Tu es un ancien joueur du Standard, où tu as joué plus de 150 rencontres. Quel est ton sentiment par rapport au rachat du club par Roland Duchâtelet ? C'est sûr que le changement est complètement radical. Tu sais que j'ai vécu l'affaire Waterschei. A l'époque, le club a vivoté pendant pas mal de temps. C'est vraiment grâce à Luciano D'Onofrio que le club est redevenu un petit Marseille. Et pour ça, je lui dis bravo ! Bon, c'est sûr que pour la suite, on va découvrir des choses... Et pour ce qui est du rachat du club, je constate que le grand dirigeant est flamand. Ça fait un peu bizarre. Je trouve dommage que la coupure soit si nette. Au Standard, on a plus l'habitude de travailler dans la continuité.

Qu'est-ce que tu penses de Riga au poste de T1. J'ai été son adjoint à Mons et je peux te dire que c'est un tout bon. Bon, c'est clair qu'au Standard, il faut être un costaud. Riga a une très grande qualité : il est extrêmement intelligent. Il a déjà été T2 au Standard. Donc, il a déjà de la bouteille. Je pense qu'il est bel et bien prêt pour le poste.

Et si un jour, il t'appelle pour redevenir son adjoint ?

Ecoute, j'ai quitté le monde professionnel depuis cinq ans. J'ai aussi repris mon emploi à la maison communale de Boussu, au service communication. L'an passé, Albert Cartier m'avait déjà passé un coup de fil, mais je ne voulais plus me remettre dans une galère. En Belgique, il n'y a pas assez de stabilité. C'est toujours du one shot.

Pourquoi ton choix s'est-il porté sur le club de Tournai ? J'entraînais le RDDB, en D2, et mon ancien président, André Arbonnier a commencé à paniquer à quelques journées de la fin de la saison. On s'est donc séparé et mon président actuel, Jean-Claude Stocman, a pris la balle au bond et m'a fait signer. Il ne faut pas se voiler la face. Dans le Hainaut, il n'y a pas 36.000 possibilités. Mon choix a été assez facile.

Excuse-moi, Michel, mais au niveau de ton effectif, c'est un peu court, non ? A notre niveau, les emplettes se font souvent à la dernière minute. Les joueurs de D3 demandent des salaires de fous. Actuellement, on ne peut pas débourser pareilles sommes. Ce n'est pas évident. Dans huit jours, les entraînements recommencent et je n'ai que 10 joueurs de champ et quatre gardiens ! Ce n'est pas encore top, mais je fais totalement confiance à mon président.

Dans la Wallonie picarde, il y a aussi Ath et Mouscron, qui vont également évoluer en D3... Ça fait beaucoup de clubs pour une petite région. Je suis d'accord avec toi. Et aucun de nous ne sera champion. Il serait temps d'uniformiser le foot wallon. C'est vrai qu'il y a trop de formations au niveau régional. Je ne suis pas sûr que ça nous rende service.

As-tu des regrets dans le milieu du foot ? Oui, deux ! Un : je n'ai pas assez joué en équipe nationale. J'ai fait une mauvaise mi-temps face à l'Ecosse pour les qualifications pour l'Euro 84 et après, je n'ai plus jamais été sélectionné. Deux : avant d'aller au Standard, j'avais des propositions de Sion et de Mulhouse, mais j'ai refusé pour aller en bord de Meuse. J'ai débarqué chez les Rouches après la fameuse affaire. Ce n'était vraiment pas facile. Mais j'avais fait un choix familial.

PROPOS RECUEILLIS PAR TIM BAETE

Tu es un ancien joueur du Standard, où tu as joué plus de 150 rencontres. Quel est ton sentiment par rapport au rachat du club par Roland Duchâtelet ? C'est sûr que le changement est complètement radical. Tu sais que j'ai vécu l'affaire Waterschei. A l'époque, le club a vivoté pendant pas mal de temps. C'est vraiment grâce à Luciano D'Onofrio que le club est redevenu un petit Marseille. Et pour ça, je lui dis bravo ! Bon, c'est sûr que pour la suite, on va découvrir des choses... Et pour ce qui est du rachat du club, je constate que le grand dirigeant est flamand. Ça fait un peu bizarre. Je trouve dommage que la coupure soit si nette. Au Standard, on a plus l'habitude de travailler dans la continuité. Qu'est-ce que tu penses de Riga au poste de T1. J'ai été son adjoint à Mons et je peux te dire que c'est un tout bon. Bon, c'est clair qu'au Standard, il faut être un costaud. Riga a une très grande qualité : il est extrêmement intelligent. Il a déjà été T2 au Standard. Donc, il a déjà de la bouteille. Je pense qu'il est bel et bien prêt pour le poste. Et si un jour, il t'appelle pour redevenir son adjoint ? Ecoute, j'ai quitté le monde professionnel depuis cinq ans. J'ai aussi repris mon emploi à la maison communale de Boussu, au service communication. L'an passé, Albert Cartier m'avait déjà passé un coup de fil, mais je ne voulais plus me remettre dans une galère. En Belgique, il n'y a pas assez de stabilité. C'est toujours du one shot. Pourquoi ton choix s'est-il porté sur le club de Tournai ? J'entraînais le RDDB, en D2, et mon ancien président, André Arbonnier a commencé à paniquer à quelques journées de la fin de la saison. On s'est donc séparé et mon président actuel, Jean-Claude Stocman, a pris la balle au bond et m'a fait signer. Il ne faut pas se voiler la face. Dans le Hainaut, il n'y a pas 36.000 possibilités. Mon choix a été assez facile. Excuse-moi, Michel, mais au niveau de ton effectif, c'est un peu court, non ? A notre niveau, les emplettes se font souvent à la dernière minute. Les joueurs de D3 demandent des salaires de fous. Actuellement, on ne peut pas débourser pareilles sommes. Ce n'est pas évident. Dans huit jours, les entraînements recommencent et je n'ai que 10 joueurs de champ et quatre gardiens ! Ce n'est pas encore top, mais je fais totalement confiance à mon président. Dans la Wallonie picarde, il y a aussi Ath et Mouscron, qui vont également évoluer en D3... Ça fait beaucoup de clubs pour une petite région. Je suis d'accord avec toi. Et aucun de nous ne sera champion. Il serait temps d'uniformiser le foot wallon. C'est vrai qu'il y a trop de formations au niveau régional. Je ne suis pas sûr que ça nous rende service. As-tu des regrets dans le milieu du foot ? Oui, deux ! Un : je n'ai pas assez joué en équipe nationale. J'ai fait une mauvaise mi-temps face à l'Ecosse pour les qualifications pour l'Euro 84 et après, je n'ai plus jamais été sélectionné. Deux : avant d'aller au Standard, j'avais des propositions de Sion et de Mulhouse, mais j'ai refusé pour aller en bord de Meuse. J'ai débarqué chez les Rouches après la fameuse affaire. Ce n'était vraiment pas facile. Mais j'avais fait un choix familial. PROPOS RECUEILLIS PAR TIM BAETE