Los Angeles 1984 : modèle organisationnel et financier

Seule candidate pour organiser ces Jeux Olympiques, la ville de Los Angeles est directement critiquée pour sa dépendance aux infrastructures déjà présentes et aux partenaires commerciaux et financiers. Finalement, avec 223 millions de bénéfices, ces Jeux deviendront un modèle d'efficacité.

Pourtant, c'était mal parti avec le boycott annoncé par le bloc de l'Est. Malgré ces représailles liées à Moscou 1980, il y a aura tout de même 140 Comités olympiques présents. La cérémonie d'ouverture donnera droit à de magnifiques gestes de sportivité.

Au niveau sportif, Carl Lewis égale le record de Jesse Owens en gagnant 4 épreuves : le 100m, le 200 m, le 4x100m et le saut en longueur. Néroli Fairhall (tir à l'arc), quant à elle, est la première athlète en fauteuil roulant à concourir pour une médaille.

Côté belge : les filles en force

Deux médailles pour 16 participantes contre deux pour 49 collègues masculins, ces demoiselles frappent fort. Ingrid Lempereur en natation et Ann Haesebrouck en aviron rentrent au pays une splendide médaille de bronze autour du cou.

Lempereur décroche la 3e place en 200 m brasse, une spécialité qui plaît bien aux Belges. Avec le bronze de Haesebrouck et une médaille d'argent pour le duo Dirk Crois/Pierre-Marie Deloof l'aviron belge retrouve les podiums après 32 ans de disette.

Mais c'est le cyclisme qui offre à la Belgique le métal le plus précieux. Après 20 années d'attente et le dernier succès de Patrick Sercu, Roger Illegems remporte la course aux points, discipline programmée pour la première fois lors de Jeux Olympiques.

Séoul 1988 : l'impulsion vers la démocratie

Le décision d'accorder les Jeux à la Corée du Sud va donner l'impulsion fatidique au pays qui deviendra une démocratie. Cette évolution engendrera d'ailleurs le boycott des plusieurs dictatures : la Corée du Nord, Cuba, l'Éthiopie et le Nicaragua.

Malgré de beaux résultats dans plusieurs disciplines, ce qui marquera le plus les mémoires, ce sont les affaires de dopage dans les épreuves de sprint. Ben Johnson bat le record du monde du 100 m, mais est pris pour absorption de stéroïdes. Sa médaille d'or ira à son compatriote Carl Lewis.

Côté belge : Berghmans, une médaille d'or non officielle

La délégation belge forte de 59 athlètes (35 hommes et 24 femmes) ne ramène que deux médailles de bronze auxquelles on peut cependant ajouter l'or non officiel décroché en judo féminin, sport de démonstration (donc non-officiel), par Ingrid Berghmans.

Toujours en judo, mais masculin et officiel cette fois, Robert Van de Walle, 34 ans, décroche le bronze en -95 kg. La surprise belge de ces Jeux vient de Frans Peeters, qui remporte la médaille de bronze au tir aux clays (pigeons d'argile) grâce à une excellente dernière journée.

Barcelone 1992 : fin de la guerre froide, de l'apartheid et des boycotts

Suite à la chute du mur de Berlin, les tensions entre les ex-blocs se sont apaisées. Pour la première fois depuis 20 ans, aucun boycott n'est à noter. L'Allemagne est réunifiée et le bloc soviétique est morcelé. 12 des nations indépendantes de l'Est se présenteront d'ailleurs unifiées aux JO de Barcelone.

Seule source de tension : la Yougoslavie et son attaque envers la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. Aucune équipe yougoslave ne sera autorisée et les athlètes nationaux ont dû participer en tant qu'"indépendants" aux compétitions individuelles.

A noter, la présence du plus jeune sportif olympique du 20e siècle. Le barreur espagnol Carlos Front n'a que 11 ans lors des Jeux Olympiques auxquels il prend part.

Le beau geste : Derartu Tulu, coureuse de fond sud-africaine empoche le 10 000 m et attend sa rivale et compatriote blanche pour réaliser un tour d'honneur avec elle. Tout un symbole après la cessation de l'apartheid.

Barcelone 1992 est aussi synonyme de Dream Team. L'équipe nationale américaine de Basket remporte l'or haut la main. Michael Jordan, Magic Johnson et Larry Bird sont de la fête.

Côté belge : les femmes battent les hommes

Cette année-là, les femmes ridiculisent les hommes. Elles récoltent deux médailles (argent et bronze) contre une seule plaque de bronze pour leurs collègues masculins, pourtant bien plus nombreux.

La médaille d'argent est remportée par Annelies Bredael en aviron (skiff). De son côté, Heidi Rakels conquiert le bronze eu judo (-66 kg), dont l'épreuve féminine est cette fois au programme officiel.

L'honneur masculin est sauvé par le cycliste Cédric Mathy qui s'adjuge le bronze dans la course aux points où il récolte 41 unités contre 43 au Néerlandais Leon Van Bon et 44 pour l'Italien Giovanni Lombardi.

Romain Van der Pluym (stg.), Sportfootmagazine.be, avec Belga

Los Angeles 1984 : modèle organisationnel et financier Seule candidate pour organiser ces Jeux Olympiques, la ville de Los Angeles est directement critiquée pour sa dépendance aux infrastructures déjà présentes et aux partenaires commerciaux et financiers. Finalement, avec 223 millions de bénéfices, ces Jeux deviendront un modèle d'efficacité. Pourtant, c'était mal parti avec le boycott annoncé par le bloc de l'Est. Malgré ces représailles liées à Moscou 1980, il y a aura tout de même 140 Comités olympiques présents. La cérémonie d'ouverture donnera droit à de magnifiques gestes de sportivité. Au niveau sportif, Carl Lewis égale le record de Jesse Owens en gagnant 4 épreuves : le 100m, le 200 m, le 4x100m et le saut en longueur. Néroli Fairhall (tir à l'arc), quant à elle, est la première athlète en fauteuil roulant à concourir pour une médaille. Côté belge : les filles en force Deux médailles pour 16 participantes contre deux pour 49 collègues masculins, ces demoiselles frappent fort. Ingrid Lempereur en natation et Ann Haesebrouck en aviron rentrent au pays une splendide médaille de bronze autour du cou. Lempereur décroche la 3e place en 200 m brasse, une spécialité qui plaît bien aux Belges. Avec le bronze de Haesebrouck et une médaille d'argent pour le duo Dirk Crois/Pierre-Marie Deloof l'aviron belge retrouve les podiums après 32 ans de disette. Mais c'est le cyclisme qui offre à la Belgique le métal le plus précieux. Après 20 années d'attente et le dernier succès de Patrick Sercu, Roger Illegems remporte la course aux points, discipline programmée pour la première fois lors de Jeux Olympiques. Séoul 1988 : l'impulsion vers la démocratie Le décision d'accorder les Jeux à la Corée du Sud va donner l'impulsion fatidique au pays qui deviendra une démocratie. Cette évolution engendrera d'ailleurs le boycott des plusieurs dictatures : la Corée du Nord, Cuba, l'Éthiopie et le Nicaragua. Malgré de beaux résultats dans plusieurs disciplines, ce qui marquera le plus les mémoires, ce sont les affaires de dopage dans les épreuves de sprint. Ben Johnson bat le record du monde du 100 m, mais est pris pour absorption de stéroïdes. Sa médaille d'or ira à son compatriote Carl Lewis. Côté belge : Berghmans, une médaille d'or non officielle La délégation belge forte de 59 athlètes (35 hommes et 24 femmes) ne ramène que deux médailles de bronze auxquelles on peut cependant ajouter l'or non officiel décroché en judo féminin, sport de démonstration (donc non-officiel), par Ingrid Berghmans. Toujours en judo, mais masculin et officiel cette fois, Robert Van de Walle, 34 ans, décroche le bronze en -95 kg. La surprise belge de ces Jeux vient de Frans Peeters, qui remporte la médaille de bronze au tir aux clays (pigeons d'argile) grâce à une excellente dernière journée. Barcelone 1992 : fin de la guerre froide, de l'apartheid et des boycotts Suite à la chute du mur de Berlin, les tensions entre les ex-blocs se sont apaisées. Pour la première fois depuis 20 ans, aucun boycott n'est à noter. L'Allemagne est réunifiée et le bloc soviétique est morcelé. 12 des nations indépendantes de l'Est se présenteront d'ailleurs unifiées aux JO de Barcelone. Seule source de tension : la Yougoslavie et son attaque envers la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. Aucune équipe yougoslave ne sera autorisée et les athlètes nationaux ont dû participer en tant qu'"indépendants" aux compétitions individuelles. A noter, la présence du plus jeune sportif olympique du 20e siècle. Le barreur espagnol Carlos Front n'a que 11 ans lors des Jeux Olympiques auxquels il prend part. Le beau geste : Derartu Tulu, coureuse de fond sud-africaine empoche le 10 000 m et attend sa rivale et compatriote blanche pour réaliser un tour d'honneur avec elle. Tout un symbole après la cessation de l'apartheid. Barcelone 1992 est aussi synonyme de Dream Team. L'équipe nationale américaine de Basket remporte l'or haut la main. Michael Jordan, Magic Johnson et Larry Bird sont de la fête. Côté belge : les femmes battent les hommes Cette année-là, les femmes ridiculisent les hommes. Elles récoltent deux médailles (argent et bronze) contre une seule plaque de bronze pour leurs collègues masculins, pourtant bien plus nombreux. La médaille d'argent est remportée par Annelies Bredael en aviron (skiff). De son côté, Heidi Rakels conquiert le bronze eu judo (-66 kg), dont l'épreuve féminine est cette fois au programme officiel. L'honneur masculin est sauvé par le cycliste Cédric Mathy qui s'adjuge le bronze dans la course aux points où il récolte 41 unités contre 43 au Néerlandais Leon Van Bon et 44 pour l'Italien Giovanni Lombardi. Romain Van der Pluym (stg.), Sportfootmagazine.be, avec Belga