Munich 1972 : Attentats sur fond de Jeux olympiques

Tout se déroule le matin du 5 septembre 1972, lorsque 8 terroristes palestiniens représentant le groupe militant "Septembre noir" tuent 2 membres de l'équipe olympique d'Israël et en prennent 9 autres en otage. Ils seront exécutés dans l'affrontement qui s'en suit. Un policier et 5 terroristes y perdront la vie.

Réaction immédiate du Comité international olympique : "The Games must go on!" Le CIO et son président Avery Brundage décident de ne pas plier devant la brutalité du terrorisme. Les JO reprennent 34 heures après les incidents.

Le sport passera au second plan. Pourtant, certains résultats sont marquants. Tous les records de participation sont battus. Les JO de Munich entrent dans l'Histoire et prennent une nouvelle dimension.

Mark Spitz, nageur américain, ramène 7 médailles d'or, nouveau record du monde. Olga Korbut, petite gymnaste soviétique, décrochera les faveurs des médias en s'imposant comme vedette de ces Jeux. Elle gagnera, puis échouera pour finalement renouer avec le succès en finale.

Côté belge : pauvre cuvée

Les 93 athlètes belges reviennent presque bredouilles des Jeux Munichois. Seules deux médailles d'argent, mais néanmoins brillantes, viennent agrémenter leurs bagages. Toutes deux sont à mettre à l'actif de nos coureurs de fond. Au 10.000 m, Émile Puttemans termine second d'une course d'anthologie. Au marathon, Karel Lismont termine également sur la seconde marche du podium.

Montréal 1976 : Nadia Comaneci, simplement parfaite

Après les tragiques évènements munichois, le Canada se devait de reprendre sur des bases saines. Un échec. Les Jeux olympiques de 1976 sont le symbole de boycott africain. La Tanzanie organise la contestation et 22 pays ne se présentent pas aux Jeux. Ils contestent la présence des All Blacks aux JO. L'équipe néo-zélandaise de Rugby a joué en Afrique du Sud, et ce, malgré l'apartheid.

La perfection signée Comaneci

Alors âgée de 14 ans, la gymnaste roumaine Nadia Comaneci se présente aux JO. Elle en deviendra la vedette par un fait d'armes historique dans le monde de la gymnastique. Lors des barres asymétriques, la championne olympique atteint l'apogée de toute carrière sportive. Elle obtient la note parfaite de 10.0 à son concours (elle obtiendra cette note parfaite à 7 reprises), un fait unique dans l'histoire de la gymnastique.

Alberto Juantorena réussit un doublé historique sur 400 et 800 m. Il remporte les deux épreuves au nez et à la barbe d'un certain Ivo Van Damme. Le Belge ramassera deux médailles d'argent. L'équipe japonaise de volley impressionne également, tout comme Miklos Némteh (lancé de Javelot) qui remporte le titre olympique. Il est le premier fils de champion olympique à également s'imposer aux Jeux. Les Bermudes deviennent le pays le moins peuplé (53 500 habitants à l'époque) à obtenir une médaille. C'est Clarence Hill à qui revient cet honneur. Il décroche le bronze en boxe.

Côté belge : Van Damme et les argents

La quatrième traversée de l'Atlantique est pour les Belges enfin synonyme de réussite. Pas moins de 110 athlètes effectuent le déplacement, dont 27 femmes, soit la plus grande délégation féminine que la Belgique n'ait jamais envoyée. Six médailles seront au rendez-vous canadien : trois en athlétisme, deux en équitation et une en cyclisme.

À Montréal, la Belgique assiste à la naissance d'une nouvelle étoile de la piste, Ivo Van Damme. Âgé d'à peine 22 ans, le Louvaniste va réaliser un superbe doublé. Il obtient l'argent sur 400 et 800 m. Il décédera durant l'hiver 1976, dans un accident de la route.

Au marathon, Karel Lismont rentre du Canada avec une plaque de bronze. En cyclisme, un autre jeune belge cause la surprise. Michel Vaarten, 19 ans à peine, décroche l'argent dans le 1.000 m départ arrêté. L'équitation belge n'est pas en reste. François Mathy, avec "Gai Luron", décroche le bronze au saut d'obstacles. Mais ce succès devient rapidement celui de toute une équipe puisque l'équipe belge entière -- François Mathy (Gai Luron), Edgar-Henry Cupper (Le Champion), Stanny Van Paeschen (Porsche) et Eric Wauters (Gutte-Sitte) -- termine également à la troisième place du concours par équipe.

Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be, avec Belga

Munich 1972 : Attentats sur fond de Jeux olympiques Tout se déroule le matin du 5 septembre 1972, lorsque 8 terroristes palestiniens représentant le groupe militant "Septembre noir" tuent 2 membres de l'équipe olympique d'Israël et en prennent 9 autres en otage. Ils seront exécutés dans l'affrontement qui s'en suit. Un policier et 5 terroristes y perdront la vie. Réaction immédiate du Comité international olympique : "The Games must go on!" Le CIO et son président Avery Brundage décident de ne pas plier devant la brutalité du terrorisme. Les JO reprennent 34 heures après les incidents. Le sport passera au second plan. Pourtant, certains résultats sont marquants. Tous les records de participation sont battus. Les JO de Munich entrent dans l'Histoire et prennent une nouvelle dimension. Mark Spitz, nageur américain, ramène 7 médailles d'or, nouveau record du monde. Olga Korbut, petite gymnaste soviétique, décrochera les faveurs des médias en s'imposant comme vedette de ces Jeux. Elle gagnera, puis échouera pour finalement renouer avec le succès en finale. Côté belge : pauvre cuvée Les 93 athlètes belges reviennent presque bredouilles des Jeux Munichois. Seules deux médailles d'argent, mais néanmoins brillantes, viennent agrémenter leurs bagages. Toutes deux sont à mettre à l'actif de nos coureurs de fond. Au 10.000 m, Émile Puttemans termine second d'une course d'anthologie. Au marathon, Karel Lismont termine également sur la seconde marche du podium. Montréal 1976 : Nadia Comaneci, simplement parfaite Après les tragiques évènements munichois, le Canada se devait de reprendre sur des bases saines. Un échec. Les Jeux olympiques de 1976 sont le symbole de boycott africain. La Tanzanie organise la contestation et 22 pays ne se présentent pas aux Jeux. Ils contestent la présence des All Blacks aux JO. L'équipe néo-zélandaise de Rugby a joué en Afrique du Sud, et ce, malgré l'apartheid. La perfection signée Comaneci Alors âgée de 14 ans, la gymnaste roumaine Nadia Comaneci se présente aux JO. Elle en deviendra la vedette par un fait d'armes historique dans le monde de la gymnastique. Lors des barres asymétriques, la championne olympique atteint l'apogée de toute carrière sportive. Elle obtient la note parfaite de 10.0 à son concours (elle obtiendra cette note parfaite à 7 reprises), un fait unique dans l'histoire de la gymnastique. Alberto Juantorena réussit un doublé historique sur 400 et 800 m. Il remporte les deux épreuves au nez et à la barbe d'un certain Ivo Van Damme. Le Belge ramassera deux médailles d'argent. L'équipe japonaise de volley impressionne également, tout comme Miklos Némteh (lancé de Javelot) qui remporte le titre olympique. Il est le premier fils de champion olympique à également s'imposer aux Jeux. Les Bermudes deviennent le pays le moins peuplé (53 500 habitants à l'époque) à obtenir une médaille. C'est Clarence Hill à qui revient cet honneur. Il décroche le bronze en boxe. Côté belge : Van Damme et les argents La quatrième traversée de l'Atlantique est pour les Belges enfin synonyme de réussite. Pas moins de 110 athlètes effectuent le déplacement, dont 27 femmes, soit la plus grande délégation féminine que la Belgique n'ait jamais envoyée. Six médailles seront au rendez-vous canadien : trois en athlétisme, deux en équitation et une en cyclisme. À Montréal, la Belgique assiste à la naissance d'une nouvelle étoile de la piste, Ivo Van Damme. Âgé d'à peine 22 ans, le Louvaniste va réaliser un superbe doublé. Il obtient l'argent sur 400 et 800 m. Il décédera durant l'hiver 1976, dans un accident de la route. Au marathon, Karel Lismont rentre du Canada avec une plaque de bronze. En cyclisme, un autre jeune belge cause la surprise. Michel Vaarten, 19 ans à peine, décroche l'argent dans le 1.000 m départ arrêté. L'équitation belge n'est pas en reste. François Mathy, avec "Gai Luron", décroche le bronze au saut d'obstacles. Mais ce succès devient rapidement celui de toute une équipe puisque l'équipe belge entière -- François Mathy (Gai Luron), Edgar-Henry Cupper (Le Champion), Stanny Van Paeschen (Porsche) et Eric Wauters (Gutte-Sitte) -- termine également à la troisième place du concours par équipe. Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be, avec Belga