Alors Emmanuel, pourquoi n'as-tu pas participé à la rencontre de ta sélection? Que se passe-t-il?
Depuis l'attaque affreuse de nos bus dans l'enclave de Kabinda en route pour la CAN en Angola, il n'y a plus aucune stabilité en équipe nationale. On y a vécu un véritable malheur. On a changé une fois de président et deux fois de coach! Lors de ce drame et après, la fédération a vraiment montré ses limites. J'aime mon pays et je reporterai un jour le maillot togolais. Mais si, comme pour le moment, on joue pour faire de la figuration, ça ne m'intéresse pas. Je reviendrai quand il y aura à nouveau un véritable projet en place.

T'as pas un peu l'impression d'abandonner tes anciens coéquipiers?
Ecoute, chaque fois que je rentre au pays, je me fais allumer par la presse locale. Le prochain match se jouera face à la Tunisie. Autant te dire que désormais, c'est quitte ou double. Thierry Froger, coach de la sélection, est français et il faut qu'il comprenne que, seul, un entraîneur étranger ne peut rien faire. Il ne peut remplacer la fédération et tout organiser.

Et ton caractère difficile? As-tu eu, comme on le dit, des embrouilles avec Roberto Mancini, l'entraîneur de Manchester City, ton club? Et aussi avec Stephen Keshi, le coach qui a qualifié le Togo pour la Coupe du Monde et qui a été joueur à Anderlecht?
Il n'y a pas eu de véritables frictions avec Keshi. C'est juste que, tout comme moi, il a une forte personnalité. Ce qu'il a fait pour la sélection était exceptionnel. Je n'aurais aucune aversion à ce qu'il revienne comme sélectionneur national. Par contre, Mancini, je ne sais pas ce que je lui ai fait, mais il ne me fait jamais jouer. Je vais donc devoir changer d'air durant le mercato. Et je peux déjà te dire que City a trouvé un accord avec la Juventus pour un prêt. J'attends donc le mois de décembre pour pouvoir partir.

Deux Belges évoluent à City: Vincent Kompany et Dedryck Boyata. T'en penses quoi?
Kompany, c'est le top mondial. Et Boyata, c'est un diamant à polir.

Tu sais que j'étais dans ton pays pour notamment visiter l'académie Olufadé?
Oui, je connais bien ce centre. Ade est comme un frère pour moi. Ce qu'il fait, en investissant au pays, est génial. D'ailleurs, mon frère y évolue. Il me ressemble vraiment au niveau du jeu. Il a passé un an au FC Metz, mais il a dû revenir. Pour l'instant, il continue à s'entraîner au centre. J'aimerais vraiment que mon frangin revienne en Europe. Je l'ai mis dans l'académie d'Olufadé parce que c'est un gage de sérieux. Maintenant, il doit franchir un nouveau cap. Dis bien à tout le monde en Belgique qu'il est aussi fort que moi, hein!

Alors, prends-le avec toi à la Juve!
Non, c'est mieux qu'il aille d'abord en Belgique ou en France. Ce sont des pays francophones. Ce sera plus facile pour s'intégrer.

Alors Emmanuel, pourquoi n'as-tu pas participé à la rencontre de ta sélection? Que se passe-t-il? Depuis l'attaque affreuse de nos bus dans l'enclave de Kabinda en route pour la CAN en Angola, il n'y a plus aucune stabilité en équipe nationale. On y a vécu un véritable malheur. On a changé une fois de président et deux fois de coach! Lors de ce drame et après, la fédération a vraiment montré ses limites. J'aime mon pays et je reporterai un jour le maillot togolais. Mais si, comme pour le moment, on joue pour faire de la figuration, ça ne m'intéresse pas. Je reviendrai quand il y aura à nouveau un véritable projet en place. T'as pas un peu l'impression d'abandonner tes anciens coéquipiers? Ecoute, chaque fois que je rentre au pays, je me fais allumer par la presse locale. Le prochain match se jouera face à la Tunisie. Autant te dire que désormais, c'est quitte ou double. Thierry Froger, coach de la sélection, est français et il faut qu'il comprenne que, seul, un entraîneur étranger ne peut rien faire. Il ne peut remplacer la fédération et tout organiser. Et ton caractère difficile? As-tu eu, comme on le dit, des embrouilles avec Roberto Mancini, l'entraîneur de Manchester City, ton club? Et aussi avec Stephen Keshi, le coach qui a qualifié le Togo pour la Coupe du Monde et qui a été joueur à Anderlecht? Il n'y a pas eu de véritables frictions avec Keshi. C'est juste que, tout comme moi, il a une forte personnalité. Ce qu'il a fait pour la sélection était exceptionnel. Je n'aurais aucune aversion à ce qu'il revienne comme sélectionneur national. Par contre, Mancini, je ne sais pas ce que je lui ai fait, mais il ne me fait jamais jouer. Je vais donc devoir changer d'air durant le mercato. Et je peux déjà te dire que City a trouvé un accord avec la Juventus pour un prêt. J'attends donc le mois de décembre pour pouvoir partir. Deux Belges évoluent à City: Vincent Kompany et Dedryck Boyata. T'en penses quoi? Kompany, c'est le top mondial. Et Boyata, c'est un diamant à polir. Tu sais que j'étais dans ton pays pour notamment visiter l'académie Olufadé? Oui, je connais bien ce centre. Ade est comme un frère pour moi. Ce qu'il fait, en investissant au pays, est génial. D'ailleurs, mon frère y évolue. Il me ressemble vraiment au niveau du jeu. Il a passé un an au FC Metz, mais il a dû revenir. Pour l'instant, il continue à s'entraîner au centre. J'aimerais vraiment que mon frangin revienne en Europe. Je l'ai mis dans l'académie d'Olufadé parce que c'est un gage de sérieux. Maintenant, il doit franchir un nouveau cap. Dis bien à tout le monde en Belgique qu'il est aussi fort que moi, hein!Alors, prends-le avec toi à la Juve! Non, c'est mieux qu'il aille d'abord en Belgique ou en France. Ce sont des pays francophones. Ce sera plus facile pour s'intégrer.