Que faut-il penser de la guéguerre qui oppose les grands aux petits pour la formule de championnat? D'abord, qu'on est en démocratie, et comme les petits sont plus nombreux que les grands, ils ont forcément obtenu plus de voix. Ensuite, que pour les moins bien lotis, c'est surtout la crainte d'une relégation qui a prévalu. La réaction de Christophe Grégoire, lorsqu'on lui a demandé son avis sur le passage à 18 clubs lors de l'émission Studio 1, était éloquente: "Cela dépend, si cela permet à Charleroi de se sauver ou pas..."

Si l'on considère le débat de fond, il faut reconnaître que le monde du football, très conservateur, n'est pas prêt à accepter une formule un peu moderne et surtout trop compliquée. Le football est un sport populaire, destiné à des gens simples (sans que cela soit péjoratif) et qui exigent donc une formule simple. Les footeux ne sont pas prêts, non plus, à accepter que le vainqueur de la saison régulière ne soit pas champion, ni que le 11e classé puisse être européen au détriment du 4e.

En basket, la formule des play-offs est ancrée dans les moeurs depuis 30 ans en Belgique... et depuis toujours aux Etats-Unis. En NBA, 16 équipes participent aux play-offs et le 16e peut très bien décrocher le titre... sauf qu'il aura un parcours plus compliqué puisqu'il devra forcément s'imposer en déplacement.

Anderlecht prône une formule avec play-offs. Ses dirigeants, en tout cas. Mais souvenez-vous des réactions épidermiques d'Ariel Jacobs, la saison dernière: "En plus de diviser les points par deux, on va peut-être nous demander de disputer un barrage contre le champion de D2, à l'avenir..."

Alors, quoi? On veut une formule simple? Pourquoi ne pas copier la D2? Le champion est champion et monte en D1. Quatre autres équipes participent au tour final, qui est bien accepté par tout le monde et suscite l'engouement du public. On pourrait aussi y songer pour la D1. Le champion est champion. Et les deuxième, troisième, quatrième et cinquième jouent pour les tickets UEFA. Ou pourquoi pas, même, le système de tranches? Cela mettrait de l'animation en milieu de saison et permettrait à des petits, auteurs d'une belle série mais incapables de tenir la distance sur toute la saison, de participer à ce tour final pour les tickets UEFA. Au fond, c'est un peu ce que préconisait le Standard... sauf qu'il voulait appeler ce tour final 'Coupe de la Ligue'.

Daniel Devos

Que faut-il penser de la guéguerre qui oppose les grands aux petits pour la formule de championnat? D'abord, qu'on est en démocratie, et comme les petits sont plus nombreux que les grands, ils ont forcément obtenu plus de voix. Ensuite, que pour les moins bien lotis, c'est surtout la crainte d'une relégation qui a prévalu. La réaction de Christophe Grégoire, lorsqu'on lui a demandé son avis sur le passage à 18 clubs lors de l'émission Studio 1, était éloquente: "Cela dépend, si cela permet à Charleroi de se sauver ou pas..." Si l'on considère le débat de fond, il faut reconnaître que le monde du football, très conservateur, n'est pas prêt à accepter une formule un peu moderne et surtout trop compliquée. Le football est un sport populaire, destiné à des gens simples (sans que cela soit péjoratif) et qui exigent donc une formule simple. Les footeux ne sont pas prêts, non plus, à accepter que le vainqueur de la saison régulière ne soit pas champion, ni que le 11e classé puisse être européen au détriment du 4e. En basket, la formule des play-offs est ancrée dans les moeurs depuis 30 ans en Belgique... et depuis toujours aux Etats-Unis. En NBA, 16 équipes participent aux play-offs et le 16e peut très bien décrocher le titre... sauf qu'il aura un parcours plus compliqué puisqu'il devra forcément s'imposer en déplacement. Anderlecht prône une formule avec play-offs. Ses dirigeants, en tout cas. Mais souvenez-vous des réactions épidermiques d'Ariel Jacobs, la saison dernière: "En plus de diviser les points par deux, on va peut-être nous demander de disputer un barrage contre le champion de D2, à l'avenir..." Alors, quoi? On veut une formule simple? Pourquoi ne pas copier la D2? Le champion est champion et monte en D1. Quatre autres équipes participent au tour final, qui est bien accepté par tout le monde et suscite l'engouement du public. On pourrait aussi y songer pour la D1. Le champion est champion. Et les deuxième, troisième, quatrième et cinquième jouent pour les tickets UEFA. Ou pourquoi pas, même, le système de tranches? Cela mettrait de l'animation en milieu de saison et permettrait à des petits, auteurs d'une belle série mais incapables de tenir la distance sur toute la saison, de participer à ce tour final pour les tickets UEFA. Au fond, c'est un peu ce que préconisait le Standard... sauf qu'il voulait appeler ce tour final 'Coupe de la Ligue'. Daniel Devos