Par John BAETE

Le Standard d'après-mercato est-il enfin un bon cru? On espère pour ses supporters que les transferts vont régler les problèmes. Car le meilleur public de D1 a mal de tête après un début de saison indigne. Même qu'il s'est attiré les foudres d'une direction rouche qui s'arroge donc le droit de s'en prendre à ses clients! Mais faut-il s'en étonner alors qu'il y a un an, dans les suites de l'affaire Wasyl, elle avait repris de volée un de ses sponsors qui avait osé critiquer Axel Witsel et la manière dont le club avait communiqué sur cette affaire?

A Sclessin, on est comme ça. C'est un tel honneur d'être associé à la trajectoire "Standard de Liège" que la fusion doit être totale. Se distancier du discours officiel n'est pas bien vu... même si Freedom of speech est affiché un peu partout à Sclessin! La liberté d'expression va-t-elle à sens unique?

Quand un joueur demande une augmentation de contrat, on a tendance à le verser immédiatement dans le noyau B... à moins que la demande ne vienne après des propositions alléchantes d'autres clubs. Un exemple: Wilfried Dalmat n'a pas été traité de la même manière que Marouane Fellaini ou Milan Jovanovic à cause de ça.

"Si on n'est pas pour nous, on est contre nous", telle est souvent l'attitude des patrons liégeois. On mettra ça sur le compte d'une ville où on a le sang chaud. Mais où, après un clash, les choses rentrent généralement dans l'ordre avec une tape dans le dos. Pas de haine corse à Sclessin! Cela dit, on se demande comment et quand les fans contestataires et la tête du club vont pouvoir entonner tous ensemble, tous ensemble. Qui va tendre la main le premier? Qui va jouer aux démineurs? Mais d'abord, sur quoi se base tant d'incompréhension?

Tout d'abord, outre les résultats actuels, il y a fondamentalement le problème que pose la personnalité du coach Dominique D'Onofrio à une frange de supporters, qui a décidément la mémoire bien longue. Est-ce faute d'avoir obtenu le titre dans un passé récent? Ou le fait que les actes de népotisme ne passent pas dans un bastion socialiste (... qui en voit pourtant d'autres dans la vie publique)? Comme le passé n'appartient à personne, disons les choses simplement: si le Standard commence à gagner ses matches, Dominique D'Onofrio recevra une nouvelle chance. Dans le cas inverse, il jouera au fusible. Déjà qu'il joue au paratonnerre.

Le problème sous-jacent est ("bien évidemment...") de savoir si les trois transferts effectués vont changer la face du Standard? S'il s'agit de rééquilibrer une équipe qui doit, pour atteindre un certain niveau, ne plus encaisser de buts stupides et être capable de construire de l'arrière, la direction a décidé de faire confiance aux joueurs existants. Le message est très clair.

Quant à savoir si le jeu offensif va changer, c'est une autre incertitude. Dans un premier temps, avec les transferts de Franck Berrier, Tom De Mul et Luigi Pieroni, on pouvait s'attendre à ce que le jeu s'écarte un peu et que le centre-avant classique de chez classique allait avoir les centres dont il a besoin pour marquer. Mais les deux premiers sont toujours blessés et avec le trio qui débarque, on est dans une autre logique, plus centrale et basée moins sur la construction que la vitesse.

Les anti-D'Onofrio affirment qu'il va s'engouffrer dans cette voie les yeux fermés et que la construction va être réduite à sa plus simple expression. C'est aller un peu vite en besogne. D'Ono n'est certainement pas un apôtre du 4-3-3, mais n'oublions pas qu'ils sont uniquement là pour résoudre le problème actuel de l'inefficacité devant le but, pas pour révolutionner le style de jeu. Les comparer à Jova, Mbokani et de Camargo, c'est du temps perdu mais ça reste la marotte de pas mal de monde.

Par John BAETELe Standard d'après-mercato est-il enfin un bon cru? On espère pour ses supporters que les transferts vont régler les problèmes. Car le meilleur public de D1 a mal de tête après un début de saison indigne. Même qu'il s'est attiré les foudres d'une direction rouche qui s'arroge donc le droit de s'en prendre à ses clients! Mais faut-il s'en étonner alors qu'il y a un an, dans les suites de l'affaire Wasyl, elle avait repris de volée un de ses sponsors qui avait osé critiquer Axel Witsel et la manière dont le club avait communiqué sur cette affaire?A Sclessin, on est comme ça. C'est un tel honneur d'être associé à la trajectoire "Standard de Liège" que la fusion doit être totale. Se distancier du discours officiel n'est pas bien vu... même si Freedom of speech est affiché un peu partout à Sclessin! La liberté d'expression va-t-elle à sens unique? Quand un joueur demande une augmentation de contrat, on a tendance à le verser immédiatement dans le noyau B... à moins que la demande ne vienne après des propositions alléchantes d'autres clubs. Un exemple: Wilfried Dalmat n'a pas été traité de la même manière que Marouane Fellaini ou Milan Jovanovic à cause de ça. "Si on n'est pas pour nous, on est contre nous", telle est souvent l'attitude des patrons liégeois. On mettra ça sur le compte d'une ville où on a le sang chaud. Mais où, après un clash, les choses rentrent généralement dans l'ordre avec une tape dans le dos. Pas de haine corse à Sclessin! Cela dit, on se demande comment et quand les fans contestataires et la tête du club vont pouvoir entonner tous ensemble, tous ensemble. Qui va tendre la main le premier? Qui va jouer aux démineurs? Mais d'abord, sur quoi se base tant d'incompréhension? Tout d'abord, outre les résultats actuels, il y a fondamentalement le problème que pose la personnalité du coach Dominique D'Onofrio à une frange de supporters, qui a décidément la mémoire bien longue. Est-ce faute d'avoir obtenu le titre dans un passé récent? Ou le fait que les actes de népotisme ne passent pas dans un bastion socialiste (... qui en voit pourtant d'autres dans la vie publique)? Comme le passé n'appartient à personne, disons les choses simplement: si le Standard commence à gagner ses matches, Dominique D'Onofrio recevra une nouvelle chance. Dans le cas inverse, il jouera au fusible. Déjà qu'il joue au paratonnerre. Le problème sous-jacent est ("bien évidemment...") de savoir si les trois transferts effectués vont changer la face du Standard? S'il s'agit de rééquilibrer une équipe qui doit, pour atteindre un certain niveau, ne plus encaisser de buts stupides et être capable de construire de l'arrière, la direction a décidé de faire confiance aux joueurs existants. Le message est très clair. Quant à savoir si le jeu offensif va changer, c'est une autre incertitude. Dans un premier temps, avec les transferts de Franck Berrier, Tom De Mul et Luigi Pieroni, on pouvait s'attendre à ce que le jeu s'écarte un peu et que le centre-avant classique de chez classique allait avoir les centres dont il a besoin pour marquer. Mais les deux premiers sont toujours blessés et avec le trio qui débarque, on est dans une autre logique, plus centrale et basée moins sur la construction que la vitesse. Les anti-D'Onofrio affirment qu'il va s'engouffrer dans cette voie les yeux fermés et que la construction va être réduite à sa plus simple expression. C'est aller un peu vite en besogne. D'Ono n'est certainement pas un apôtre du 4-3-3, mais n'oublions pas qu'ils sont uniquement là pour résoudre le problème actuel de l'inefficacité devant le but, pas pour révolutionner le style de jeu. Les comparer à Jova, Mbokani et de Camargo, c'est du temps perdu mais ça reste la marotte de pas mal de monde.