Les Anglais ont avalé de travers quand Gareth Southgate n'a pas repris Trent Alexander-Arnold dans sa sélection. Le schéma tactique de l'équipe nationale ne correspond pas à celui de Liverpool, mais après tout ce qu'il fait depuis quelques saisons, ce jeune joueur semblait être une certitude. Non, visiblement...
...

Les Anglais ont avalé de travers quand Gareth Southgate n'a pas repris Trent Alexander-Arnold dans sa sélection. Le schéma tactique de l'équipe nationale ne correspond pas à celui de Liverpool, mais après tout ce qu'il fait depuis quelques saisons, ce jeune joueur semblait être une certitude. Non, visiblement... Liverpool non plus n'est plus une certitude. On connaît la qualité du travail déjà réalisé par Jürgen Klopp, mais depuis quelques semaines, plus rien ne fonctionne. Le 4 janvier, les Reds étaient encore en tête de la Premier League. Aujourd'hui, ils pointent à une pénible septième place, à 25 points du leader. Fulham s'est récemment imposé à Anfield: la sixième défaite consécutive de Liverpool dans son stade! Quand Burnley était allé gagner là-bas le 21 janvier, c'était historique parce que Liverpool sortait de 68 matches de championnat sans perdre. Mais entre-temps, c'est une équipe qui ne fait plus peur. Il faut remonter à la saison 1953-1954 pour trouver trace de six revers d'affilée à domicile. Une partie de l'explication réside à coup sûr dans l'accumulation de blessures. Et c'est essentiellement le département défensif qui est touché. Cette saison, Klopp a déjà aligné... 18 duos différents en défense centrale. Parfois, il a dû y mettre des médians de formation, comme Fabinho ou Henderson. Pas étonnant que le rendement des backs, Robertson et Alexander-Arnold, souffre de la situation. Les Reds ont déjà encaissé 36 buts dans ce championnat. Dans le top 10 du classement, seul Everton (37) fait pire. Liverpool a eu deux campagnes de transferts pour remédier au problème. Mais en septembre, ils pensaient là-bas que des solutions pourraient être trouvées en interne, et maintenant, on voit qu' Ozan Kabak, arrivé de Schalke en janvier, a besoin d'un temps d'adaptation. Lors de ces six défaites dans son stade, Liverpool n'a marqué qu'un but. Contre Manchester City (1-4). Ce qui veut dire qu'il y a aussi des soucis offensifs, malgré l'ajout de Thiago Alcantara et Diogo Jota à un compartiment qui avait marqué respectivement 85 et 89 goals lors des deux dernières saisons. Firmino n'a jamais été un buteur pur jus, et dans le trio bien connu qu'il forme avec Mané et Salah, il n'y a que l'Egyptien qui tourne à un bon niveau avec 17 goals et 3 assists. Dont 6 penalties. Firmino plafonne à 6, comme Jota. Mané en est à 7. Thiago n'a pas encore trouvé l'ouverture, pas plus que Shaqiri. Et Origi n'a qu'un rôle anecdotique dans l'histoire. On a l'impression que l'absence de public joue un sale tour à cette équipe. En tout cas depuis quelques mois parce qu'on n'avait rien remarqué de ça jusqu'à Noël. Ander Herrera (Man United), avait fait cette prédiction dans la presse: "Le foot sans spectateurs, c'est un autre sport. Il y a des équipes qui ressentent l'ambiance des tribunes. Liverpool en fait partie. Pour un club basé sur les connexions émotionnelles, jouer dans un stade vide complique les choses." Une certaine décompression pourrait être une autre explication. Jamie Carragher, consultant, a mentionné récemment une statistique intéressante. Des joueurs comme Alexander-Arnold, Robertson, Wijnaldum, Salah, Firmino et Mané sont au-dessus de 80% du temps de jeu maximum possible en championnat depuis le début de la saison 2018-2019. Du temps de jeu intense auquel il faut ajouter les matches européens. Il y a eu, aussi, toute l'émotion suscitée par la chasse au premier titre depuis 30 ans. Une fois ce titre décroché, l'équipe a continué un temps sur sa lancée, puis on a eu l'impression qu'il n'y avait plus beaucoup de jus, c'est le cas depuis quelques semaines.