Comment avez-vous préparé cette rencontre ultime contre le Standard?
On s'est dit qu'on jouait chez nous et que sur notre pelouse, il n'était pas question de perdre contre le Standard. A la maison, on est indiscutablement les plus forts. On n'avait pas peur du tout... En réalité, le Standard, c'est juste une équipe dangereuse. Je ne craignais donc absolument pas cette rencontre. J'étais convaincu qu'on allait l'emporter.

Mais attends, le Standard était tout de même invaincu en play-offs!
Je te rappelle que le système de points veut que, même si on fait match nul, on était quand même champion. Mais il faut aussi se souvenir qu'on avait forgé nos résultats sur la longueur et la continuité. On ne s'est également jamais prononcé sur la polémique qui a entouré la confirmation du système de play-offs qui, au final, a profité au Standard et a totalement déstabilisé Anderlecht. Nous sommes restés neutres par rapport à cette polémique et on a observé le combat médiatique qui opposait les Rouches et les Mauves. On a essayé d'être positifs et on a regardé devant nous. On voulait éviter toutes ces tensions mais sérieusement : à partir du moment où tu acceptes de jouer dans un système, il faut arrêter de discutailler et il faut jouer.

Votre avant-dernière rencontre à Gand a été très difficile, non?
Il fallait indispensablement gérer cette rencontre et on a réussi. Mais c'est vrai qu'on a quand même fait beaucoup trop de cadeaux à l'adversaire. A Gentbrugge, on s'était rendu compte de ce qu'il ne fallait pas faire face au Standard. Après la défaite au Club Bruges, la presse nous a enterrés et a prétendu qu'on allait exploser lors des deux dernières rencontres. Mais on avait déjà essayé de nous enterrer lors du départ de Joao Carlos et de la défaite à Anderlecht. On avait déjà su rebondir et montrer qu'on était toujours là.

Pour toi, c'est qui le meilleur joueur du championnat?
Axel Witsel, sans hésiter.

Et pas Kevin De Bruyne?!
C'est clairement notre meilleur joueur, mais il est encore tout jeune. Axel, lui, c'est le plus constant et il a l'expérience et la maturité acquises durant plusieurs saisons. Kevin est un très grand talent et finira très certainement dans un club du top. D'ailleurs, face à La Gantoise, il a encore réussi à faire la différence.

Et parlons de toi. J'ai l'impression qu'on n'a jamais vu un Matoukou aussi fort qu'aujourd'hui.
Je suis plus constant, plus concentré et plus rigoureux. Et tout cela, c'est grâce à Frankie Vercauteren. Il a réussi à me remettre dans une perspective plus constructive. C'est un entraîneur qui parvient à enlever toute la pression à ses joueurs. Et la confiance suit. Avant, je commettais des bourdes et maintenant, je n'en fait plus. Frankie parle énormément avec nous. En plus, il m'a donné le rôle de grand frère dans le vestiaire. J'ai grandi grâce à Frankie et j'ai fait grandir des jeunes. Il est vraiment parvenu à me faire changer de cap.

Comment avez-vous préparé cette rencontre ultime contre le Standard? On s'est dit qu'on jouait chez nous et que sur notre pelouse, il n'était pas question de perdre contre le Standard. A la maison, on est indiscutablement les plus forts. On n'avait pas peur du tout... En réalité, le Standard, c'est juste une équipe dangereuse. Je ne craignais donc absolument pas cette rencontre. J'étais convaincu qu'on allait l'emporter. Mais attends, le Standard était tout de même invaincu en play-offs! Je te rappelle que le système de points veut que, même si on fait match nul, on était quand même champion. Mais il faut aussi se souvenir qu'on avait forgé nos résultats sur la longueur et la continuité. On ne s'est également jamais prononcé sur la polémique qui a entouré la confirmation du système de play-offs qui, au final, a profité au Standard et a totalement déstabilisé Anderlecht. Nous sommes restés neutres par rapport à cette polémique et on a observé le combat médiatique qui opposait les Rouches et les Mauves. On a essayé d'être positifs et on a regardé devant nous. On voulait éviter toutes ces tensions mais sérieusement : à partir du moment où tu acceptes de jouer dans un système, il faut arrêter de discutailler et il faut jouer. Votre avant-dernière rencontre à Gand a été très difficile, non? Il fallait indispensablement gérer cette rencontre et on a réussi. Mais c'est vrai qu'on a quand même fait beaucoup trop de cadeaux à l'adversaire. A Gentbrugge, on s'était rendu compte de ce qu'il ne fallait pas faire face au Standard. Après la défaite au Club Bruges, la presse nous a enterrés et a prétendu qu'on allait exploser lors des deux dernières rencontres. Mais on avait déjà essayé de nous enterrer lors du départ de Joao Carlos et de la défaite à Anderlecht. On avait déjà su rebondir et montrer qu'on était toujours là. Pour toi, c'est qui le meilleur joueur du championnat? Axel Witsel, sans hésiter. Et pas Kevin De Bruyne?! C'est clairement notre meilleur joueur, mais il est encore tout jeune. Axel, lui, c'est le plus constant et il a l'expérience et la maturité acquises durant plusieurs saisons. Kevin est un très grand talent et finira très certainement dans un club du top. D'ailleurs, face à La Gantoise, il a encore réussi à faire la différence. Et parlons de toi. J'ai l'impression qu'on n'a jamais vu un Matoukou aussi fort qu'aujourd'hui. Je suis plus constant, plus concentré et plus rigoureux. Et tout cela, c'est grâce à Frankie Vercauteren. Il a réussi à me remettre dans une perspective plus constructive. C'est un entraîneur qui parvient à enlever toute la pression à ses joueurs. Et la confiance suit. Avant, je commettais des bourdes et maintenant, je n'en fait plus. Frankie parle énormément avec nous. En plus, il m'a donné le rôle de grand frère dans le vestiaire. J'ai grandi grâce à Frankie et j'ai fait grandir des jeunes. Il est vraiment parvenu à me faire changer de cap.