Le nouvel entraîneur du Real Madrid n'est ni Massimiliano Allegri (il a signé à la Juventus), ni Mauricio Pochettino (le PSG ne l'a pas laissé partir), ni Antonio Conte (trop exigeant) mais bien Carlo Ancelotti. Une surprise car beaucoup pensaient qu'après ce bon vieux Zinedine Zidane, il fallait une nouvelle brosse pour balayer le vestiaire du Real. Au lieu d'amener un vent de fraîcheur, le Real fait donc appel à une veille connaissance, peut-être même une trop bonne vieille connaissance.
...

Le nouvel entraîneur du Real Madrid n'est ni Massimiliano Allegri (il a signé à la Juventus), ni Mauricio Pochettino (le PSG ne l'a pas laissé partir), ni Antonio Conte (trop exigeant) mais bien Carlo Ancelotti. Une surprise car beaucoup pensaient qu'après ce bon vieux Zinedine Zidane, il fallait une nouvelle brosse pour balayer le vestiaire du Real. Au lieu d'amener un vent de fraîcheur, le Real fait donc appel à une veille connaissance, peut-être même une trop bonne vieille connaissance. Ancelotti, qui a déjà presque 62 ans, n'a plus rien gagné depuis son titre de champion d'Allemagne avec le Bayern Munich en 2017. Or, au Real Madrid, la seule chose qui compte, ce sont les trophées. C'est dans la culture du club et Carletto ne le sait que trop bien. Au cours de son passage précédent dans la capitale espagnole, il n'a rien gagné au terme de la deuxième saison et il a directement été remercié. Un an plus tôt, en mai 2014, il avait pourtant permis au club de remporter la Décima, la dixième coupe aux grandes oreilles dont Madrid rêvait tant. A l'époque, joueurs et supporters l'avaient porté aux nues. Ses statistiques étaient d'ailleurs plus que convenables. Il avait remporté 89 de ses 119 matches avec Los Blancos, soit 75%.Florentino Pérez et Carlo Ancelotti se connaissent depuis longtemps. Dans sa biographie, l'Italien raconte qu'en 2006 déjà, le président du Real lui avait offert un contrat. Il entraînait alors l'AC Milan de Silvio Berlusconi et pouvait gagner le double au Real. La décision n'était donc pas facile à prendre. Le Real lui avait envoyé le contrat par fax chez lui, à Felegara, dans les environs de Parme. Ancelotti l'avait signé et l'avait renvoyé. Il y avait cependant une clause: le contrat n'était valable qu'à condition que l'AC Milan laisse partir Ancelotti. Et Adriano Galliani, le directeur général du club italien, avait refusé. Ancelotti était donc resté en place mais il a gardé le document envoyé par le Real. "En souvenir d'une période agréable pleine d'adrénaline", écrit-il dans son livre. Adrénaline n'est pourtant pas le mot qui colle le plus à l'Italien, toujours affable. Le long de la ligne, il est encore plus froid que Zidane. Les seuls mouvements qu'il fait, c'est se frotter le double menton ou froncer les sourcils. Bien qu'il ne soit pas très communicateur, Ancelotti passe pour un excellent people manager. Au Bayern, il a été écarté après une saison parce qu'on estimait que ses méthodes étaient dépassées et qu'il était trop tendre avec les joueurs. Depuis, une étiquette de bon-papa en fin de carrière lui colle à la peau. Il n'empêche que son palmarès impressionne: champion en Italie avec Milan, en Angleterre avec Chelsea, en France avec le PSG et en Allemagne avec le Bayern. Il ne lui manque qu'un titre de champion d'Espagne. De plus, il a remporté trois Ligues des Champions: deux avec Milan, une avec le Real. Seuls Bob Paisley et Zidane ont fait aussi bien. Le fait que le Real Madrid lui offre une nouvelle chance soulève de nombreuses questions. Mais il ne vient pas tout seul. Antonio Pintus revient également. Le préparateur physique italien a déjà connu le succès au Real et vient de passer deux saisons à l'Inter. On ne sait pas encore sur quelle équipe Carletto pourra compter. Selon les médias espagnols, il est très probable que Sergio Ramos, Raphaël Varane et Isco ne porteront plus le maillot blanc la saison prochaine mais le reste du noyau ne changera pas. On s'attend cependant à ce que le Real tente d'attirer un grand nom mais, avant cela, il va devoir vendre.