Cristiano Ronaldo s'est vu remettre le Golden Shoe, symbolisant son titre de meilleur buteur des championnats européens en 2010-2011 (40 buts), dans un grand hôtel madrilène vendredi dernier. Le Portugais n'accorde ses interviews qu'au compte-gouttes. Surtout parce que le Real Madrid effectue un tri sévère parmi les très (trop) nombreuses demandes. C'est donc un privilège de se trouver face à lui pendant 45 minutes.

On y découvre un footballeur rompu aux sollicitations des médias et qui sait comment se comporter en pareilles circonstances, mais aussi un garçon souriant et plein d'humour.

Vous êtes en train de battre tous les records. A Lyon, la semaine dernière, vous avez inscrit vos 99e et 100e buts pour le Real, en un peu plus de deux saisons au club. C'est une moyenne supérieure à celle de Raul, Ronaldo et Hugo Sanchez autrefois. La chasse aux records n'a jamais été une obsession pour moi. Je suis plein d'admiration pour les anciens grands joueurs du Real Madrid, et pour ce qu'ils ont réalisé pour ce club. Raul, en particulier, a joué 16 ans ici et a gagné tout ce qu'il lui était possible de gagner. Etre comparé à des joueurs comme Raul, Ronaldo ou Hugo Sanchez, à 26 ans à peine, est une grande fierté.

Quel fut votre plus beau but, la saison dernière ?

Difficile à dire, il y en a eu tellement ! Si je dois en citer un, je dirai celui inscrit de la tête contre le FC Barcelone, en finale de la Coupe du Roi. Ce n'était sans doute pas le plus beau, mais le plus important, car il nous a offert le trophée.

Lionel Messi est, une nouvelle fois, cité comme le favori pour l'obtention du Ballon d'Or... Ce serait un très bon choix...

Regrettez-vous d'être un contemporain de Messi ?

Non, au contraire. La concurrence n'a jamais fait de tort, elle pousse à se dépasser. J'aime la concurrence. Avec Messi comme avec les meilleurs joueurs du monde.

Pour le titre de Pichichi, c'est souvent un mano a mano. Lorsque Messi inscrit un triplé, vous réussissez un triplé deux jours plus tard...

Pure coïncidence ! (Il rit)

Le championnat d'Espagne est souvent surnommé la Liga de dos, la Ligue de deux équipes... On fera le bilan en fin de saison. Le championnat d'Espagne est très compétitif. C'est l'un des meilleurs d'Europe, comme celui d'Angleterre ou d'Allemagne. La saison s'annonce très intéressante.

Ce Real Madrid-ci est-il la meilleure équipe dans laquelle vous ayez évolué ? Si l'on se réfère à la qualité des joueurs qui la composent, c'est possible. La valeur d'une équipe se mesure aussi aux trophées qu'elle remporte. Avec Manchester United, j'ai tout gagné sur une saison : le championnat, la FA Cup et la Ligue des Champions. Je n'ai pas encore réalisé ce genre de triplé avec le Real. C'est mon objectif.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Cristiano Ronaldo dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Daniel Devos, Sport/Foot Magazine

Cristiano Ronaldo s'est vu remettre le Golden Shoe, symbolisant son titre de meilleur buteur des championnats européens en 2010-2011 (40 buts), dans un grand hôtel madrilène vendredi dernier. Le Portugais n'accorde ses interviews qu'au compte-gouttes. Surtout parce que le Real Madrid effectue un tri sévère parmi les très (trop) nombreuses demandes. C'est donc un privilège de se trouver face à lui pendant 45 minutes. On y découvre un footballeur rompu aux sollicitations des médias et qui sait comment se comporter en pareilles circonstances, mais aussi un garçon souriant et plein d'humour. Vous êtes en train de battre tous les records. A Lyon, la semaine dernière, vous avez inscrit vos 99e et 100e buts pour le Real, en un peu plus de deux saisons au club. C'est une moyenne supérieure à celle de Raul, Ronaldo et Hugo Sanchez autrefois. La chasse aux records n'a jamais été une obsession pour moi. Je suis plein d'admiration pour les anciens grands joueurs du Real Madrid, et pour ce qu'ils ont réalisé pour ce club. Raul, en particulier, a joué 16 ans ici et a gagné tout ce qu'il lui était possible de gagner. Etre comparé à des joueurs comme Raul, Ronaldo ou Hugo Sanchez, à 26 ans à peine, est une grande fierté. Quel fut votre plus beau but, la saison dernière ? Difficile à dire, il y en a eu tellement ! Si je dois en citer un, je dirai celui inscrit de la tête contre le FC Barcelone, en finale de la Coupe du Roi. Ce n'était sans doute pas le plus beau, mais le plus important, car il nous a offert le trophée. Lionel Messi est, une nouvelle fois, cité comme le favori pour l'obtention du Ballon d'Or... Ce serait un très bon choix... Regrettez-vous d'être un contemporain de Messi ? Non, au contraire. La concurrence n'a jamais fait de tort, elle pousse à se dépasser. J'aime la concurrence. Avec Messi comme avec les meilleurs joueurs du monde. Pour le titre de Pichichi, c'est souvent un mano a mano. Lorsque Messi inscrit un triplé, vous réussissez un triplé deux jours plus tard... Pure coïncidence ! (Il rit) Le championnat d'Espagne est souvent surnommé la Liga de dos, la Ligue de deux équipes... On fera le bilan en fin de saison. Le championnat d'Espagne est très compétitif. C'est l'un des meilleurs d'Europe, comme celui d'Angleterre ou d'Allemagne. La saison s'annonce très intéressante. Ce Real Madrid-ci est-il la meilleure équipe dans laquelle vous ayez évolué ? Si l'on se réfère à la qualité des joueurs qui la composent, c'est possible. La valeur d'une équipe se mesure aussi aux trophées qu'elle remporte. Avec Manchester United, j'ai tout gagné sur une saison : le championnat, la FA Cup et la Ligue des Champions. Je n'ai pas encore réalisé ce genre de triplé avec le Real. C'est mon objectif. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Cristiano Ronaldo dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Daniel Devos, Sport/Foot Magazine