Dis, ton départ pour Aston Villa, ce n'est pas un peu précipité?
Pas vraiment. Je ne me suis pas empressé de partir: je dirais plutôt que ma situation était devenue très compliquée. J'ai vraiment senti que c'était le moment de quitter la maison lyonnaise. En plus, j'étais dans le collimateur de certains. En revanche, Claude Puel, l'entraîneur, ne voulait pas que je parte en Angleterre et ça l'a un peu déçu. Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise? C'est le foot!

Oui, mais tu lui dois beaucoup quand même!Je ne le nie absolument pas. C'est lui qui m'a lancé dans le monde professionnel, à Lille. En plus, quand il a déménagé à l'OL en 2008, il m'a pris dans ses valises. A l'époque, il s'était mouillé auprès de la direction lyonnaise, puisque j'avais coûté 14 millions d'euros. Mais tout le monde y avait trouvé son compte et avait fait une bonne affaire.

Tout le monde, sauf Lyon, tu veux dire...
Bon, Steph, je dois reconnaître que je n'ai pas toujours été exceptionnel avec l'OL. Mais le club a quand même récupéré un peu d'argent sur mon transfert. C'est vrai que ma période à Lille a été une véritable réussite. Pour ce qui est de mon expérience à Lyon, elle me laisse un goût de trop peu.

Pourquoi?
Bah, c'est simple: lorsque je suis arrivé, j'étais considéré par tout le monde comme le chouchou du coach. Par la suite, on a toujours jugé mes prestations avec des a priori et donc avec plus de sévérité. Cette situation était injuste et insupportable, surtout quand le public a commencé à me prendre en grippe. Les supporters et la presse ont rapidement oublié que j'avais fait gagner des matches à Lyon.

Pourquoi alors tu n'es parti que maintenant, si c'était tellement insupportable?
Ça faisait un an que je voulais quitter Lyon. Certains clubs m'avaient dans le viseur, mais ça ne s'est jamais concrétisé. Des grands clubs turcs, tels que le Fenerbahçe et Trabzonspor, se son manifestés, mais je trouvais que c'était trop tôt pour m'exiler en Turquie. A 26-27 ans, tu as encore de belles perspectives devant toi.

Ça n'a pas été difficile de quitter la France pour l'Angleterre? L'ambiance qui règne dans ce championnat ne te fait pas peur?
Lorsque je suis arrivé au LOSC, j'avais 16 ans et demi. La France a véritablement été ma terre d'accueil. A part le Cameroun et la France, je ne connais pas grand-chose comme pays. Et le dépaysement ne me fait pas peur. Tu me connais, Steph: je suis un gars tranquille et sans histoires.

Fais quand même gaffe au bling bling et aux belles femmes!
Rassure-toi: la seule chose qui m'excite, c'est le terrain! (rires)

Lyon va jouer contre le Real Madrid en Ligue des Champions et toi, tu te retrouves à lutter contre la relégation. Tu ne crains pas de ne plus avoir l'opportunité de jouer en Champions League?
Ecoute, à 27 ans, je ne suis pas fini. Il y a encore de l'espoir. Je ne pouvais pas refuser une offre pareille. Toi, Steph, t'as la quarantaine! Tu sais ce que c'est vieillir et pourtant, t'es toujours là.

Dis, ton départ pour Aston Villa, ce n'est pas un peu précipité? Pas vraiment. Je ne me suis pas empressé de partir: je dirais plutôt que ma situation était devenue très compliquée. J'ai vraiment senti que c'était le moment de quitter la maison lyonnaise. En plus, j'étais dans le collimateur de certains. En revanche, Claude Puel, l'entraîneur, ne voulait pas que je parte en Angleterre et ça l'a un peu déçu. Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise? C'est le foot!Oui, mais tu lui dois beaucoup quand même!Je ne le nie absolument pas. C'est lui qui m'a lancé dans le monde professionnel, à Lille. En plus, quand il a déménagé à l'OL en 2008, il m'a pris dans ses valises. A l'époque, il s'était mouillé auprès de la direction lyonnaise, puisque j'avais coûté 14 millions d'euros. Mais tout le monde y avait trouvé son compte et avait fait une bonne affaire. Tout le monde, sauf Lyon, tu veux dire... Bon, Steph, je dois reconnaître que je n'ai pas toujours été exceptionnel avec l'OL. Mais le club a quand même récupéré un peu d'argent sur mon transfert. C'est vrai que ma période à Lille a été une véritable réussite. Pour ce qui est de mon expérience à Lyon, elle me laisse un goût de trop peu. Pourquoi? Bah, c'est simple: lorsque je suis arrivé, j'étais considéré par tout le monde comme le chouchou du coach. Par la suite, on a toujours jugé mes prestations avec des a priori et donc avec plus de sévérité. Cette situation était injuste et insupportable, surtout quand le public a commencé à me prendre en grippe. Les supporters et la presse ont rapidement oublié que j'avais fait gagner des matches à Lyon. Pourquoi alors tu n'es parti que maintenant, si c'était tellement insupportable? Ça faisait un an que je voulais quitter Lyon. Certains clubs m'avaient dans le viseur, mais ça ne s'est jamais concrétisé. Des grands clubs turcs, tels que le Fenerbahçe et Trabzonspor, se son manifestés, mais je trouvais que c'était trop tôt pour m'exiler en Turquie. A 26-27 ans, tu as encore de belles perspectives devant toi. Ça n'a pas été difficile de quitter la France pour l'Angleterre? L'ambiance qui règne dans ce championnat ne te fait pas peur? Lorsque je suis arrivé au LOSC, j'avais 16 ans et demi. La France a véritablement été ma terre d'accueil. A part le Cameroun et la France, je ne connais pas grand-chose comme pays. Et le dépaysement ne me fait pas peur. Tu me connais, Steph: je suis un gars tranquille et sans histoires. Fais quand même gaffe au bling bling et aux belles femmes! Rassure-toi: la seule chose qui m'excite, c'est le terrain! (rires) Lyon va jouer contre le Real Madrid en Ligue des Champions et toi, tu te retrouves à lutter contre la relégation. Tu ne crains pas de ne plus avoir l'opportunité de jouer en Champions League? Ecoute, à 27 ans, je ne suis pas fini. Il y a encore de l'espoir. Je ne pouvais pas refuser une offre pareille. Toi, Steph, t'as la quarantaine! Tu sais ce que c'est vieillir et pourtant, t'es toujours là.