Par Bruno Govers Mourinho part sans indemnité de rupture, le Portugais renonçant aux 20 millions d'euros prévus en cas de départ anticipé. Sa liberté avait, il est vrai, plus de prix à ses yeux qu'un séjour prolongé chez les Merengue où il n'a jamais fait l'unanimité tout au long de ses trois ans de règne.

Un titre de champion, une coupe et une supercoupe d'Espagne, la dernière remportée l'été passé face au FC Barcelone, ennemi juré des Madridistas, tel aura finalement été le bilan relativement tristounet de celui que la presse anglaise avait surnommé, jadis, le Special One, lors de ses années à Chelsea. Un club londonien qu'il devrait, au demeurant, retrouver sous peu, car si aucune déclaration officielle n'a encore filtré à ce propos, il se murmure qu'un accord entre le coach et le président des Blues, Roman Abramovich, aurait été signé déjà fin 2012.

Mou retrouverait, dans ces conditions, un club qu'il a griffé comme nul autre. Ce qui ne peut être dit à propos de ses trois saisons au stade Santiago Bernabeu. Aux dires des fans là-bas, son seul mérite, ces derniers mois, aura été d'avoir trouvé la parade face à un Barça souverain. En supercoupe et dans leurs confrontations directes, du moins, car sur le long terme, les Blaugranas ont pris allégrement leurs distances face à leurs rivaux cette saison.

Autant les Catalans se seront révélés, comme à l'accoutumée, un club uni, autant les fissures auront été nombreuses, tout au long de la campagne 2012-13 entre les joueurs madrilènes et leur mentor. Tout a commencé l'automne passé quand, après avoir tancé sévèrement l'international Sergio Ramos pour son manque de répondant dans le marquage individuel, ce dernier aurait répondu : "Si vous aviez été vous-même un footballeur de haut niveau, vous auriez compris le problème".

Le défenseur n'est pas le seul élément à avoir eu maille à partir avec Mourinho, cette saison. L'emblématique gardien, Iker Casillas, a perdu sa place lui aussi, chemin faisant, au profit du n°2, Diego Lopez, ce qui aura valu une nouvelle volée de bois vert au coach, tous azimuts. Sans compter que son parti pris pour les lusophones du noyau, au détriment des hispanophones, aura été à coup sûr un autre clou de son cercueil.

Avec un vestiaire divisé et un palmarès madrilène famélique, il fallait bien que l'aventure de Mou au Real tourne court. Si son arrivée se confirme à Chelsea, il aura l'avantage de retrouver une entité, de même qu'un groupe de joueurs et des milliers de supporters qui lui sont d'ores et déjà conquis. Même si, pendant son absence, le club de Stamford Bridge n'a pas musardé en chemin, avec une victoire en Ligue des Champions l'année passée, et un succès en Europa League cette année. Battre en brèche l'hégémonie des clubs de Manchester, United et City, c'est le moindre défi qu'on attendra de sa part...

Par Bruno Govers Mourinho part sans indemnité de rupture, le Portugais renonçant aux 20 millions d'euros prévus en cas de départ anticipé. Sa liberté avait, il est vrai, plus de prix à ses yeux qu'un séjour prolongé chez les Merengue où il n'a jamais fait l'unanimité tout au long de ses trois ans de règne. Un titre de champion, une coupe et une supercoupe d'Espagne, la dernière remportée l'été passé face au FC Barcelone, ennemi juré des Madridistas, tel aura finalement été le bilan relativement tristounet de celui que la presse anglaise avait surnommé, jadis, le Special One, lors de ses années à Chelsea. Un club londonien qu'il devrait, au demeurant, retrouver sous peu, car si aucune déclaration officielle n'a encore filtré à ce propos, il se murmure qu'un accord entre le coach et le président des Blues, Roman Abramovich, aurait été signé déjà fin 2012. Mou retrouverait, dans ces conditions, un club qu'il a griffé comme nul autre. Ce qui ne peut être dit à propos de ses trois saisons au stade Santiago Bernabeu. Aux dires des fans là-bas, son seul mérite, ces derniers mois, aura été d'avoir trouvé la parade face à un Barça souverain. En supercoupe et dans leurs confrontations directes, du moins, car sur le long terme, les Blaugranas ont pris allégrement leurs distances face à leurs rivaux cette saison. Autant les Catalans se seront révélés, comme à l'accoutumée, un club uni, autant les fissures auront été nombreuses, tout au long de la campagne 2012-13 entre les joueurs madrilènes et leur mentor. Tout a commencé l'automne passé quand, après avoir tancé sévèrement l'international Sergio Ramos pour son manque de répondant dans le marquage individuel, ce dernier aurait répondu : "Si vous aviez été vous-même un footballeur de haut niveau, vous auriez compris le problème". Le défenseur n'est pas le seul élément à avoir eu maille à partir avec Mourinho, cette saison. L'emblématique gardien, Iker Casillas, a perdu sa place lui aussi, chemin faisant, au profit du n°2, Diego Lopez, ce qui aura valu une nouvelle volée de bois vert au coach, tous azimuts. Sans compter que son parti pris pour les lusophones du noyau, au détriment des hispanophones, aura été à coup sûr un autre clou de son cercueil. Avec un vestiaire divisé et un palmarès madrilène famélique, il fallait bien que l'aventure de Mou au Real tourne court. Si son arrivée se confirme à Chelsea, il aura l'avantage de retrouver une entité, de même qu'un groupe de joueurs et des milliers de supporters qui lui sont d'ores et déjà conquis. Même si, pendant son absence, le club de Stamford Bridge n'a pas musardé en chemin, avec une victoire en Ligue des Champions l'année passée, et un succès en Europa League cette année. Battre en brèche l'hégémonie des clubs de Manchester, United et City, c'est le moindre défi qu'on attendra de sa part...