Je voudrais revenir sur l'affaire Jelle Van Damme. On a annoncé qu'il négociait un transfert à Genk avant que ce ne soit démenti. Il faut se méfier car Van Damme est le genre de joueur capable d'embrasser l'écusson de trois maillots différents dans le même pays. Cela dit, je le crois quand il dit qu'il ne veut pas partir si ça dépend de lui.

De source sûre, Roland Duchâtelet veut vendre Van Damme et Sébastien Pocognoli. La raison est simple : ce sont des joueurs de l'ère D'Onofrio et ils ont un salaire conséquent. Le président du Standard considère qu'ils coûtent trop cher et veut les vendre pour des raisons financières. Il estime sans doute que le club est assuré de disputer les PO1 et fait donc de la spéculation. Son âme de financier prend le dessus mais s'il ne veut pas voir les supporters arracher les sièges de son stade, il a intérêt à conserver Jelle. Pour moi, malgré le démenti, il n'est pas impossible qu'il parte. Genk est intéressé et les deux clubs sont en stage à Belek : il leur est très facile de négocier à l'abri des regards. Et puis, il ne faut pas être naïf, Théo Poel et Michel Renquin, c'était dans les années 80. Aujourd'hui, l'amour du maillot n'existe plus. Si on propose un gros salaire à Van Damme ou Poco, ils partiront.

Du côté d'Anderlecht, on a perdu Lucas Biglia. Je suggère à Herman Van Holsbeeck d'aller jeter un oeil au Barça ou au Real, l'Argentin est certainement là-bas en train de signer un contrat ! Plus sérieusement, pendant des années je me suis fait allumer parce qu'on annonçait Nicolas Frutos partout dans de grands championnats et que je disais qu'il resterait à Anderlecht. C'est le même cinéma avec Biglia. Si j'étais lui, je resterais. Il devrait être très fier de jouer pour un club qui chaque année joue le titre et participe parfois à la Ligue des Champions. Qu'il se rende compte que c'est une chance et arrête de se prendre pour un joueur qu'il n'est pas.

Comme le dit bien Marc Delire, la Jupiler League c'est comme une étape de plaine du Tour de France : on s'ennuie longtemps avant de s'emballer pour le sprint final que seront les play-offs. Il reste 8 matches soit 24 points à prendre. A moins que Mons ne crée l'exploit, le top 6 est bouclé. La période des transferts ajoute un peu de piment mais ce mercato c'est juste la politique du copinage. C'est à celui qui aura le plus de relations pour faire du troc comme avec le cas Christophe Lepoint. Ces transferts ne servent qu'à ceux qui ont encore de réelles ambitions et surtout à ceux qui sont menacés. Anderlecht peut se contenter de conserver son noyau tandis que Bruges paye 3,5 millions pour Laurens De Bock. Il est très bon mais c'est à mourir de rire : il y a 3 ans, ils auraient pu l'acheter pour 100.000 euros. Le Standard devrait penser à se renforcer. Charleroi aussi car ses concurrents ne vont pas se gêner à l'image du Beerschot, de Waasland-Beveren ou de Gand, qui va d'ailleurs remonter très vite au classement.

Chez les Carolos, 2013 c'est le changement. Les tarifs ont augmenté : un fils de p*** au coach valait un match de suspension l'an dernier, maintenant la même insulte à l'administrateur délégué vaut un licenciement. C'est ridicule, c'est de la susceptibilité personnelle. Je l'ai déjà dit, le club aurait dû prendre cette mesure immédiatement, pour l'exemple. Pas un mois plus tard.

Propos recueillis par Jules Monnier

Je voudrais revenir sur l'affaire Jelle Van Damme. On a annoncé qu'il négociait un transfert à Genk avant que ce ne soit démenti. Il faut se méfier car Van Damme est le genre de joueur capable d'embrasser l'écusson de trois maillots différents dans le même pays. Cela dit, je le crois quand il dit qu'il ne veut pas partir si ça dépend de lui. De source sûre, Roland Duchâtelet veut vendre Van Damme et Sébastien Pocognoli. La raison est simple : ce sont des joueurs de l'ère D'Onofrio et ils ont un salaire conséquent. Le président du Standard considère qu'ils coûtent trop cher et veut les vendre pour des raisons financières. Il estime sans doute que le club est assuré de disputer les PO1 et fait donc de la spéculation. Son âme de financier prend le dessus mais s'il ne veut pas voir les supporters arracher les sièges de son stade, il a intérêt à conserver Jelle. Pour moi, malgré le démenti, il n'est pas impossible qu'il parte. Genk est intéressé et les deux clubs sont en stage à Belek : il leur est très facile de négocier à l'abri des regards. Et puis, il ne faut pas être naïf, Théo Poel et Michel Renquin, c'était dans les années 80. Aujourd'hui, l'amour du maillot n'existe plus. Si on propose un gros salaire à Van Damme ou Poco, ils partiront. Du côté d'Anderlecht, on a perdu Lucas Biglia. Je suggère à Herman Van Holsbeeck d'aller jeter un oeil au Barça ou au Real, l'Argentin est certainement là-bas en train de signer un contrat ! Plus sérieusement, pendant des années je me suis fait allumer parce qu'on annonçait Nicolas Frutos partout dans de grands championnats et que je disais qu'il resterait à Anderlecht. C'est le même cinéma avec Biglia. Si j'étais lui, je resterais. Il devrait être très fier de jouer pour un club qui chaque année joue le titre et participe parfois à la Ligue des Champions. Qu'il se rende compte que c'est une chance et arrête de se prendre pour un joueur qu'il n'est pas. Comme le dit bien Marc Delire, la Jupiler League c'est comme une étape de plaine du Tour de France : on s'ennuie longtemps avant de s'emballer pour le sprint final que seront les play-offs. Il reste 8 matches soit 24 points à prendre. A moins que Mons ne crée l'exploit, le top 6 est bouclé. La période des transferts ajoute un peu de piment mais ce mercato c'est juste la politique du copinage. C'est à celui qui aura le plus de relations pour faire du troc comme avec le cas Christophe Lepoint. Ces transferts ne servent qu'à ceux qui ont encore de réelles ambitions et surtout à ceux qui sont menacés. Anderlecht peut se contenter de conserver son noyau tandis que Bruges paye 3,5 millions pour Laurens De Bock. Il est très bon mais c'est à mourir de rire : il y a 3 ans, ils auraient pu l'acheter pour 100.000 euros. Le Standard devrait penser à se renforcer. Charleroi aussi car ses concurrents ne vont pas se gêner à l'image du Beerschot, de Waasland-Beveren ou de Gand, qui va d'ailleurs remonter très vite au classement. Chez les Carolos, 2013 c'est le changement. Les tarifs ont augmenté : un fils de p*** au coach valait un match de suspension l'an dernier, maintenant la même insulte à l'administrateur délégué vaut un licenciement. C'est ridicule, c'est de la susceptibilité personnelle. Je l'ai déjà dit, le club aurait dû prendre cette mesure immédiatement, pour l'exemple. Pas un mois plus tard.Propos recueillis par Jules Monnier