Ils ont prévu une rencontre dans la journée aux Pays-Bas, dans un lieu tenu secret, avec les responsables du Standard. La délégation liégeoise sera composée de Lucien D'Onofrio, vice-président et administrateur-délégué, Pierre François, directeur général, et Philippe Gilis.

Pour bien comprendre les négociations

1. La société hollandaise d'investissement Value8 confirme son intérêt pour le rachat des parts de Margarita Louis-Dreyfus dans le Standard (70% du club, soit valeur estimée de 32 millions d'euros).

2. Si ce n'est pas Value8, ce sera un autre repreneur pour ces parts parce que la famille Louis-Dreyfus veut vendre.

3. Les choses sont bien engagées avec les Hollandais et on parle même de possibilité de vente pour le 15 juin prochain. Les négociations sont lancées depuis une bonne semaine et progressent.

4. Les supporters du club sont inquiets, car ils se demandent à quelle sauce la société hollandaise va "manger" le Standard. Est-ce uniquement une question financière ou y a-t-il un projet sportif ? C'est une question légitime.

5. Cela rassurerait les supporters de voir rester Lucien D'Onofrio à la direction du club, mais ce n'est pas très réaliste. Lucien D'Onofrio possède un quart des actions du club mais dans une nouvelle structure, il serait quand même soumis à l'actionnaire majoritaire qui n'est pas comme Robert Louis-Dreyfus - feu son ami - qui lui avait confié le club. Et pour Lucien D'Onofrio, cela reviendrait à se retrouver dans la situation où il était à Porto, jadis : un directeur sportif constamment scruté par l'actionnaire principal. On le voit très mal fonctionner comme ça aujourd'hui, alors qu'il a amené le Standard où il est en étant totalement indépendant dans ses choix (sportifs et financiers).

6. Le fait que son frère Dominique se soit retiré de la scène du coaching est édifiante : cela laisse la place nette à son frère pour négocier. Si, en Belgique, on trouvait à redire sur le fait qu'un patron de club nomme son frère comme coach, que dire alors de la réaction d'un repreneur étranger ?

7. On dit d'ailleurs déjà que les Hollandais ont en tête un directeur sportif néerlandophone... J'ai téléphoné à notre chroniqueur Marc Degryse mais il m'a juré que ce n'était pas lui ! Aad de Mos alors ? Aaaargh.

8. Je pense que Lucien D. ne va pas rester au Standard. Il avait essayé de racheter les parts de Margarita (pour rester seul patron) mais n'avait pas les 32 millions requis. Il devrait plutôt - toujours selon moi - vendre ses parts au repreneur aussi. Et partir vivre (et travailler dans le foot?) au Portugal qu'il adore... A moins - et ça serait le Plan B - que d'autres investisseurs rachètent les parts de Margarita en le laissant lui, grand patron. Des Qataris, la région wallonne dans un cas identique au circuit de Francorchamps, Tapie ? Ce sont des pistes oniriques. La seule chose réelle, c'est Value8.

9. Rappel : à Liège, quand on veut boire une toute petite bière, on commande "un Hollandais"...

John Baete

Ils ont prévu une rencontre dans la journée aux Pays-Bas, dans un lieu tenu secret, avec les responsables du Standard. La délégation liégeoise sera composée de Lucien D'Onofrio, vice-président et administrateur-délégué, Pierre François, directeur général, et Philippe Gilis. Pour bien comprendre les négociations 1. La société hollandaise d'investissement Value8 confirme son intérêt pour le rachat des parts de Margarita Louis-Dreyfus dans le Standard (70% du club, soit valeur estimée de 32 millions d'euros). 2. Si ce n'est pas Value8, ce sera un autre repreneur pour ces parts parce que la famille Louis-Dreyfus veut vendre. 3. Les choses sont bien engagées avec les Hollandais et on parle même de possibilité de vente pour le 15 juin prochain. Les négociations sont lancées depuis une bonne semaine et progressent. 4. Les supporters du club sont inquiets, car ils se demandent à quelle sauce la société hollandaise va "manger" le Standard. Est-ce uniquement une question financière ou y a-t-il un projet sportif ? C'est une question légitime. 5. Cela rassurerait les supporters de voir rester Lucien D'Onofrio à la direction du club, mais ce n'est pas très réaliste. Lucien D'Onofrio possède un quart des actions du club mais dans une nouvelle structure, il serait quand même soumis à l'actionnaire majoritaire qui n'est pas comme Robert Louis-Dreyfus - feu son ami - qui lui avait confié le club. Et pour Lucien D'Onofrio, cela reviendrait à se retrouver dans la situation où il était à Porto, jadis : un directeur sportif constamment scruté par l'actionnaire principal. On le voit très mal fonctionner comme ça aujourd'hui, alors qu'il a amené le Standard où il est en étant totalement indépendant dans ses choix (sportifs et financiers). 6. Le fait que son frère Dominique se soit retiré de la scène du coaching est édifiante : cela laisse la place nette à son frère pour négocier. Si, en Belgique, on trouvait à redire sur le fait qu'un patron de club nomme son frère comme coach, que dire alors de la réaction d'un repreneur étranger ? 7. On dit d'ailleurs déjà que les Hollandais ont en tête un directeur sportif néerlandophone... J'ai téléphoné à notre chroniqueur Marc Degryse mais il m'a juré que ce n'était pas lui ! Aad de Mos alors ? Aaaargh. 8. Je pense que Lucien D. ne va pas rester au Standard. Il avait essayé de racheter les parts de Margarita (pour rester seul patron) mais n'avait pas les 32 millions requis. Il devrait plutôt - toujours selon moi - vendre ses parts au repreneur aussi. Et partir vivre (et travailler dans le foot?) au Portugal qu'il adore... A moins - et ça serait le Plan B - que d'autres investisseurs rachètent les parts de Margarita en le laissant lui, grand patron. Des Qataris, la région wallonne dans un cas identique au circuit de Francorchamps, Tapie ? Ce sont des pistes oniriques. La seule chose réelle, c'est Value8. 9. Rappel : à Liège, quand on veut boire une toute petite bière, on commande "un Hollandais"... John Baete