Par Bernard JEUNEJEAN

Nous démarrons vendredi contre l'Allemagne comme souhaité, histoire d'avoir d'entrée le gros morceau derrière nous. Nous espérions affronter ce gros morceau rassasié parce qu'ayant raflé le Mondial... ou au contraire envahi de doute pour y avoir foiré. Ce ne sera ni l'un ni l'autre: d'Afrique du Sud, la Mannschaft revient revancharde, bourrée de confiance en elle ET assoiffée de victoires! Quant à nous, un optimisme même pas béat est difficile à adopter: chats échaudés, nous craignons un nouveau chemin de croix davantage que nous rêvons de renaissance diabolique. Mais bon, en foot, sur un match, la tradition veut que tout puisse arriver, non?

Si nous sommes battus, ce sera avant tout la faute de Louis van Gaal: d'abord parce qu'il a fait éclore Thomas Müller au Bayern; ensuite et surtout parce qu'avant lui, personne au monde n'avait eu l'idée géniale et ahurissante d'extraire Bastian Schweinsteiger d'un couloir pour le transformer en médian axial bas! Ce futé de Joachim Löw a surfé sur la double trouvaille, en ajoutant deux grains de sel: décaler Muller à droite et nous offrir Mesut Ozil... mis sur un piédestal un peu vite, mais en tout cas doté d'une séduisante patte gauche en mouvement! Sans oublier l'aubaine d'avoir perdu en route un Michael Ballack si peu mobile, tellement déplaisant, et le pire harceleur d'arbitres que la terre ait porté: dommage que Löw n'ait pas la mauvaise idée de le réintégrer, ça augmenterait nos chances de façon appréciable...

Notre URBSFA, elle, repart sur de nouvelles bases. D'abord un nouveau maillot. Le vieux Nike, qui signifie victoire en grec, ne nous avait valu que défaites: la fédé remplace par Burrda, un p'tit jeune qui veut dire manteau en arabe, espérons que ça nous évite les sueurs froides. Ensuite une nouvelle campagne de com, pour tenter de sclessiniser l'arène Roi Baudouin, on peut toujours rêver. Vous avez sûrement vu ces pubs représentant Steven Defour et Thomas Vermaelen, supermen avec leur anatomie en puzzle: c'est pour mieux proclamer "qu'être Diable Rouge, c'est être en un seul corps les dix millions de Belges qui vous soutiennent (sic)!" Oufti, l'intention est louable, mais elle fiche l'angoisse: un puzzle en 3D et en dix millions de pièces, c'est surtout menacé d'effritement. M'étonnerait que Georges Leekens aime recoller des morceaux!

Et que va-t-il nous concocter, notre vieux nouvel entraîneur? Mon petit doigt de pied me dit que Daniel Van Buyten jouera face à ses potes bavarois; s'en passer ferait trop désordre. Je verrais bien Long Couteau surprendre en plaçant Big Dan entre Vincent Kompany et Vermaelen dans une inhabituelle défense à trois: lesquels se serreront les coudes dans l'axe pour qu'elle devienne défense à cinq, quand Guillaume Gillet et Jelle Van Damme reviendront faire leur devoir après avoir tenté de surgir sur leur côté.

Derrière ça, j'ignore qui sera gardien. Mais devant ça, je trouve que Jan Vertonghen est même plus fort que Sergio Busquets dans un rôle à la Busquets! Resteraient alors quatre rôles offensifs, un pour Eden Hazard, les autres pour dieu sait qui.

D'ailleurs, allez savoir qui à n'importe quel poste, dans ce pays où la densité d'internationaux est peut-être la plus élevée d'Europe! De ses débuts le 1er mars 2006 jusqu'au 1er avril 2009 quand il nous fit sa dernière blague, René Vandereycken a utilisé 55 joueurs: on crut alors au moins le tri effectué, le potentiel était paraît-il d'exception, le successeur allait faire mûrir. Nenni! Frankie Vercauteren et Dick Advocaat ont amené 15 candidats supplémentaires, et le grand Georges vient d'en présenter 6 nouveaux sur deux matches de préparation: soit 76 capés différents en 4 ans et demi, sans compter Jona Legear qui ne va plus tarder!

Alors? Réservoir inépuisable ou tergiversations? Toujours est-il que si l'on en essaie beaucoup, c'est que peu s'imposent réellement. Anthony Vanden Borre, Tom De Mul, Maarten Martens, voire Kevin Mirallas, Moussa Dembélé ou d'autres: faudrait quand même pas que l'équipe nationale belge transforme les gars porteurs d'espoirs en une armée d'has-been prématurés! Nouveau début de réponse dans 48h, j'entends déjà les hymnes.

Par Bernard JEUNEJEANNous démarrons vendredi contre l'Allemagne comme souhaité, histoire d'avoir d'entrée le gros morceau derrière nous. Nous espérions affronter ce gros morceau rassasié parce qu'ayant raflé le Mondial... ou au contraire envahi de doute pour y avoir foiré. Ce ne sera ni l'un ni l'autre: d'Afrique du Sud, la Mannschaft revient revancharde, bourrée de confiance en elle ET assoiffée de victoires! Quant à nous, un optimisme même pas béat est difficile à adopter: chats échaudés, nous craignons un nouveau chemin de croix davantage que nous rêvons de renaissance diabolique. Mais bon, en foot, sur un match, la tradition veut que tout puisse arriver, non? Si nous sommes battus, ce sera avant tout la faute de Louis van Gaal: d'abord parce qu'il a fait éclore Thomas Müller au Bayern; ensuite et surtout parce qu'avant lui, personne au monde n'avait eu l'idée géniale et ahurissante d'extraire Bastian Schweinsteiger d'un couloir pour le transformer en médian axial bas! Ce futé de Joachim Löw a surfé sur la double trouvaille, en ajoutant deux grains de sel: décaler Muller à droite et nous offrir Mesut Ozil... mis sur un piédestal un peu vite, mais en tout cas doté d'une séduisante patte gauche en mouvement! Sans oublier l'aubaine d'avoir perdu en route un Michael Ballack si peu mobile, tellement déplaisant, et le pire harceleur d'arbitres que la terre ait porté: dommage que Löw n'ait pas la mauvaise idée de le réintégrer, ça augmenterait nos chances de façon appréciable... Notre URBSFA, elle, repart sur de nouvelles bases. D'abord un nouveau maillot. Le vieux Nike, qui signifie victoire en grec, ne nous avait valu que défaites: la fédé remplace par Burrda, un p'tit jeune qui veut dire manteau en arabe, espérons que ça nous évite les sueurs froides. Ensuite une nouvelle campagne de com, pour tenter de sclessiniser l'arène Roi Baudouin, on peut toujours rêver. Vous avez sûrement vu ces pubs représentant Steven Defour et Thomas Vermaelen, supermen avec leur anatomie en puzzle: c'est pour mieux proclamer "qu'être Diable Rouge, c'est être en un seul corps les dix millions de Belges qui vous soutiennent (sic)!" Oufti, l'intention est louable, mais elle fiche l'angoisse: un puzzle en 3D et en dix millions de pièces, c'est surtout menacé d'effritement. M'étonnerait que Georges Leekens aime recoller des morceaux! Et que va-t-il nous concocter, notre vieux nouvel entraîneur? Mon petit doigt de pied me dit que Daniel Van Buyten jouera face à ses potes bavarois; s'en passer ferait trop désordre. Je verrais bien Long Couteau surprendre en plaçant Big Dan entre Vincent Kompany et Vermaelen dans une inhabituelle défense à trois: lesquels se serreront les coudes dans l'axe pour qu'elle devienne défense à cinq, quand Guillaume Gillet et Jelle Van Damme reviendront faire leur devoir après avoir tenté de surgir sur leur côté. Derrière ça, j'ignore qui sera gardien. Mais devant ça, je trouve que Jan Vertonghen est même plus fort que Sergio Busquets dans un rôle à la Busquets! Resteraient alors quatre rôles offensifs, un pour Eden Hazard, les autres pour dieu sait qui. D'ailleurs, allez savoir qui à n'importe quel poste, dans ce pays où la densité d'internationaux est peut-être la plus élevée d'Europe! De ses débuts le 1er mars 2006 jusqu'au 1er avril 2009 quand il nous fit sa dernière blague, René Vandereycken a utilisé 55 joueurs: on crut alors au moins le tri effectué, le potentiel était paraît-il d'exception, le successeur allait faire mûrir. Nenni! Frankie Vercauteren et Dick Advocaat ont amené 15 candidats supplémentaires, et le grand Georges vient d'en présenter 6 nouveaux sur deux matches de préparation: soit 76 capés différents en 4 ans et demi, sans compter Jona Legear qui ne va plus tarder! Alors? Réservoir inépuisable ou tergiversations? Toujours est-il que si l'on en essaie beaucoup, c'est que peu s'imposent réellement. Anthony Vanden Borre, Tom De Mul, Maarten Martens, voire Kevin Mirallas, Moussa Dembélé ou d'autres: faudrait quand même pas que l'équipe nationale belge transforme les gars porteurs d'espoirs en une armée d'has-been prématurés! Nouveau début de réponse dans 48h, j'entends déjà les hymnes.