Par John BAETE

On a tous rendez-vous dimanche prochain à Sclessin, à 18 heures, pour Standard-Anderlecht. Avec plein d'espoirs de voir un bon match, contrairement aux dernières confrontations. Et si les deux clubs ne pensaient enfin qu'à jouer au foot du mieux qu'ils le peuvent? Et à prendre comme référence l'Espagne-Allemagne de demi-finale de Coupe du Monde où ce fut fair-play sur toute la ligne. Si vous trouvez que c'est trop demandé, arrêtez de lire ici...

Le vrai problème d'Anderlecht est qu'il ne fait pas souvent circuler le ballon assez proprement. Retour douloureux vers le match contre le Partizan de Belgrade à domicile. Ce fut un cauchemar en mauve et blanc, mais les Serbes jouaient soigneusement. Leurs passes fusaient à ras du sol et arrivaient dans des conditions utilisables; rien à voir avec les ballons bondissants provenant de certains pieds anderlechtois. La tradition mauve a toujours exigé que l'on construise le jeu depuis l'arrière mais on n'insiste plus assez sur ce point. On essaye d'être vertical et rapide, quitte à brûler les étapes d'une bonne construction,... et de tomber en panne si l'un ou l'autre but ne rentre pas facilement.

Une bonne exécution technique de la passe se base également sur un bon positionnement et un bon déplacement, ce qui demande de la volonté et de la concentration. Contre le Partizan, il y avait une différence. Les Serbes soignaient beaucoup mieux leurs fondamentaux. Non seulement dans le passing mais aussi dans la justesse tactique. Bien sûr qu'Anderlecht aurait mérité de se qualifier (n'oublions pas le but de Romelu Lukaku annulé injustement), mais il a laissé la porte ouverte à l'adversaire qui s'y est engouffré. Ce fut encore plus vrai contre Saint-Pétersbourg.

A Hajduk Split, demain soir en Europa League, Anderlecht risque d'avoir le même problème s'il ne parvient pas à faire sauter le caisson croate rapidement. Car on nous dit que ces garçons de l'Adriatique sont capables de prendre le contrôle du jeu et de donner de bons ballons à Senijad Ibricic, leur Michel Platini. Regardez sa finesse sur You Tube! Ses équipiers le savent: il faut donner la balle au Bosniaque et ils le font souvent à la perfection.

Comme le Partizan, Hajduk joue sans aucun égoïsme, avec beaucoup de discipline... ce qui n'est pas toujours le cas d'Anderlecht, où les joueurs ont la vie beaucoup plus facile sur le plan matériel. Au Lierse, il y a une semaine, ils ont encore oublié d'être exemplaires. On verra à Split si Anderlecht a aussi faim de succès que son adversaire. Par rapport aux joueurs de Hajduk, les Mauves sont globalement des enfants gâtés et partent sans doute avec un désavantage sur le plan mental

C'est la même chose au Standard, où on critique toujours la ligne arrière. Mais les autres Rouches ont souvent une attitude très passive en perte de balle. Ils se placent simplement entre leur but et le ballon et gesticulent un peu sur place en attendant que l'adversaire perde la balle pour ensuite la récupérer et partir à l'attaque. Pas de pressing, pas de saine agressivité... C'était ça la force du Standard de Marouane Fellaini: il jouait en bloc, allait toujours vers le ballon, le récupérait beaucoup plus haut et était quasi déjà devant le but adverse! Maintenant, à force de reculer et d'écarter les rangs, le Standard est tout heureux de récupérer le ballon dans son rectangle et de le dégager à la sauvette pour avoir de l'air. Des longs ballons horribles qui donnent des boutons à Steven Defour. Igor De Camargo avait donné l'illusion de remplacer Fellaini, mais personne n'a remplacé De Camargo. En grande partie parce que l'équipe joue trop bas et recule.

Tout cela étant, Anderlecht n'a qu'un avantage sur le Standard avant d'aller à Sclessin: il a récupéré sa défense qui l'a aidé à être champion. Les Rouches, eux, testent une nouvelle arrière-garde. Et pourquoi pas, à l'avenir, un 5-3-2 offensif grâce aux arrières ailes Sébastien Pocognoli et Daniel Oparé et... un Laurent Ciman recentré au milieu de deux autres arrières centraux?

Par John BAETEOn a tous rendez-vous dimanche prochain à Sclessin, à 18 heures, pour Standard-Anderlecht. Avec plein d'espoirs de voir un bon match, contrairement aux dernières confrontations. Et si les deux clubs ne pensaient enfin qu'à jouer au foot du mieux qu'ils le peuvent? Et à prendre comme référence l'Espagne-Allemagne de demi-finale de Coupe du Monde où ce fut fair-play sur toute la ligne. Si vous trouvez que c'est trop demandé, arrêtez de lire ici... Le vrai problème d'Anderlecht est qu'il ne fait pas souvent circuler le ballon assez proprement. Retour douloureux vers le match contre le Partizan de Belgrade à domicile. Ce fut un cauchemar en mauve et blanc, mais les Serbes jouaient soigneusement. Leurs passes fusaient à ras du sol et arrivaient dans des conditions utilisables; rien à voir avec les ballons bondissants provenant de certains pieds anderlechtois. La tradition mauve a toujours exigé que l'on construise le jeu depuis l'arrière mais on n'insiste plus assez sur ce point. On essaye d'être vertical et rapide, quitte à brûler les étapes d'une bonne construction,... et de tomber en panne si l'un ou l'autre but ne rentre pas facilement. Une bonne exécution technique de la passe se base également sur un bon positionnement et un bon déplacement, ce qui demande de la volonté et de la concentration. Contre le Partizan, il y avait une différence. Les Serbes soignaient beaucoup mieux leurs fondamentaux. Non seulement dans le passing mais aussi dans la justesse tactique. Bien sûr qu'Anderlecht aurait mérité de se qualifier (n'oublions pas le but de Romelu Lukaku annulé injustement), mais il a laissé la porte ouverte à l'adversaire qui s'y est engouffré. Ce fut encore plus vrai contre Saint-Pétersbourg. A Hajduk Split, demain soir en Europa League, Anderlecht risque d'avoir le même problème s'il ne parvient pas à faire sauter le caisson croate rapidement. Car on nous dit que ces garçons de l'Adriatique sont capables de prendre le contrôle du jeu et de donner de bons ballons à Senijad Ibricic, leur Michel Platini. Regardez sa finesse sur You Tube! Ses équipiers le savent: il faut donner la balle au Bosniaque et ils le font souvent à la perfection. Comme le Partizan, Hajduk joue sans aucun égoïsme, avec beaucoup de discipline... ce qui n'est pas toujours le cas d'Anderlecht, où les joueurs ont la vie beaucoup plus facile sur le plan matériel. Au Lierse, il y a une semaine, ils ont encore oublié d'être exemplaires. On verra à Split si Anderlecht a aussi faim de succès que son adversaire. Par rapport aux joueurs de Hajduk, les Mauves sont globalement des enfants gâtés et partent sans doute avec un désavantage sur le plan mental C'est la même chose au Standard, où on critique toujours la ligne arrière. Mais les autres Rouches ont souvent une attitude très passive en perte de balle. Ils se placent simplement entre leur but et le ballon et gesticulent un peu sur place en attendant que l'adversaire perde la balle pour ensuite la récupérer et partir à l'attaque. Pas de pressing, pas de saine agressivité... C'était ça la force du Standard de Marouane Fellaini: il jouait en bloc, allait toujours vers le ballon, le récupérait beaucoup plus haut et était quasi déjà devant le but adverse! Maintenant, à force de reculer et d'écarter les rangs, le Standard est tout heureux de récupérer le ballon dans son rectangle et de le dégager à la sauvette pour avoir de l'air. Des longs ballons horribles qui donnent des boutons à Steven Defour. Igor De Camargo avait donné l'illusion de remplacer Fellaini, mais personne n'a remplacé De Camargo. En grande partie parce que l'équipe joue trop bas et recule. Tout cela étant, Anderlecht n'a qu'un avantage sur le Standard avant d'aller à Sclessin: il a récupéré sa défense qui l'a aidé à être champion. Les Rouches, eux, testent une nouvelle arrière-garde. Et pourquoi pas, à l'avenir, un 5-3-2 offensif grâce aux arrières ailes Sébastien Pocognoli et Daniel Oparé et... un Laurent Ciman recentré au milieu de deux autres arrières centraux?