Stéphane Coqu a commencé sa carrière au LOSC. Chez les jeunes, il avait d'ailleurs joué la finale de la Coupe Gambardella et était ensuite parti à Lecce.

Alors, le Sporting se rapproche de la D1 avec cette victoire 3-0 face à Eupen. Tu trouves qu'elle était méritée vu le match ? Franchement, Eupen a été costaud. Le score est flatteur. On a quand même été privé de ballons par moment. En plus, notre premier but n'était pas valable, puisque Gnohéré a marqué des deux mains. Mais bon, on a eu de la chance et il en faut durant toute une compétition. On peut parler de la chance du champion !

Le remplacement de Balog par Dennis van Wijk ne semble pas avoir perturbé le groupe, en fait ! Si c'était arrivé en début de saison, ç'aurait été complètement différent. Mais maintenant, on a un tel état d'esprit que rien ne peut nous arriver. Je dirais que c'est un mal pour un bien. Tous ces événements ont eu pour conséquence qu'un groupe s'est créé. Tous les titulaires et les réservistes se sont mobilisés pour la même cause. Désormais, il n'y a aucun clan dans le vestiaire. On forme un véritable bloc.

Tu t'es quand même frité avec Bayat concernant le licenciement de Balog ? Ecoute, c'est grâce à Balog si on en est là aujourd'hui. Il a réussi à instaurer le respect entre joueurs et entraîneur. Il y a eu une altercation, mais je suis un pro, j'ai donc continué à prester. Je veux juste dire que si on est champion cette saison, ce sera grâce à Balog, et ce peu importe qui nous entraîne. J'ai un grand respect pour Van Wijk, mais on sait à qui on doit notre place au classement. Tu aurais mis n'importe qui à la tête du Sporting maintenant, on aurait de toute façon été au bout, car le groupe forme désormais un bloc.

Et ta relation avec Abbas, ça va mieux ?

Je ne pose pas de questions. On ne le voit pas de toute façon. La seule fois que je l'ai vu, c'était pour m'engueuler à propos de Balog. Mais je respecte totalement le Sporting de Charleroi. Ce club est venu me chercher le 6 septembre 2011 alors que je voulais tout arrêter. J'ai 30 ans aujourd'hui. Je ne me fais plus aucune illusion. Mais si le Sporting souhaite me garder, j'en serais ravi.

Tu voulais vraiment faire une croix sur ta carrière ?

Je n'avais aucune proposition. Pendant toute ma carrière, on m'a dit : -Ne t'inquiète pas, tu vas jouer. Tu as beaucoup de potentiel. Mais ce n'a jamais été vraiment le cas. A Lecce et à Valenciennes, je n'ai pas joué. En plus, je suis resté à Valenciennes parce qu'on m'avait dit que je deviendrais titulaire alors que j'avais à l'époque plusieurs propositions. C'est râlant ! Il n'y a que chez les Francs Borains et à Charleroi que j'ai joué. Je reste donc sur ma faim. C'est sûr que je m'attendais à mieux.

Tu t'amuses encore ?

Le Sporting m'a redonné la flamme et nous avons redonné la flamme aux Carolos et à leur club. J'ai un fils de 8 ans et une fille de 6 ans. Chaque jour, je me tape 400 kilomètres en tout pour venir jouer à Charleroi. Si ça ne m'amusait plus, je ne le ferais pas. Mon beau-frère, José Saez, joue à Valenciennes. En famille, on a un autre regard sur notre carrière. Je ne me fais, comme je te l'ai dit, plus d'illusion. Mais ce serait génial de pouvoir jouer en D1 avec Charleroi.

Quelle est ta devise ?

Vivre au jour le jour. Je ne suis plus bercé par les rêves.

PROPOS REUEILLIS PAR TIM BAETE

Stéphane Coqu a commencé sa carrière au LOSC. Chez les jeunes, il avait d'ailleurs joué la finale de la Coupe Gambardella et était ensuite parti à Lecce. Alors, le Sporting se rapproche de la D1 avec cette victoire 3-0 face à Eupen. Tu trouves qu'elle était méritée vu le match ? Franchement, Eupen a été costaud. Le score est flatteur. On a quand même été privé de ballons par moment. En plus, notre premier but n'était pas valable, puisque Gnohéré a marqué des deux mains. Mais bon, on a eu de la chance et il en faut durant toute une compétition. On peut parler de la chance du champion ! Le remplacement de Balog par Dennis van Wijk ne semble pas avoir perturbé le groupe, en fait ! Si c'était arrivé en début de saison, ç'aurait été complètement différent. Mais maintenant, on a un tel état d'esprit que rien ne peut nous arriver. Je dirais que c'est un mal pour un bien. Tous ces événements ont eu pour conséquence qu'un groupe s'est créé. Tous les titulaires et les réservistes se sont mobilisés pour la même cause. Désormais, il n'y a aucun clan dans le vestiaire. On forme un véritable bloc. Tu t'es quand même frité avec Bayat concernant le licenciement de Balog ? Ecoute, c'est grâce à Balog si on en est là aujourd'hui. Il a réussi à instaurer le respect entre joueurs et entraîneur. Il y a eu une altercation, mais je suis un pro, j'ai donc continué à prester. Je veux juste dire que si on est champion cette saison, ce sera grâce à Balog, et ce peu importe qui nous entraîne. J'ai un grand respect pour Van Wijk, mais on sait à qui on doit notre place au classement. Tu aurais mis n'importe qui à la tête du Sporting maintenant, on aurait de toute façon été au bout, car le groupe forme désormais un bloc. Et ta relation avec Abbas, ça va mieux ? Je ne pose pas de questions. On ne le voit pas de toute façon. La seule fois que je l'ai vu, c'était pour m'engueuler à propos de Balog. Mais je respecte totalement le Sporting de Charleroi. Ce club est venu me chercher le 6 septembre 2011 alors que je voulais tout arrêter. J'ai 30 ans aujourd'hui. Je ne me fais plus aucune illusion. Mais si le Sporting souhaite me garder, j'en serais ravi. Tu voulais vraiment faire une croix sur ta carrière ? Je n'avais aucune proposition. Pendant toute ma carrière, on m'a dit : -Ne t'inquiète pas, tu vas jouer. Tu as beaucoup de potentiel. Mais ce n'a jamais été vraiment le cas. A Lecce et à Valenciennes, je n'ai pas joué. En plus, je suis resté à Valenciennes parce qu'on m'avait dit que je deviendrais titulaire alors que j'avais à l'époque plusieurs propositions. C'est râlant ! Il n'y a que chez les Francs Borains et à Charleroi que j'ai joué. Je reste donc sur ma faim. C'est sûr que je m'attendais à mieux. Tu t'amuses encore ? Le Sporting m'a redonné la flamme et nous avons redonné la flamme aux Carolos et à leur club. J'ai un fils de 8 ans et une fille de 6 ans. Chaque jour, je me tape 400 kilomètres en tout pour venir jouer à Charleroi. Si ça ne m'amusait plus, je ne le ferais pas. Mon beau-frère, José Saez, joue à Valenciennes. En famille, on a un autre regard sur notre carrière. Je ne me fais, comme je te l'ai dit, plus d'illusion. Mais ce serait génial de pouvoir jouer en D1 avec Charleroi. Quelle est ta devise ? Vivre au jour le jour. Je ne suis plus bercé par les rêves. PROPOS REUEILLIS PAR TIM BAETE