Pas du tout! Je peux encore me faire plaisir et claquer des buts pour un club. Sûr... Pourquoi ton contrat a-t-il été cassé à Galatasaray? En Turquie, j'ai vécu une expérience extraordinaire. Pendant deux saisons, c'était magique. J'ai mis des buts et les bons moments ont suivi. Le public était fou. Quand tout se passe bien, c'est génial là-bas. Par contre, quand t'as un passage à vide, ils te prennent vite en grippe. C'est ce qui m'est arrivé. Je voulais donc retrouver la paix et c'est la raison pour laquelle mon contrat a été cassé. La pression était devenue insurmontable. Vu que tu es Congolais, connais-tu Tchité, Mbokani ou même Lukaku, dont le pays d'origine est le Congo? Tchité, c'est un peu comme moi. J'ai vécu un peu la même expérience. Mais les gens ne comprennent pas vraiment pourquoi certains Africains ont plusieurs nationalités. Ça n'a rien à voir avec des magouilles. Par exemple, moi, je suis né au Burundi. Mais en 1993, quand les conflits ont éclaté, j'ai dû fuir et j'ai atterri au Congo. J'y ai été vraiment contraint. Mbokani, lui, c'est le Shabani des temps modernes. Je crois énormément en ses qualités. Pour le moment, c'est un peu compliqué pour lui à Monaco. Quand il y est arrivé, il avait l'impression qu'il allait s'imposer et empiler les buts. Il doit donc désormais faire preuve d'humilité et travailler. Mais je ne doute pas de son talent. Lukaku, je ne le connais pas vraiment. Je sais que c'est un Belge d'origine congolaise. J'en ai vaguement entendu parler, sans plus. Le meilleur souvenir de ta carrière, c'est quoi? Mon arrivée en Europe en 1995. J'ai débarqué en Suisse, au FC Zurich. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, je me suis éclaté en Suisse. Ce pays a souvent une image qui rime avec discipline et rigueur. Mais comme pays d'accueil, il n'y avait rien de mieux pour un jeune Africain qui débarquait d'un club d'Afrique du Sud, les Vaals Professionals. La Suisse a été pour moi une très bonne école de vie et une formidable terre d'accueil. Cette étape a constitué un véritable tremplin pour ma carrière. La Belgique t'évoque quelque chose? J'ai joué contre Anderlecht et Bruges et j'aime bien les frites. Il existe aussi un lien étroit entre votre pays et le mien. Quand j'étais à Zurich, j'ai aussi failli signer à Anderlecht. J'ai finalement opté pour Rennes. T'as encore des amis dans le foot? Quand j'ai été transféré à Monaco pour 20 millions d'euros, j'en avais plein. Beaucoup de personnes tournaient autour de moi et nombreuses sont celles qui se sont sucrées sur mon dos. Quand j'ai été blessé au genou pendant huit mois suite à un contact avec le Parisien José-Pierre-Fanfan, j'ai vite découvert mes vrais amis. En définitive, mes amis dans la profession, je les compte sur les doigts de la main. Et après ta carrière, tu envisages quoi? Honnêtement, je me tâte. Je vais peut-être m'investir dans un projet au Congo. Mais une chose est sûre: j'ai été déçu par les à-côtés du foot.