Depuis hier, les médias tentent de comprendre et d'expliquer les raisons de l'échec du Standard sur la scène nationale. Presque tous les doigts indiquent deux coupables : Laszlo Bölöni et Milan Jovanovic.

C'est quasiment une forme de pensée unique qui doit arranger pas mal de monde. Tant qu'on souligne leurs manquements, on n'évoque pas d'autres erreurs : guère de renforts directement rentables en été, le départ d'Oguchi Onyewu, la blessure de Steven Defour et la suspension d'Axel Witsel qui n'ont pas pu être remplacés par des joueurs de l'effectif qui sont trop jeunes, etc.

Elu Entraîneur de l'année en 2008-2009, Bölöni n'avait pas les armes pour se débrouiller sur plusieurs tableaux, ses successeurs non plus. Pour cacher ces manquements, Bölöni a été jeté à la poubelle et on a oublié tout ce qu'il a apporté : un deuxième titre, une Super-Coupe de Belgique, une touche ambitieuse sur la scène européenne, etc.

Des médiocres de l'effectif en ont profité pour sortir la tête du panier alors qu'ils n'ont pas l'étoffe de leaders. Le Standard a loupé son début de saison mais a aussi raté sa campagne nationale en ne battant pas Gand. Cet échec est le résultat d'un tout, pas d'un seul homme. Après Bölöni, on vise désormais le joueur le plus important du noyau : Milan Jovanovic, Pro de l'Année, Soulier d'Or, qui a souvent joué sous infiltration ou après avoir été opéré comme le rappelait Benoît Thans sur le plateau de Studio 1-La Tribune.

Là, aussi, les moins doués s'abritent derrière ses moments plus délicats après avoir largement profité de ses actions d'éclat. Grâce à Dominique D'Onofrio et Jean-François de Sart, l'ambiance est moins crispée et l'aventure européenne continue mais ils ont finalement les mêmes problèmes que Bölöni. A qui la faute ?

Pierre Bilic

Depuis hier, les médias tentent de comprendre et d'expliquer les raisons de l'échec du Standard sur la scène nationale. Presque tous les doigts indiquent deux coupables : Laszlo Bölöni et Milan Jovanovic. C'est quasiment une forme de pensée unique qui doit arranger pas mal de monde. Tant qu'on souligne leurs manquements, on n'évoque pas d'autres erreurs : guère de renforts directement rentables en été, le départ d'Oguchi Onyewu, la blessure de Steven Defour et la suspension d'Axel Witsel qui n'ont pas pu être remplacés par des joueurs de l'effectif qui sont trop jeunes, etc. Elu Entraîneur de l'année en 2008-2009, Bölöni n'avait pas les armes pour se débrouiller sur plusieurs tableaux, ses successeurs non plus. Pour cacher ces manquements, Bölöni a été jeté à la poubelle et on a oublié tout ce qu'il a apporté : un deuxième titre, une Super-Coupe de Belgique, une touche ambitieuse sur la scène européenne, etc. Des médiocres de l'effectif en ont profité pour sortir la tête du panier alors qu'ils n'ont pas l'étoffe de leaders. Le Standard a loupé son début de saison mais a aussi raté sa campagne nationale en ne battant pas Gand. Cet échec est le résultat d'un tout, pas d'un seul homme. Après Bölöni, on vise désormais le joueur le plus important du noyau : Milan Jovanovic, Pro de l'Année, Soulier d'Or, qui a souvent joué sous infiltration ou après avoir été opéré comme le rappelait Benoît Thans sur le plateau de Studio 1-La Tribune. Là, aussi, les moins doués s'abritent derrière ses moments plus délicats après avoir largement profité de ses actions d'éclat. Grâce à Dominique D'Onofrio et Jean-François de Sart, l'ambiance est moins crispée et l'aventure européenne continue mais ils ont finalement les mêmes problèmes que Bölöni. A qui la faute ? Pierre Bilic