La saga de la vente du Standard est toujours en cours. Et les communiqués partent dans tous les sens. La société néerlandaise Value8 n'a pas déposé une offre officielle de rachat avant hier soir, comme elle l'avait pourtant prévu. Pour certains quotidiens, cela veut dire que "Value8 a perdu la main", que "tout repart de zéro" ou encore que "c'est une opportunité pour des forces vives wallonnes" de se manifester. Mais rien n'est moins sûr. Car il s'agit clairement du premier choix pour le clan Margarita Louis-Dreyfus, dont le bureau d'avocat a lui-même trouvé ces repreneurs.

Par contre, cela ressemble à une victoire pour Lucien D'Onofrio, qui a d'autres cartes en main et qui a toujours privilégié les pistes dont il est lui-même l'instigateur. Depuis que les Néerlandais sont sortis du bois, l'homme fort du Standard freine des quatre fers. Une campagne de dénigrement a même été menée depuis une semaine. Les supporters ont pris peur et ont manifesté dès le début leur désapprobation face au projet de Value8. Mais aujourd'hui, certains de ces clubs affirment qu'ils ne sont pas d'accord avec le texte qui a été publié. Ils chargent aussi l'attaché de presse Sacha Daout, qui aurait cassé du sucre sur le dos du directeur général Pierre François à l'occasion d'une réunion avec les fans. Sacha Daout dément, Pierre François ne veut pas réagir.

La direction du Standard est-elle en train de téléguider la presse en noircissant les intentions de Value8? C'est l'avis de certains observateurs. Hier, un dirigeant d'un club belge phare nous a avoué être scandalisé par la "collaboration très malsaine" entre le Standard et l'un ou l'autre quotidien.

On peut d'ailleurs se poser cette question aussi: pourquoi tant de méfiance à l'égard de Value8 alors que la plupart des repreneurs de clubs de foot (hormis peut-être les Qataris) visent la rentabilité et une hausse du chiffre d'affaires? Les Américains qui ont repris Manchester United et Liverpool n'ont pas agi autrement. Le fonds d'investissement américain Colony Capital, qui fut à la tête du PSG, a également procédé de la sorte. Quant à l'argument de l'absence de projet sportif, il ne tient pas vraiment la route. Car si Value8 veut obtenir du rendement, il a tout intérêt à ce que les résultats suivent. Si Axel Witsel et Steven Defour sont bien cotés sur le marché, c'est parce que le Standard a réalisé des résultats!

Stéphane Vande Velde et Pierre Danvoye

La saga de la vente du Standard est toujours en cours. Et les communiqués partent dans tous les sens. La société néerlandaise Value8 n'a pas déposé une offre officielle de rachat avant hier soir, comme elle l'avait pourtant prévu. Pour certains quotidiens, cela veut dire que "Value8 a perdu la main", que "tout repart de zéro" ou encore que "c'est une opportunité pour des forces vives wallonnes" de se manifester. Mais rien n'est moins sûr. Car il s'agit clairement du premier choix pour le clan Margarita Louis-Dreyfus, dont le bureau d'avocat a lui-même trouvé ces repreneurs. Par contre, cela ressemble à une victoire pour Lucien D'Onofrio, qui a d'autres cartes en main et qui a toujours privilégié les pistes dont il est lui-même l'instigateur. Depuis que les Néerlandais sont sortis du bois, l'homme fort du Standard freine des quatre fers. Une campagne de dénigrement a même été menée depuis une semaine. Les supporters ont pris peur et ont manifesté dès le début leur désapprobation face au projet de Value8. Mais aujourd'hui, certains de ces clubs affirment qu'ils ne sont pas d'accord avec le texte qui a été publié. Ils chargent aussi l'attaché de presse Sacha Daout, qui aurait cassé du sucre sur le dos du directeur général Pierre François à l'occasion d'une réunion avec les fans. Sacha Daout dément, Pierre François ne veut pas réagir.La direction du Standard est-elle en train de téléguider la presse en noircissant les intentions de Value8? C'est l'avis de certains observateurs. Hier, un dirigeant d'un club belge phare nous a avoué être scandalisé par la "collaboration très malsaine" entre le Standard et l'un ou l'autre quotidien. On peut d'ailleurs se poser cette question aussi: pourquoi tant de méfiance à l'égard de Value8 alors que la plupart des repreneurs de clubs de foot (hormis peut-être les Qataris) visent la rentabilité et une hausse du chiffre d'affaires? Les Américains qui ont repris Manchester United et Liverpool n'ont pas agi autrement. Le fonds d'investissement américain Colony Capital, qui fut à la tête du PSG, a également procédé de la sorte. Quant à l'argument de l'absence de projet sportif, il ne tient pas vraiment la route. Car si Value8 veut obtenir du rendement, il a tout intérêt à ce que les résultats suivent. Si Axel Witsel et Steven Defour sont bien cotés sur le marché, c'est parce que le Standard a réalisé des résultats!Stéphane Vande Velde et Pierre Danvoye