JO 1956 : un peu de Melbourne à Stockholm

C'est à Melbourne que se poursuivra l'aventure olympique. Enfin presque. Désignée pays organisateur, l'Australie impose des règles vétérinaires strictes : pas de chevaux étrangers. Les compétitions hippiques se dérouleront à Stockholm.

Au niveau sportif, deux guerriers se battront jusqu'au bout de l'effort et cette fois-ci, c'est Alain Mimoun qui bat Emil Zatopek sur le marathon. Ailleurs, les États-Unis excellent. C'est en Basket-Ball qu'ils impressionnent le plus. Ils remportent chaque match avec plus de 30 points d'avance.

Entre unité et Boycott

À Melbourne, lors de la cérémonie tous les athlètes entrent ensemble dans le stade olympique en symbole d'unité. Mais ce n'est rien à côté de ce qu'a réalisé le Comité olympique. Le CIO est parvenu à faire concourir les deux Allemagnes sous le même drapeau. Un gros coup politique en pleine guerre froide. Ce drapeau (noir, rouge et jaune frappé des cinq anneaux olympiques) et les hymnes allemands seront remplacés pour l'occasion par "L'Hymne à la Joie" de la IXe Symphonie de Beethoven. Cette pratique se poursuivit au cours des deux éditions suivantes.

De nombreux pays sont outrés de l'intervention des Soviets en Hongrie. Plusieurs pays comme l'Espagne, la Suisse et les Pays-Bas se retirent des JO. L'intervention franco-britannique à Suez (Égypte) fait également un tôlé. L'Iraq, le Liban et l'Égypte refusent de participer. Enfin, la République Populaire de Chine ne prend pas part aux Jeux. Elle ne peut supporter la participation de la République de Chine (Taiwan). Un conflit qui traînera durant 28 ans.

Côté belge

La distance réduit la délégation belge, seuls 59 athlètes vont à Melbourne tandis que 3 cavaliers se déplacent à Stockholm. Deux médailles nous reviennent au terme de la campagne australienne. La première revient à Jef Mewis, champion du monde en titre (lutte) des moins de 62 kg, s'incline en finale. En voile, André Nelis terminera deuxième de l'épreuve en catégorie Finn.

1960 : Mohamed Ali dans un décor de Rome antique

Rome compte bien profiter de son histoire pour ces JO. Les épreuves sont programmées dans des cadres spectaculaires. La lutte, par exemple, prendra place dans la Basilique de Maxentius tandis que la gymnastique se déroulera aux Thermes de Caracalla.

Trois champions gagneront leurs épreuves à répétition : Paul Evstrom remporte sa quatrième médaille d'or de suite en dériveur solitaire. Aladar Gerevich (Escrime) et Gert Fredriksson (Canoë) remportent leur 6e compétition d'affilée aux Olympiades.

Toutefois, ce seront deux autres champions qui poseront leur empreinte sur Rome en 1960. Un certain Cassius Clay, plus connu sous le nom de Mohammed Ali, remporte l'or en Boxe, chez les mi-lourds. S'en suit une carrière exceptionnelle. L'autre héros de l'année est l'Éthiopien Abebe Bikila. Il remporte le marathon sans chaussures pour devenir le premier champion olympique noir africain.

Apartheid et hymne officiel

C'est à Rome qu'est prise la décision d'adopter un hymne olympique. Il y est joué pour la première fois devant un stade comble et des millions de téléspectateurs de 18 pays différents. L'Afrique du Sud va subir les conséquences de l'apartheid. Après Rome 1960, ils seront privés de JO jusqu'en 1992.

Côté belge

Le Flandrien Roger Moens connaît une nouvelle désillusion. Moens, recordman du monde, termine deuxième de l'épreuve du 800 m. Trois autres médailles viendront récompenser les efforts de la délégation belge forte de 105 têtes. Deux d'entre elles viennent d'un sport inscrit dans la tradition belge : le cyclisme. Willy Vanden Bergen s'adjuge la troisième place de la course sur route. Sur la piste, Léo Sterckx emporte, lui, l'argent à la vitesse. En voile, André Nelis fera presque aussi bien qu'en 1956 puisqu'il terminera troisième en catégorie Finn ajoutant le bronze à son palmarès.

1964 : Tokyo made in technology

C'est la première fois que les Jeux olympiques sont organisés en Asie. Après les affres de la Seconde Guerre mondiale, le Japon profite de ces Jeux olympiques pour rendre hommage aux victimes de l'attaque à la bombe atomique sur Hiroshima.

Ces premières olympiades asiatiques sont à mettre sous le signe de la transition technologique. Outre l'apparition de la perche en fibres de verre pour le saut à la perche, on note la dernière utilisation d'une piste cendrée et du chronométrage manuel.

L'homme sans chaussures fait son retour. Abebe Bikila empoche un second marathon, mais la championne de cette olympiade sera sans conteste la Soviétique Larissa Latynina. La gymnaste enrichit son palmarès de nouvelles médailles. Elle portera son total à 18.

Côté belge

Début octobre 1964 quelques 62 athlètes belges, dont seulement une femme, s'envolent pour Tokyo. Quelques semaines plus tard, Gaston Roelants rentre au pays après avoir décroché une victoire historique aux 3.000 m steeple. Le Belge remporte la médaille d'or en battant le record olympique.

En cyclisme, Patrick Sercu ramène également le métal le plus précieux décroché dans le 1.000 m départ arrêté tandis que dans la course sur route Walter Godefroot termine 3e au sprint.

Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be, avec Belga

JO 1956 : un peu de Melbourne à StockholmC'est à Melbourne que se poursuivra l'aventure olympique. Enfin presque. Désignée pays organisateur, l'Australie impose des règles vétérinaires strictes : pas de chevaux étrangers. Les compétitions hippiques se dérouleront à Stockholm. Au niveau sportif, deux guerriers se battront jusqu'au bout de l'effort et cette fois-ci, c'est Alain Mimoun qui bat Emil Zatopek sur le marathon. Ailleurs, les États-Unis excellent. C'est en Basket-Ball qu'ils impressionnent le plus. Ils remportent chaque match avec plus de 30 points d'avance. Entre unité et Boycott À Melbourne, lors de la cérémonie tous les athlètes entrent ensemble dans le stade olympique en symbole d'unité. Mais ce n'est rien à côté de ce qu'a réalisé le Comité olympique. Le CIO est parvenu à faire concourir les deux Allemagnes sous le même drapeau. Un gros coup politique en pleine guerre froide. Ce drapeau (noir, rouge et jaune frappé des cinq anneaux olympiques) et les hymnes allemands seront remplacés pour l'occasion par "L'Hymne à la Joie" de la IXe Symphonie de Beethoven. Cette pratique se poursuivit au cours des deux éditions suivantes. De nombreux pays sont outrés de l'intervention des Soviets en Hongrie. Plusieurs pays comme l'Espagne, la Suisse et les Pays-Bas se retirent des JO. L'intervention franco-britannique à Suez (Égypte) fait également un tôlé. L'Iraq, le Liban et l'Égypte refusent de participer. Enfin, la République Populaire de Chine ne prend pas part aux Jeux. Elle ne peut supporter la participation de la République de Chine (Taiwan). Un conflit qui traînera durant 28 ans. Côté belgeLa distance réduit la délégation belge, seuls 59 athlètes vont à Melbourne tandis que 3 cavaliers se déplacent à Stockholm. Deux médailles nous reviennent au terme de la campagne australienne. La première revient à Jef Mewis, champion du monde en titre (lutte) des moins de 62 kg, s'incline en finale. En voile, André Nelis terminera deuxième de l'épreuve en catégorie Finn. 1960 : Mohamed Ali dans un décor de Rome antique Rome compte bien profiter de son histoire pour ces JO. Les épreuves sont programmées dans des cadres spectaculaires. La lutte, par exemple, prendra place dans la Basilique de Maxentius tandis que la gymnastique se déroulera aux Thermes de Caracalla. Trois champions gagneront leurs épreuves à répétition : Paul Evstrom remporte sa quatrième médaille d'or de suite en dériveur solitaire. Aladar Gerevich (Escrime) et Gert Fredriksson (Canoë) remportent leur 6e compétition d'affilée aux Olympiades. Toutefois, ce seront deux autres champions qui poseront leur empreinte sur Rome en 1960. Un certain Cassius Clay, plus connu sous le nom de Mohammed Ali, remporte l'or en Boxe, chez les mi-lourds. S'en suit une carrière exceptionnelle. L'autre héros de l'année est l'Éthiopien Abebe Bikila. Il remporte le marathon sans chaussures pour devenir le premier champion olympique noir africain. Apartheid et hymne officiel C'est à Rome qu'est prise la décision d'adopter un hymne olympique. Il y est joué pour la première fois devant un stade comble et des millions de téléspectateurs de 18 pays différents. L'Afrique du Sud va subir les conséquences de l'apartheid. Après Rome 1960, ils seront privés de JO jusqu'en 1992. Côté belge Le Flandrien Roger Moens connaît une nouvelle désillusion. Moens, recordman du monde, termine deuxième de l'épreuve du 800 m. Trois autres médailles viendront récompenser les efforts de la délégation belge forte de 105 têtes. Deux d'entre elles viennent d'un sport inscrit dans la tradition belge : le cyclisme. Willy Vanden Bergen s'adjuge la troisième place de la course sur route. Sur la piste, Léo Sterckx emporte, lui, l'argent à la vitesse. En voile, André Nelis fera presque aussi bien qu'en 1956 puisqu'il terminera troisième en catégorie Finn ajoutant le bronze à son palmarès. 1964 : Tokyo made in technologyC'est la première fois que les Jeux olympiques sont organisés en Asie. Après les affres de la Seconde Guerre mondiale, le Japon profite de ces Jeux olympiques pour rendre hommage aux victimes de l'attaque à la bombe atomique sur Hiroshima. Ces premières olympiades asiatiques sont à mettre sous le signe de la transition technologique. Outre l'apparition de la perche en fibres de verre pour le saut à la perche, on note la dernière utilisation d'une piste cendrée et du chronométrage manuel. L'homme sans chaussures fait son retour. Abebe Bikila empoche un second marathon, mais la championne de cette olympiade sera sans conteste la Soviétique Larissa Latynina. La gymnaste enrichit son palmarès de nouvelles médailles. Elle portera son total à 18. Côté belge Début octobre 1964 quelques 62 athlètes belges, dont seulement une femme, s'envolent pour Tokyo. Quelques semaines plus tard, Gaston Roelants rentre au pays après avoir décroché une victoire historique aux 3.000 m steeple. Le Belge remporte la médaille d'or en battant le record olympique. En cyclisme, Patrick Sercu ramène également le métal le plus précieux décroché dans le 1.000 m départ arrêté tandis que dans la course sur route Walter Godefroot termine 3e au sprint. Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be, avec Belga