Par Pierre Danvoye
Malgré la qualification un peu miraculeuse en Coupe sur le terrain de Mouscron - Péruwelz, le Standard reste une équipe aux soins intensifs. Ce dimanche, un déplacement toujours compliqué à Courtrai est au programme après trois défaites consécutives en championnat. Courtrai n'est pas une équipe qui a l'habitude de perdre beaucoup de points dans son stade. Danger !

On sent une nervosité à couper au couteau dans les rangs liégeois. La fameuse scène de l'interview de Ron Jans après la victoire en Coupe vaut toutes les analyses. En demandant au coach hollandais s'il avait craint de vivre son dernier match sur le banc des Rouches, Benjamin Deceuninck (RTBF) a fait penser aux reporters agressant un coureur du Tour de France qui vient juste de boucler l'ascension du Mont Ventoux et veut surtout qu'on lui fiche la paix. Mais sa question était celle que beaucoup de monde se posait, elle n'avait rien de ridicule, il faisait simplement son travail. Parce que, oui, la position de Jans était chancelante. Et elle l'est toujours...

A l'Académie, on a tenu à éteindre rapidement l'incendie. Jean-François de Sart a calmé le jeu, Jelle Van Damme s'est exprimé - sans vraiment s'excuser - sur Standard TV. Quand le DT dit que le discours de Van Damme à l'encontre de Deceuninck n'avait rien d'agressif mais qu'il avait simplement voulu protéger son entraîneur, on n'est pas d'accord. Van Damme a bien dit au journaliste: "Si tu continues avec des questions pareilles, fais attention." Oui, c'est de l'agressivité. Explicable en partie vu le contexte (deux heures d'un match nerveux) mais pas excusable.

Van Damme n'est pas bien dans sa tête depuis le début de la saison. Son repositionnement en défense centrale ne fait pas l'unanimité et il le sait. C'est pour cela qu'il refuse pour le moment les demandes d'interview. Il en veut aux analystes (comme Marc Degryse dans Sport / Foot Magazine) qui se posent des questions sur son niveau actuel et son nouveau rôle sur le terrain. Il affirme qu'il s'exprimera quand ça ira mieux pour lui. On attend. Il doit en tout cas être félicité pour une chose : à Mouscron, il a clairement montré qu'il était toujours à fond derrière Jans et jouait parfaitement son rôle de capitaine. C'est déjà ça. Mais cela ne suffit pas à ramener la sérénité à Sclessin.

Par Pierre Danvoye Malgré la qualification un peu miraculeuse en Coupe sur le terrain de Mouscron - Péruwelz, le Standard reste une équipe aux soins intensifs. Ce dimanche, un déplacement toujours compliqué à Courtrai est au programme après trois défaites consécutives en championnat. Courtrai n'est pas une équipe qui a l'habitude de perdre beaucoup de points dans son stade. Danger ! On sent une nervosité à couper au couteau dans les rangs liégeois. La fameuse scène de l'interview de Ron Jans après la victoire en Coupe vaut toutes les analyses. En demandant au coach hollandais s'il avait craint de vivre son dernier match sur le banc des Rouches, Benjamin Deceuninck (RTBF) a fait penser aux reporters agressant un coureur du Tour de France qui vient juste de boucler l'ascension du Mont Ventoux et veut surtout qu'on lui fiche la paix. Mais sa question était celle que beaucoup de monde se posait, elle n'avait rien de ridicule, il faisait simplement son travail. Parce que, oui, la position de Jans était chancelante. Et elle l'est toujours... A l'Académie, on a tenu à éteindre rapidement l'incendie. Jean-François de Sart a calmé le jeu, Jelle Van Damme s'est exprimé - sans vraiment s'excuser - sur Standard TV. Quand le DT dit que le discours de Van Damme à l'encontre de Deceuninck n'avait rien d'agressif mais qu'il avait simplement voulu protéger son entraîneur, on n'est pas d'accord. Van Damme a bien dit au journaliste: "Si tu continues avec des questions pareilles, fais attention." Oui, c'est de l'agressivité. Explicable en partie vu le contexte (deux heures d'un match nerveux) mais pas excusable. Van Damme n'est pas bien dans sa tête depuis le début de la saison. Son repositionnement en défense centrale ne fait pas l'unanimité et il le sait. C'est pour cela qu'il refuse pour le moment les demandes d'interview. Il en veut aux analystes (comme Marc Degryse dans Sport / Foot Magazine) qui se posent des questions sur son niveau actuel et son nouveau rôle sur le terrain. Il affirme qu'il s'exprimera quand ça ira mieux pour lui. On attend. Il doit en tout cas être félicité pour une chose : à Mouscron, il a clairement montré qu'il était toujours à fond derrière Jans et jouait parfaitement son rôle de capitaine. C'est déjà ça. Mais cela ne suffit pas à ramener la sérénité à Sclessin.