Après le remarquable dossier que Sport/Foot Magazine a consacré la semaine passée au flirt entre Roger Vanden Stock et Lucien D'Onofrio, l'intérêt médiatique pour cette histoire n'est pas retombé. On n'attend plus que l'affichage des bans de mariage.

Mais si union il y a, elle aura quand même un goût de fin d'époque. Les deux tourtereaux ne sont-ils pas arrivés au bout de leur longue trajectoire dans le monde du football ? D'autres avant eux ont dû prendre du recul, parfois en raison de l'un ou l'autre scandale, car de jeunes loups avaient d'autres idées plus en phase avec des époques toujours changeantes.

Roger Vanden Stock et Lucien D'Onofrio ont sorti Anderlecht et le Standard de périodes délicates en requinquant leur trésorerie, en dépoussiérant leur prestige ou en construisant un centre de formation et d'entraînement. Mais, ailleurs, il y a désormais d'autres idées. Le Standard et le Club Bruges ont été pris en mains par de très importants hommes d'affaires belges, Roland Duchâtelet et Bart Verhaeghe, qui travaillent différemment.

A Sclessin, par exemple, il a suffi de cinq mois pour changer d'époque, de climat, d'idées, pour trouver plus de sérénité, etc. Et, paradoxalement, en attirant Luciano chez lui, Roger Vanden Stock a permis au Standard de tourner plus vite que prévu la page D'Ono dont, par contre, l'arrivée divise les Mauves. Roger Vanden Stock s'est-il déforcé tout en renforçant le moral d'un adversaire ? La faute de stratégie commise en dévoilant son intérêt pour Luciano n'est-elle pas évidente ?

Même si Anderlecht empoche le titre en fin de saison, une nouvelle race de dirigeants modernes montre le bout du nez à Liège et à Bruges, entre autres : sera-ce une des grandes leçons de la saison ?

Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine

Après le remarquable dossier que Sport/Foot Magazine a consacré la semaine passée au flirt entre Roger Vanden Stock et Lucien D'Onofrio, l'intérêt médiatique pour cette histoire n'est pas retombé. On n'attend plus que l'affichage des bans de mariage. Mais si union il y a, elle aura quand même un goût de fin d'époque. Les deux tourtereaux ne sont-ils pas arrivés au bout de leur longue trajectoire dans le monde du football ? D'autres avant eux ont dû prendre du recul, parfois en raison de l'un ou l'autre scandale, car de jeunes loups avaient d'autres idées plus en phase avec des époques toujours changeantes. Roger Vanden Stock et Lucien D'Onofrio ont sorti Anderlecht et le Standard de périodes délicates en requinquant leur trésorerie, en dépoussiérant leur prestige ou en construisant un centre de formation et d'entraînement. Mais, ailleurs, il y a désormais d'autres idées. Le Standard et le Club Bruges ont été pris en mains par de très importants hommes d'affaires belges, Roland Duchâtelet et Bart Verhaeghe, qui travaillent différemment. A Sclessin, par exemple, il a suffi de cinq mois pour changer d'époque, de climat, d'idées, pour trouver plus de sérénité, etc. Et, paradoxalement, en attirant Luciano chez lui, Roger Vanden Stock a permis au Standard de tourner plus vite que prévu la page D'Ono dont, par contre, l'arrivée divise les Mauves. Roger Vanden Stock s'est-il déforcé tout en renforçant le moral d'un adversaire ? La faute de stratégie commise en dévoilant son intérêt pour Luciano n'est-elle pas évidente ? Même si Anderlecht empoche le titre en fin de saison, une nouvelle race de dirigeants modernes montre le bout du nez à Liège et à Bruges, entre autres : sera-ce une des grandes leçons de la saison ? Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine