En 1998, le Standard de Liège est criblé de dettes, Robert-Louis Dreyfus décide alors de reprendre le club en y injectant 28,3 millions d'euros. Avec cet apport, la S.A. Financière Standard (entreprise créée par M. Dreyfus) détient 89% des parts de la société anonyme Standard de Liège. Les 11% restant sont achetés par Luciano D'Onofrio qui injecte 5 millions d'euros dans le capital de l'entreprise. L'actif du club est donc de 33,3 millions d'euros.

Il aura fallu au club dix ans pour redresser la barre et être dans le positif. Au 30 juin 2010, la S.A. faisait un bénéfice net de 10,3 millions d'euros. C'est ce qui a poussé Margarita Dreyfus, en tant qu'actionnaire, a demandé des dividendes. La S.A. Financière Standard a obtenu 5,370 millions d'euros et Margarita Dreyfus 1,728 millions d'euros. On est loin des 28 millions investis au départ.

Au vu de la balance bénéfices/pertes, Margarita Dreyfus a décidé de vendre les parts qu'elle détient dans le club liégeois. Mais qui pourra reprendre ?

Luciano D'Onofrio ?

L'actuel administrateur délégué du Standard serait le mieux placé pour racheter les parts. Lui qui est au club depuis 1998 et qui a investi 5 millions d'euros, est devenu en 2004 vice-président avant de prendre le rôle d'administrateur délégué en 2010.
Luciano D'Onofrio a récemment affirmé qu'il pourrait quitter le club à la fin de la saison. Lui qui a redressé les finances du club, multiplié par cinq le nombre d'abonnés, fait construire l'académie Robert-Louis Dreyfus et ramené deux titres nationaux au Standard pourrait donc quitter le club liégeois. Oui mais voilà, selon certaines sources, il aurait fait une proposition de rachat à Margarita Dreyfus, offre qu'elle aurait refusée.

Antonio Giraudo ?

Depuis quelques semaines, une rumeur apparue dans la presse italienne annonce Antonio Giraudo comme possible futur administrateur délégué du club. Giraudo est loin d'être un inconnu dans le monde du football puisqu'il fut directeur de la Juventus de Turin de 1994 à 2006.
En 2004, Antonio Giraudo se retrouve impliqué dans une affaire de fraude sportive mais, il sera acquitté par la Cour de Turin. En 2009, il est accusé d'avoir dopé les comptes administratifs du club mais, il est, une nouvelle fois, relaxé. En 2006, avec ces compères Lucciano Moggi et Roberto Bettega, Giraudo s'est retrouvé impliqué dans l'affaire des matches truqués en Italie (le Calciopoli). En fin d'année 2009, il a été condamné à trois ans de prison pour fraude et conspiration. Contrairement à ce que certains peuvent dire, les accointances entre Luciano D'Onofrio et la Juventus ne vont pas favoriser l'arrivée d'Antonio Giraudo. En effet, ce dernier n'a plus rien à voir avec le club du Piémont et il est haï par tous les supporters puisqu'à cause de lui, la Juventus a perdu de la notoriété, de la crédibilité, de la qualité sportive, des titres nationaux et s'est retrouvée en Série B (deuxième division italienne).

Est-ce que le conseil d'administration laissera une personne à la réputation sulfureuse diriger le club, pas sûr. Quoi qu'il en soit, les mois à venir donneront plus d'information quant à l'avenir du Standard de Liège.

Pierre Vandevelde (stg)

En 1998, le Standard de Liège est criblé de dettes, Robert-Louis Dreyfus décide alors de reprendre le club en y injectant 28,3 millions d'euros. Avec cet apport, la S.A. Financière Standard (entreprise créée par M. Dreyfus) détient 89% des parts de la société anonyme Standard de Liège. Les 11% restant sont achetés par Luciano D'Onofrio qui injecte 5 millions d'euros dans le capital de l'entreprise. L'actif du club est donc de 33,3 millions d'euros. Il aura fallu au club dix ans pour redresser la barre et être dans le positif. Au 30 juin 2010, la S.A. faisait un bénéfice net de 10,3 millions d'euros. C'est ce qui a poussé Margarita Dreyfus, en tant qu'actionnaire, a demandé des dividendes. La S.A. Financière Standard a obtenu 5,370 millions d'euros et Margarita Dreyfus 1,728 millions d'euros. On est loin des 28 millions investis au départ. Au vu de la balance bénéfices/pertes, Margarita Dreyfus a décidé de vendre les parts qu'elle détient dans le club liégeois. Mais qui pourra reprendre ? Luciano D'Onofrio ?L'actuel administrateur délégué du Standard serait le mieux placé pour racheter les parts. Lui qui est au club depuis 1998 et qui a investi 5 millions d'euros, est devenu en 2004 vice-président avant de prendre le rôle d'administrateur délégué en 2010. Luciano D'Onofrio a récemment affirmé qu'il pourrait quitter le club à la fin de la saison. Lui qui a redressé les finances du club, multiplié par cinq le nombre d'abonnés, fait construire l'académie Robert-Louis Dreyfus et ramené deux titres nationaux au Standard pourrait donc quitter le club liégeois. Oui mais voilà, selon certaines sources, il aurait fait une proposition de rachat à Margarita Dreyfus, offre qu'elle aurait refusée. Antonio Giraudo ?Depuis quelques semaines, une rumeur apparue dans la presse italienne annonce Antonio Giraudo comme possible futur administrateur délégué du club. Giraudo est loin d'être un inconnu dans le monde du football puisqu'il fut directeur de la Juventus de Turin de 1994 à 2006. En 2004, Antonio Giraudo se retrouve impliqué dans une affaire de fraude sportive mais, il sera acquitté par la Cour de Turin. En 2009, il est accusé d'avoir dopé les comptes administratifs du club mais, il est, une nouvelle fois, relaxé. En 2006, avec ces compères Lucciano Moggi et Roberto Bettega, Giraudo s'est retrouvé impliqué dans l'affaire des matches truqués en Italie (le Calciopoli). En fin d'année 2009, il a été condamné à trois ans de prison pour fraude et conspiration. Contrairement à ce que certains peuvent dire, les accointances entre Luciano D'Onofrio et la Juventus ne vont pas favoriser l'arrivée d'Antonio Giraudo. En effet, ce dernier n'a plus rien à voir avec le club du Piémont et il est haï par tous les supporters puisqu'à cause de lui, la Juventus a perdu de la notoriété, de la crédibilité, de la qualité sportive, des titres nationaux et s'est retrouvée en Série B (deuxième division italienne). Est-ce que le conseil d'administration laissera une personne à la réputation sulfureuse diriger le club, pas sûr. Quoi qu'il en soit, les mois à venir donneront plus d'information quant à l'avenir du Standard de Liège. Pierre Vandevelde (stg)