Et tout le monde de s'étonner en découvrant que Thibaut Courtois est le premier footballeur à décrocher ce trophée individuel. Pourtant, notre pays n'a pas manqué de champions d'exception, de Paul Van Himst à Enzo Scifo en passant par Jean-Marie Pfaff et Michel Preud'homme. Si le football n'a jamais été sacré, c'est sans doute dû à l'obnubilation pour leur sport des journalistes qui suivent le football et qui ne s'estiment pas assez concernés par les autres sports pour poser un vote, mais également par ce snobisme qui ressemble à de la jalousie, des journalistes omnisports qui estiment que le football tire déjà à longueur d'année la couverture à lui et permettent aux autres sports de profiter de ce trophée pour recevoir un peu de lumière médiatique.

Voilà comment le sport le plus populaire de notre pays fut l'oublié de ces cinquante dernières années. Reste que pour faire bouger cette frontière au sein de la corporation, il fallait un événement fédérateur comme une Coupe du Monde. Le pays s'est tellement mobilisé, affichant les couleurs des Diables Rouges, que les votants n'ont pu que succomber aux charmes des succès brésiliens. Derrière cette razzia, il y a évidemment l'émotion née au mois de juin et ce quart de finale de Coupe du Monde. Mais il y a également le talent de ces joueurs que le monde entier glorifie aujourd'hui. Hier, c'était Courtois mais demain semble promis à Eden Hazard ou Kevin De Bruyne.

"Hier, c'était Courtois mais demain semble promis à Eden Hazard ou Kevin De Bruyne."

La caisse de résonance de la Premier League a également fonctionné à plein régime. En s'imposant dans l'un des meilleurs championnats du monde (la Liga espagnole), Courtois avait déjà forgé sa légende (surtout qu'il l'a fait dans un club qui ne se nomme ni Barcelone, ni le Real Madrid). En revenant à Chelsea et en effaçant si facilement le monument qu'est Petr Cech, il a acquis encore une autre dimension. Courtois fait aujourd'hui partie du top-3 des meilleurs gardiens mondiaux et son sacre au Gala du Sportif de l'Année ne souffre d'aucune discussion.

Mais le triomphe du football ne s'est pas limité à une première. Courtois a été rejoint sur le podium par Divock Origi, meilleur jeune, les Diables Rouges, symbolisés par Daniel Van Buyten, meilleure équipe, et Marc Wilmots meilleur entraîneur. Fortement critiqué ces derniers mois, Wilmots trouvera un certain réconfort dans ce double plébiscite (prix Raymond Goethals et Coach de l'Année). Pourtant, il n'est pas naïf au point de croire que cette reconnaissance le met à l'abri de nouvelles critiques qui ne manqueront pas d'arriver en cas de contre-performances printanières. Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne...

Et tout le monde de s'étonner en découvrant que Thibaut Courtois est le premier footballeur à décrocher ce trophée individuel. Pourtant, notre pays n'a pas manqué de champions d'exception, de Paul Van Himst à Enzo Scifo en passant par Jean-Marie Pfaff et Michel Preud'homme. Si le football n'a jamais été sacré, c'est sans doute dû à l'obnubilation pour leur sport des journalistes qui suivent le football et qui ne s'estiment pas assez concernés par les autres sports pour poser un vote, mais également par ce snobisme qui ressemble à de la jalousie, des journalistes omnisports qui estiment que le football tire déjà à longueur d'année la couverture à lui et permettent aux autres sports de profiter de ce trophée pour recevoir un peu de lumière médiatique. Voilà comment le sport le plus populaire de notre pays fut l'oublié de ces cinquante dernières années. Reste que pour faire bouger cette frontière au sein de la corporation, il fallait un événement fédérateur comme une Coupe du Monde. Le pays s'est tellement mobilisé, affichant les couleurs des Diables Rouges, que les votants n'ont pu que succomber aux charmes des succès brésiliens. Derrière cette razzia, il y a évidemment l'émotion née au mois de juin et ce quart de finale de Coupe du Monde. Mais il y a également le talent de ces joueurs que le monde entier glorifie aujourd'hui. Hier, c'était Courtois mais demain semble promis à Eden Hazard ou Kevin De Bruyne. La caisse de résonance de la Premier League a également fonctionné à plein régime. En s'imposant dans l'un des meilleurs championnats du monde (la Liga espagnole), Courtois avait déjà forgé sa légende (surtout qu'il l'a fait dans un club qui ne se nomme ni Barcelone, ni le Real Madrid). En revenant à Chelsea et en effaçant si facilement le monument qu'est Petr Cech, il a acquis encore une autre dimension. Courtois fait aujourd'hui partie du top-3 des meilleurs gardiens mondiaux et son sacre au Gala du Sportif de l'Année ne souffre d'aucune discussion. Mais le triomphe du football ne s'est pas limité à une première. Courtois a été rejoint sur le podium par Divock Origi, meilleur jeune, les Diables Rouges, symbolisés par Daniel Van Buyten, meilleure équipe, et Marc Wilmots meilleur entraîneur. Fortement critiqué ces derniers mois, Wilmots trouvera un certain réconfort dans ce double plébiscite (prix Raymond Goethals et Coach de l'Année). Pourtant, il n'est pas naïf au point de croire que cette reconnaissance le met à l'abri de nouvelles critiques qui ne manqueront pas d'arriver en cas de contre-performances printanières. Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne...