Les records seront légion lors des Jeux olympiques de Mexico en 1968. La cause est physique. L'altitude aide les sportifs lors des épreuves basées sur l'explosivité (saut, sprint, etc.) L'oxygène manquera par contre aux athlètes participant aux épreuves d'endurance. La hauteur du site des JO fera débat.

La Tchèque Vera Caslavska occupe le devant de la scène en gymnastique. Elle remportera quatre médailles d'or et deux en argent. Ses victoires face aux Russes prennent une dimension historique, deux mois après l'invasion soviétique dans son pays natal. En parlant de conflit, la République démocratique allemande concourt sous le nom d'"Allemagne de l'Est".

Révolte et ségrégation

C'est la révolution partout en 1968. Entre la révolution culturelle en Chine, les révoltes en Tchécoslovaquie repoussées par les Soviets, Mai 68 en France et les révolutions étudiantes américaines, le Mexique n'échappera pas à la règle. Étudiants et professeurs manifestent durant les Olympiades. Leurs actions seront réprimées dans le sang.

Les athlètes noirs américains font parler d'eux. Médaillés d'or et de bronze sur 200 mètres, Tommie Smith et John Carlos lèvent leur poing, enveloppé d'un gant noir, lors de la cérémonie protocolaire de remise des médailles. Symbole de rejet de la ségrégation raciale aux USA, il sera contesté et réprimandé. Les sprinteurs sont expulsés du village olympique.

Technologie

Outre les manifestations, ces Jeux olympiques amènent leur dose de révolutions technologiques. Les premiers contrôles antidopage font leur apparition. Dans les stades, le tartan est utilisé comme matière de couverture de la piste. Le chronomètre électronique devient officiel.

Côté belge

Pas moins de 86 sportifs, dont 5 femmes, font le déplacement outre-Atlantique. Mexico ne sera cependant pas véritablement historique pour la Belgique qui ne récolte que deux médailles. En cyclisme, Daniel Goens et Robert Van Lancker, partis avec le titre olympique du 2 km en tandem comme ambition, sont devancés d'une quinzaine de centimètres par la paire française Trentin et Morelon en demi-finale. Ils terminent malgré tout troisièmes de l'épreuve en remportant la petite finale. Serge Reding, catégorie poids lourds en haltérophilie, atteindra lui la médaille d'argent en soulevant 555 kg. Il termine loin derrière l'imbattable ukrainien (URSS) Leonid Shabotinski.

Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be, avec Belga

Les records seront légion lors des Jeux olympiques de Mexico en 1968. La cause est physique. L'altitude aide les sportifs lors des épreuves basées sur l'explosivité (saut, sprint, etc.) L'oxygène manquera par contre aux athlètes participant aux épreuves d'endurance. La hauteur du site des JO fera débat. La Tchèque Vera Caslavska occupe le devant de la scène en gymnastique. Elle remportera quatre médailles d'or et deux en argent. Ses victoires face aux Russes prennent une dimension historique, deux mois après l'invasion soviétique dans son pays natal. En parlant de conflit, la République démocratique allemande concourt sous le nom d'"Allemagne de l'Est". Révolte et ségrégation C'est la révolution partout en 1968. Entre la révolution culturelle en Chine, les révoltes en Tchécoslovaquie repoussées par les Soviets, Mai 68 en France et les révolutions étudiantes américaines, le Mexique n'échappera pas à la règle. Étudiants et professeurs manifestent durant les Olympiades. Leurs actions seront réprimées dans le sang. Les athlètes noirs américains font parler d'eux. Médaillés d'or et de bronze sur 200 mètres, Tommie Smith et John Carlos lèvent leur poing, enveloppé d'un gant noir, lors de la cérémonie protocolaire de remise des médailles. Symbole de rejet de la ségrégation raciale aux USA, il sera contesté et réprimandé. Les sprinteurs sont expulsés du village olympique. TechnologieOutre les manifestations, ces Jeux olympiques amènent leur dose de révolutions technologiques. Les premiers contrôles antidopage font leur apparition. Dans les stades, le tartan est utilisé comme matière de couverture de la piste. Le chronomètre électronique devient officiel. Côté belgePas moins de 86 sportifs, dont 5 femmes, font le déplacement outre-Atlantique. Mexico ne sera cependant pas véritablement historique pour la Belgique qui ne récolte que deux médailles. En cyclisme, Daniel Goens et Robert Van Lancker, partis avec le titre olympique du 2 km en tandem comme ambition, sont devancés d'une quinzaine de centimètres par la paire française Trentin et Morelon en demi-finale. Ils terminent malgré tout troisièmes de l'épreuve en remportant la petite finale. Serge Reding, catégorie poids lourds en haltérophilie, atteindra lui la médaille d'argent en soulevant 555 kg. Il termine loin derrière l'imbattable ukrainien (URSS) Leonid Shabotinski. Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be, avec Belga