Depuis ses débuts professionnels au Bayern, en 2007, Toni Kroos a accumulé les trophées, en Bavière mais aussi à Leverkusen ainsi qu'au Real: quatre victoires en Ligue des Champions, trois titres en Allemagne, deux en Espagne, deux coupes d'Allemagne et un sacre mondial, en 2014.
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Depuis ses débuts professionnels au Bayern, en 2007, Toni Kroos a accumulé les trophées, en Bavière mais aussi à Leverkusen ainsi qu'au Real: quatre victoires en Ligue des Champions, trois titres en Allemagne, deux en Espagne, deux coupes d'Allemagne et un sacre mondial, en 2014. Testé positif au Covid en mai sans toutefois présenter de symptômes, Toni Kroos est donc bien placé pour parler de l'EURO. "Nous ne sommes pas favoris", déclare le médian, sous contrat au Real jusqu'en 2023. A partir de mardi, il va affronter la France, le Portugal et la Hongrie. "Ce n'est pas grave. Ce statut nous rend d'autant plus dangereux. Nous savons que nous allons en découdre avec des adversaires très forts. Nous devrons jouer d'emblée à notre meilleur niveau sous peine de vivre un tournoi très bref."TONI KROOS: Nous avons pris des claques: 6-0 en Espagne et 1-2 contre la Macédoine du Nord. Tout le monde a vu ce qui ne fonctionnait pas. Il était donc très important de bien nous préparer. Notre sélection recèle énormément de talent. Peu d'équipes possèdent autant de bons footballeurs. Tout dépend de ce que nous allons réussir en équipe. Nous voulons en tout cas faire oublier le décevant Mondial 2018. ( L'Allemagne avait terminé dernière du groupe F, derrière la Suède, le Mexique et la Corée du Sud, ndlr). C'est une fameuse mission. Le sélectionneur veut renforcer la défense. Est-ce la bonne solution? KROOS: Il a ajouté que nous devions être forts sur le plan offensif. Il faut un équilibre. Les équipes qui ont du succès le prouvent. Il y a sept ans, il était très difficile de jouer contre nous. Nous devons réveiller ce sentiment chez l'adversaire: "Oh, c'est désagréable de jouer contre l'Allemagne." C'est pour ça qu'une défense agressive est tellement importante. Nous devons également savoir que faire du ballon quand nous l'avons récupéré. En fait, c'est une succession logique mais elle nous a posé problème récemment. L'entrejeu regorge de brillants joueurs. Dois-tu trembler pour ta place? KROOS: Je n'ai jamais eu peur car j'ai toujours joué dans des équipes qui possédaient de nombreux médians de grande qualité. J'essaie de montrer mon talent et de développer mon football. Et je ne me cache jamais. Es-tu un homme dénué de crainte? KROOS: Pas dans ma vie privée. Il y a des choses plus importantes que le football. Tout parent sait de quoi je parle. Mais dès que je monte sur le terrain, je suis envahi par le calme. Après tout, il ne s'agit que d'un match de football. Des détracteurs te reprochent un certain manque de passion. KROOS: Et d'autres admirent ma sérénité. Naturellement, je veux gagner. C'est une source énorme de motivation. Constamment. Mais je ne suis pas de ceux qui affichent leurs émotions sur le terrain. Mon football est basé sur la stratégie, la prise de décisions rationnelles. N'es-tu jamais nerveux avant une finale? KROOS: Non, pas vraiment. C'est une question d'anticipation et de sérénité. Je sais ce dont je suis capable. Bien sûr, j'ai des papillons dans le ventre avant une grande finale mais je ne pense pas aux choses négatives. Je préfère imaginer ce que je peux atteindre grâce à un match important. Après le titre mondial à Rio, la presse a publié une photo du vestiaire. L'équipe fêtait le titre avec la chancelière Angela Merkel. Tu étais paisiblement assis sur le banc. A part, comme si tu ne faisais pas partie de l'équipe. KROOS: Je n'éprouve pas le besoin d'être au centre de l'attention. Je pense que cette photo me dépeint très bien. J'aime occuper un des principaux rôles sur le terrain mais je me tiens en retrait quand on célèbre un succès.