Paris 1900 Alors que la Ville lumière accueille l'Exposition universelle de 1900, la France tient à organiser les Jeux olympiques. Les compétitions sont dispersées dans le temps (5 mois) et l'espace. L'organisation est à tel point chaotique que certains athlètes ne sont même pas au courant qu'ils participent aux JO.

Grande révolution olympique, les femmes sont admises dans les compétitions. Ces jeux sont également synonymes d'augmentations des compétiteurs et du nombre de nationalités. Beaucoup de victoires vont à la France. Pour cause, plusieurs épreuves sont disputées entre locaux. Le champion qui marquera la compétition est l'Américain Alvin Kraenzlein, vainqueur du 60m, du 110m haies, du 200m haies et du saut en longueur

Côté belge, 62 sportifs participent à 10 disciplines différentes. Ils monteront sur le podium à 15 reprises, ce qui les place au quatrième rang des 22 pays participants. Hubert Van Innis contribue largement à cette quête puisqu'il remporte deux victoires au tir à l'arc et une seconde place. En équitation, Aimé Haegeman, avec son cheval "Benton II", devance un autre Belge Georges Vandepoele au concours de sauts. Constant Van Langendonck remporte grâce à son cheval "Extra Dry" le concours de saut en longueur, discipline aujourd'hui disparue. En tir, c'est Léon de Lunden qui devient champion olympique de tir aux pigeons.

Saint-Louis 1904

Premiers Jeux olympiques à distribuer des médailles, Saint-Louis répète malheureusement les erreurs organisationnelles que Paris. Le nombre d'épreuves et de participants continue à grandir et de nouveaux athlètes naissent. Deux champions américains sortent du lot. Archi Haan remporte le 60m, le 100m et le 200m. Il bat le record olympique du 200m, chrono qui ne sera pas battu avant 28 ans. Autre héros, George Eyser gagne 6 médailles en gymnastique.Au vu du périlleux déplacement Outre-Atlantique , aucun Belge ne se déplacera.


Un fait divers marquera la compétition. Thomas Hicks remporte le marathon sur disqualification de son concurrent Fred Lorz. Ce dernier ayant emprunté une voiture, n'en sortant que pour franchir la ligne d'arrivée.

Londres 1908

Logiquement, Rome aurait dû organiser ces Olympiades, mais n'étant pas prêt, c'est le Royaume-Uni qui s'est chargé d'accueillir les 4e Jeux de l'ère moderne. Malgré le peu de temps disponible, les Britanniques seront les premiers à construire des installations spécialement pour l'accueil de la compétition.

C'est à Londres que Pierre de Coubertin prononcera cette phrase qui le rendra si célèbre : "l'important n'est pas de gagner, mais de participer." Cette citation dérivée de celle de l'évêque Talbot de Pennsylvanie fera le tour du monde et définira l'esprit olympique.

À Londres est également fixée la distance réglementaire du marathon. 42 kilomètres et 195 mètres. La raison? La course finissait ainsi devant la loge royale de Sa Majesté la reine d'Angleterre. Le marathon fut d'ailleurs marqué par une triste disqualification. Arrivé seul en tête Dorando Piétri s'effondre à son arrivée au stade olympique. Afin qu'il franchisse la ligne, les officiels l'aident. Il sera disqualifié.

Côté belge, 78 athlètes sont présents outre-Manche. Au retour, ils totalisent 8 médailles, dont une en or et la Belgique se classe 11e nation. La médaille d'or est l'oeuvre de Paul Van Asbroeck pour le tir au pistolet libre à 50m. Les Belges se distinguent aussi en cyclisme, en escrime et en voile. En aviron, le Royal Club Nautique de Gand remporte sa deuxième médaille d'argent. Les Gantois sont imités par l'équipe nationale de water-polo qui se casse une nouvelle fois les dents contre la Grande-Bretagne.

Stockholm 1912

Après les Britanniques, les Suédois se devaient de poursuivre dans cette voie plus "pro". Réputés grands organisateurs, les Suédois n'ont pas failli à leur réputation. Ils sont d'ailleurs les premiers à utiliser des systèmes de chronométrage automatique, de photo-finish et de sonorisation.

Pour la première fois, les athlètes représentent les cinq continents aux Jeux. Cette olympiade sera placée sous le signe de timing et de distances records. Une course cycliste de 320km et une demi-finale de lutte de 11 heures. De fameuses compétitions.

Mauvais résultats pour les Belges, seuls 35 athlètes participeront à 8 disciplines. Le total de six médailles, qui vaut la 11e place sur 28 à la Belgique est donc honorable. Il est principalement dû aux aptitudes de Paul Anspach et de ses amis épéistes. L'aviron nous vaut encore une médaille d'argent par l'intermédiaire de Polydore Veirman en skiff. Deux médailles de bronze complètent la liste : en équitation (Emannuel Soye) et en water-polo.

Romain Van der Pluym, sportfootmagazine.be, avec Belga

Paris 1900 Alors que la Ville lumière accueille l'Exposition universelle de 1900, la France tient à organiser les Jeux olympiques. Les compétitions sont dispersées dans le temps (5 mois) et l'espace. L'organisation est à tel point chaotique que certains athlètes ne sont même pas au courant qu'ils participent aux JO. Grande révolution olympique, les femmes sont admises dans les compétitions. Ces jeux sont également synonymes d'augmentations des compétiteurs et du nombre de nationalités. Beaucoup de victoires vont à la France. Pour cause, plusieurs épreuves sont disputées entre locaux. Le champion qui marquera la compétition est l'Américain Alvin Kraenzlein, vainqueur du 60m, du 110m haies, du 200m haies et du saut en longueur Côté belge, 62 sportifs participent à 10 disciplines différentes. Ils monteront sur le podium à 15 reprises, ce qui les place au quatrième rang des 22 pays participants. Hubert Van Innis contribue largement à cette quête puisqu'il remporte deux victoires au tir à l'arc et une seconde place. En équitation, Aimé Haegeman, avec son cheval "Benton II", devance un autre Belge Georges Vandepoele au concours de sauts. Constant Van Langendonck remporte grâce à son cheval "Extra Dry" le concours de saut en longueur, discipline aujourd'hui disparue. En tir, c'est Léon de Lunden qui devient champion olympique de tir aux pigeons. Saint-Louis 1904 Premiers Jeux olympiques à distribuer des médailles, Saint-Louis répète malheureusement les erreurs organisationnelles que Paris. Le nombre d'épreuves et de participants continue à grandir et de nouveaux athlètes naissent. Deux champions américains sortent du lot. Archi Haan remporte le 60m, le 100m et le 200m. Il bat le record olympique du 200m, chrono qui ne sera pas battu avant 28 ans. Autre héros, George Eyser gagne 6 médailles en gymnastique.Au vu du périlleux déplacement Outre-Atlantique , aucun Belge ne se déplacera. Un fait divers marquera la compétition. Thomas Hicks remporte le marathon sur disqualification de son concurrent Fred Lorz. Ce dernier ayant emprunté une voiture, n'en sortant que pour franchir la ligne d'arrivée. Londres 1908 Logiquement, Rome aurait dû organiser ces Olympiades, mais n'étant pas prêt, c'est le Royaume-Uni qui s'est chargé d'accueillir les 4e Jeux de l'ère moderne. Malgré le peu de temps disponible, les Britanniques seront les premiers à construire des installations spécialement pour l'accueil de la compétition. C'est à Londres que Pierre de Coubertin prononcera cette phrase qui le rendra si célèbre : "l'important n'est pas de gagner, mais de participer." Cette citation dérivée de celle de l'évêque Talbot de Pennsylvanie fera le tour du monde et définira l'esprit olympique. À Londres est également fixée la distance réglementaire du marathon. 42 kilomètres et 195 mètres. La raison? La course finissait ainsi devant la loge royale de Sa Majesté la reine d'Angleterre. Le marathon fut d'ailleurs marqué par une triste disqualification. Arrivé seul en tête Dorando Piétri s'effondre à son arrivée au stade olympique. Afin qu'il franchisse la ligne, les officiels l'aident. Il sera disqualifié. Côté belge, 78 athlètes sont présents outre-Manche. Au retour, ils totalisent 8 médailles, dont une en or et la Belgique se classe 11e nation. La médaille d'or est l'oeuvre de Paul Van Asbroeck pour le tir au pistolet libre à 50m. Les Belges se distinguent aussi en cyclisme, en escrime et en voile. En aviron, le Royal Club Nautique de Gand remporte sa deuxième médaille d'argent. Les Gantois sont imités par l'équipe nationale de water-polo qui se casse une nouvelle fois les dents contre la Grande-Bretagne. Stockholm 1912 Après les Britanniques, les Suédois se devaient de poursuivre dans cette voie plus "pro". Réputés grands organisateurs, les Suédois n'ont pas failli à leur réputation. Ils sont d'ailleurs les premiers à utiliser des systèmes de chronométrage automatique, de photo-finish et de sonorisation. Pour la première fois, les athlètes représentent les cinq continents aux Jeux. Cette olympiade sera placée sous le signe de timing et de distances records. Une course cycliste de 320km et une demi-finale de lutte de 11 heures. De fameuses compétitions. Mauvais résultats pour les Belges, seuls 35 athlètes participeront à 8 disciplines. Le total de six médailles, qui vaut la 11e place sur 28 à la Belgique est donc honorable. Il est principalement dû aux aptitudes de Paul Anspach et de ses amis épéistes. L'aviron nous vaut encore une médaille d'argent par l'intermédiaire de Polydore Veirman en skiff. Deux médailles de bronze complètent la liste : en équitation (Emannuel Soye) et en water-polo. Romain Van der Pluym, sportfootmagazine.be, avec Belga