L'euphorie actuelle ferait presque oublier qu'il y a eu une longue période où le football belge ne pouvait être performant que dans la résistance. Un peu à l'image du pays. Nous attendions, nous n'étions ni aventuriers, ni conquérants et cela se voyait dans notre football.

Il ne reste absolument plus rien de ce jeu défensif, presque rustique. Les Diables Rouges jouent de façon offensive et créative, le tout parsemé d'influences africaines responsables de sa frivolité.

Mais surtout : cette génération, considérée comme talentueuse depuis longtemps, s'est découverte juste à temps. Elle a grandi à côté et sur le terrain alors qu'il n'y a vraiment pas si longtemps, de nombreux joueurs internationaux venaient s'entraîner à contrecoeur. C'était également dû aux infrastructures non professionnelles de la Fédération de Football qui ne voulait surtout pas dépenser, mais surtout à la perception, à la fierté et à la mentalité qui régnaient dans le football belge.

Le revirement est spectaculaire et on le doit à de nombreux architectes. Dick Advocaat, qui a amélioré la discipline, Georges Leekens qui est responsable de l'encadrement professionnel et surtout Marc Wilmots, la bonne personne au bon endroit et au bon moment. Il sent le groupe, il est apprécié et il juge chacun à sa juste valeur. Et surtout : il a créé une ambiance avec peu de pression, mais une grande envie de bien jouer, de jouer sans parti pris et sans soucis. De sorte que les Diables Rouges n'ont plus connu de défaite depuis plus d'un an et qu'ils ont remporté 25 sur 27 points dans la qualification pour le Championnat du Monde.

Où tout cela finira-t-il? Au milieu de tous les sentiments de patriotisme, le monde extérieur pense au moins aux quarts de finale, même un homme aussi réfléchi que Jan Ceulemans n'exclut pas les chances de remporter le titre. Tout cela créé une ambiance d'exaltation dont Marc Wilmots se distancie : l'entraîneur national est sûr de lui, ne le montre pas et dit laisser les prédictions aux analystes. Et il étudie les possibilités de développement de cette équipe et quelle sera la forme de ses Diables le 13 juin, le premier jour de la Coupedu monde. Pour lui, la question de leur performances en clubs étrangers joue un rôle clé, car le rythme de jeu est capital. Mais ces soucis-là sont pour plus tard.

Il est certain que la Belgique baigne dans le talent, la génération suivante est également talentueuse, la plupart d'entre eux savent aussi qu'ils doivent traverser les frontières s'ils veulent continuer à progresser. Car dans la recherche d'explications à la renaissance du football belge, on peut parler d'une meilleure formation, de l'obligation de suivre une formation d'entraîneur. Or, en restant uniquement en Jupiler League, les Diables Rouges ne seraient jamais arrivés à ce niveau.


L'euphorie actuelle ferait presque oublier qu'il y a eu une longue période où le football belge ne pouvait être performant que dans la résistance. Un peu à l'image du pays. Nous attendions, nous n'étions ni aventuriers, ni conquérants et cela se voyait dans notre football. Il ne reste absolument plus rien de ce jeu défensif, presque rustique. Les Diables Rouges jouent de façon offensive et créative, le tout parsemé d'influences africaines responsables de sa frivolité. Mais surtout : cette génération, considérée comme talentueuse depuis longtemps, s'est découverte juste à temps. Elle a grandi à côté et sur le terrain alors qu'il n'y a vraiment pas si longtemps, de nombreux joueurs internationaux venaient s'entraîner à contrecoeur. C'était également dû aux infrastructures non professionnelles de la Fédération de Football qui ne voulait surtout pas dépenser, mais surtout à la perception, à la fierté et à la mentalité qui régnaient dans le football belge. Le revirement est spectaculaire et on le doit à de nombreux architectes. Dick Advocaat, qui a amélioré la discipline, Georges Leekens qui est responsable de l'encadrement professionnel et surtout Marc Wilmots, la bonne personne au bon endroit et au bon moment. Il sent le groupe, il est apprécié et il juge chacun à sa juste valeur. Et surtout : il a créé une ambiance avec peu de pression, mais une grande envie de bien jouer, de jouer sans parti pris et sans soucis. De sorte que les Diables Rouges n'ont plus connu de défaite depuis plus d'un an et qu'ils ont remporté 25 sur 27 points dans la qualification pour le Championnat du Monde. Où tout cela finira-t-il? Au milieu de tous les sentiments de patriotisme, le monde extérieur pense au moins aux quarts de finale, même un homme aussi réfléchi que Jan Ceulemans n'exclut pas les chances de remporter le titre. Tout cela créé une ambiance d'exaltation dont Marc Wilmots se distancie : l'entraîneur national est sûr de lui, ne le montre pas et dit laisser les prédictions aux analystes. Et il étudie les possibilités de développement de cette équipe et quelle sera la forme de ses Diables le 13 juin, le premier jour de la Coupedu monde. Pour lui, la question de leur performances en clubs étrangers joue un rôle clé, car le rythme de jeu est capital. Mais ces soucis-là sont pour plus tard.Il est certain que la Belgique baigne dans le talent, la génération suivante est également talentueuse, la plupart d'entre eux savent aussi qu'ils doivent traverser les frontières s'ils veulent continuer à progresser. Car dans la recherche d'explications à la renaissance du football belge, on peut parler d'une meilleure formation, de l'obligation de suivre une formation d'entraîneur. Or, en restant uniquement en Jupiler League, les Diables Rouges ne seraient jamais arrivés à ce niveau.