L'ex-entraîneur Wiljan Vloet a prénommé son fils Rai, en hommage au frère cadet du légendaire footballeur brésilien Sócrates. Rai fut sacré footballeur sud-américain de l'année en 1992 et champion du monde avec le Brésil deux ans plus tard. En 1995, il remporta la Coupe de France et la Coupe de la Ligue avec le Paris Saint-Germain. D'abord dans l'ombre de Valdo, il fut élu meilleur joueur de l'histoire du club en 1998, au terme d'un sondage mené par Le Parisien. Il devançait le buteur portugais Pedro Miguel Pauleta. Aujourd'hui, il est l'adversaire politique du président Jair Bolsonaro. Rien de moins.
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L'ex-entraîneur Wiljan Vloet a prénommé son fils Rai, en hommage au frère cadet du légendaire footballeur brésilien Sócrates. Rai fut sacré footballeur sud-américain de l'année en 1992 et champion du monde avec le Brésil deux ans plus tard. En 1995, il remporta la Coupe de France et la Coupe de la Ligue avec le Paris Saint-Germain. D'abord dans l'ombre de Valdo, il fut élu meilleur joueur de l'histoire du club en 1998, au terme d'un sondage mené par Le Parisien. Il devançait le buteur portugais Pedro Miguel Pauleta. Aujourd'hui, il est l'adversaire politique du président Jair Bolsonaro. Rien de moins. Rai Vloet est également un médian offensif dont le sens de la profondeur et les mouvements peuvent faire mal à n'importe quelle défense. Un jeune joueur qui, il y a six ans, fut élu Talent de la Semaine et sélectionné en équipe nationale Espoirs hollandaise après avoir été champion avec le PSV. Il avait ainsi effectué des débuts remarqués lors du prestigieux tournoi de Toulon, inscrivant deux buts et qualifiant l'équipe de Remy Reijnierse face au Costa Rica (3-2). En 2014-2015, Phillip Cocu lui avait même donné sa chance dans le noyau A du PSV, club au sein duquel il évoluait depuis 2015. Deux ans plus tôt, le directeur technique, Marcel Brands, lui avait fait signer son premier contrat professionnel. Et en 2014, il avait prolongé jusqu'en 2018. Alors que Nathan Aké (Manchester City) et Memphis Depay (Olympique Lyon) font désormais partie du noyau de grands clubs européens, le champion d'Europe U17 de 2012 a connu un parcours plus chaotique. Il a été prêté au SC Cambuur, au FC Eindhoven et à NAC Breda, sans succès. Vloet espérait relancer sa carrière à l'étranger mais ses passages au FC Chiasso (pas un seul match joué), à Frosinone Calcio (5 matches) et à Saint-Trond (2 matches) ne lui ont pas apporté plus de satisfaction. En février 2019, les Canaris avaient présenté le Hollandais, arrivé gratuitement, comme le successeur de Roman Bezus mais cinq mois plus tard, il prenait la direction de l'Excelsior sur la pointe des pieds. "J'ai appris à me connaître moi-même en découvrant le monde", dit le meneur de jeu dans l'hebdomadaire néerlandais Voetbal International. "Mais ces expériences, ces hauts et ces bas m'ont surtout permis de progresser. Le parcours d'un professionnel ressemble à des montagnes russes. J'ai lu un jour un titre qui disait que j'avais échoué, ou un truc du genre. Mais le début de l'histoire a toute son importance." Ricardo Moniz a fait en sorte que tout tourne mieux et qu'il retrouve le plaisir. A l'Excelsior, le meneur de jeu a inscrit 14 buts et délivré 6 assists en 31 matches de D2. Mieux: depuis qu'il a signé à Almelo jusqu'en 2023, l'été dernier, Vloet (25 ans) fait oublier son statut d'éternel espoir. "Je peux enfin jouer libéré", dit celui qui a inscrit 17 buts et délivré 6 assists en 33 matches. Il n'a pas oublié ce que ses coaches et ses partenaires disaient de lui au PSV. "On m'a toujours dit que j'étais un très bon joueur et que j'avais tout pour jouer au plus haut niveau." Il voit donc plus loin que Heracles. "Je rêve toujours de jouer dans un grand club. Tout est question de prestations. Parler ne sert à rien. J'ai ouvert les yeux. Aujourd'hui, je suis un joueur expérimenté, je sais comment ça fonctionne."