Par John BAETE

Le championnat de Belgique reprend avec 15 entraîneurs belges sur 16. L'exception est le Hollandais Adrie Koster, au Club de Bruges. Faut-il s'en réjouir ou s'en inquiéter? Dans l'histoire de notre championnat, les coaches venus d'ailleurs ont pu apporter un plus, de Pierre Sinibaldi à Laszlo Bölöni, en passant par Ernst Happel ou Tomislav Ivic, Aad de Mos et Jan Boskamp. Mais les Belges ont toujours su faire la différence aussi, de Raymond Goethals au Standard à Paul Van Himst à Anderlecht, sans oublier Robert Waseige. Et puis, dernièrement, on avait Michel Preud'homme qui a malheureusement quitté la D1 pour la Hollande.

Ariel Jacobs est à présent le leader d'un coaching 100% pur belge qui fait des émules auprès de la jeune génération; on verra si Glen De Boeck continue à progresser au Germinal Beerschot (un club difficile) et quelles seront les vraies perspectives d'un Bob Peeters, qui a déjà qualifié le Cercle Bruges en Europa League.

Entraîneur éclairé, Michel Preud'homme a tellement apporté à ses clubs que l'étranger ne pouvait plus rester indifférent. Personne ne sait dans quel grand championnat il aboutira un jour et s'il contribuera autant comme coach au rayonnement du football belge qu'il le fit comme gardien de but. Aux Pays-Bas, il devra vaincre les préjugés, son football très direct allant à l'encontre des principes hollandais d'un jeu où la tradition a longtemps été de plus porter le ballon. Mais il tombe peut-être à pic, à un moment où l'équipe nationale a fait sa révolution vers un jeu carrément cynique... qui ne lui a pas porté chance avec une troisième finale mondiale perdue.

Dommage pour notre championnat qu'il soit parti, mais les Jacobs et Koster amèneront leurs clubs à un haut niveau d'exécution technique. Ils ont les joueurs et les connaissances pour y parvenir. Ce sera aussi la saison-test des compétences de Francky Dury à La Gantoise où les exigences sont tout autres que celles de Zulte Waregem. Au Standard de Liège, Dominique D'Onofrio doit obligatoirement renouer avec un passé brillant mais il aura besoin de temps. L'équipe est très jeune et a été bouleversée. C'est le moment de remettre les pendules à l'heure sur le plan des mentalités et sans doute que le départ tellement annoncé (par lui-même) de Dieumerci Mbokani pourrait aider à apporter de la sérénité et stabilité.

En ce qui concerne les joueurs étrangers, on pourrait arriver à un chiffre record en fin de mercato. Pour l'instant, on compte 60% d'étrangers dans les transferts! Une tendance qui a progressivement augmenté au cours des dernières saisons, même si fiscalement, les salaires des Belges et des étrangers sont désormais aussi lourds pour les clubs. Il y a deux ans, un joueur étranger ne payait encore que 18% d'impôts, actuellement c'est 40% pour tout le monde. On avait espéré que les jeunes Belges bénéficient de cette mesure, mais ce n'est apparemment pas le cas. Pourtant, c'est ici qu'ils doivent pouvoir se lancer, de manière à constituer un réservoir pour notre équipe nationale. Vu les finances réduites du marché belge, c'est normal que nos meilleurs pros jouent dans des grands championnats, mais en ne faisant pas jouer suffisamment d'espoirs belges dans notre D1, on rate une étape de développement optimal.

Cet été, on doit déplorer le départ de quelques internationaux de valeur comme Milan Jovanovic, Antolin Alcaraz, Jelle Van Damme, Igor de Camargo... en attendant peut-être celui de Jan Polak et de Mbokani.

D'un autre côté, on note l'arrivée en D1 d'autres internationaux comme à Gand l'avant israélien Shlomi Arbeitman, l'arrière belge Sepp De Roover à Lokeren, le défenseur bosniaque Boris Pandza à Malines, l'attaquant égyptien Emad Meteb, le défenseur ghanéen Daniel Opare et le gardien monténégrin Srdjan Blazic au Standard ainsi que le médian américain Sacha Kljestan à Anderlecht.

L'accession du Lierse à la D1 (une équipe qui va certainement augmenter le niveau) amène ses joueurs connus comme le Camerounais Joseph Désiré Job et le Canadien Tomasz Radzinski et a engagé le gardien japonais Eiji Kawashima et le défenseur sud-africain Lance Davids.

Et puis, vu que tous les terrains doivent être équipés du chauffage, la qualité du jeu ne peut qu'augmenter. Finalement, on n'a qu'une hantise: que nos arbitres ne donnent pas la carte rouge à chaque semelle. Messieurs, de grâce, ne faites pas comme Howard Webb!

Par John BAETELe championnat de Belgique reprend avec 15 entraîneurs belges sur 16. L'exception est le Hollandais Adrie Koster, au Club de Bruges. Faut-il s'en réjouir ou s'en inquiéter? Dans l'histoire de notre championnat, les coaches venus d'ailleurs ont pu apporter un plus, de Pierre Sinibaldi à Laszlo Bölöni, en passant par Ernst Happel ou Tomislav Ivic, Aad de Mos et Jan Boskamp. Mais les Belges ont toujours su faire la différence aussi, de Raymond Goethals au Standard à Paul Van Himst à Anderlecht, sans oublier Robert Waseige. Et puis, dernièrement, on avait Michel Preud'homme qui a malheureusement quitté la D1 pour la Hollande. Ariel Jacobs est à présent le leader d'un coaching 100% pur belge qui fait des émules auprès de la jeune génération; on verra si Glen De Boeck continue à progresser au Germinal Beerschot (un club difficile) et quelles seront les vraies perspectives d'un Bob Peeters, qui a déjà qualifié le Cercle Bruges en Europa League. Entraîneur éclairé, Michel Preud'homme a tellement apporté à ses clubs que l'étranger ne pouvait plus rester indifférent. Personne ne sait dans quel grand championnat il aboutira un jour et s'il contribuera autant comme coach au rayonnement du football belge qu'il le fit comme gardien de but. Aux Pays-Bas, il devra vaincre les préjugés, son football très direct allant à l'encontre des principes hollandais d'un jeu où la tradition a longtemps été de plus porter le ballon. Mais il tombe peut-être à pic, à un moment où l'équipe nationale a fait sa révolution vers un jeu carrément cynique... qui ne lui a pas porté chance avec une troisième finale mondiale perdue. Dommage pour notre championnat qu'il soit parti, mais les Jacobs et Koster amèneront leurs clubs à un haut niveau d'exécution technique. Ils ont les joueurs et les connaissances pour y parvenir. Ce sera aussi la saison-test des compétences de Francky Dury à La Gantoise où les exigences sont tout autres que celles de Zulte Waregem. Au Standard de Liège, Dominique D'Onofrio doit obligatoirement renouer avec un passé brillant mais il aura besoin de temps. L'équipe est très jeune et a été bouleversée. C'est le moment de remettre les pendules à l'heure sur le plan des mentalités et sans doute que le départ tellement annoncé (par lui-même) de Dieumerci Mbokani pourrait aider à apporter de la sérénité et stabilité. En ce qui concerne les joueurs étrangers, on pourrait arriver à un chiffre record en fin de mercato. Pour l'instant, on compte 60% d'étrangers dans les transferts! Une tendance qui a progressivement augmenté au cours des dernières saisons, même si fiscalement, les salaires des Belges et des étrangers sont désormais aussi lourds pour les clubs. Il y a deux ans, un joueur étranger ne payait encore que 18% d'impôts, actuellement c'est 40% pour tout le monde. On avait espéré que les jeunes Belges bénéficient de cette mesure, mais ce n'est apparemment pas le cas. Pourtant, c'est ici qu'ils doivent pouvoir se lancer, de manière à constituer un réservoir pour notre équipe nationale. Vu les finances réduites du marché belge, c'est normal que nos meilleurs pros jouent dans des grands championnats, mais en ne faisant pas jouer suffisamment d'espoirs belges dans notre D1, on rate une étape de développement optimal. Cet été, on doit déplorer le départ de quelques internationaux de valeur comme Milan Jovanovic, Antolin Alcaraz, Jelle Van Damme, Igor de Camargo... en attendant peut-être celui de Jan Polak et de Mbokani. D'un autre côté, on note l'arrivée en D1 d'autres internationaux comme à Gand l'avant israélien Shlomi Arbeitman, l'arrière belge Sepp De Roover à Lokeren, le défenseur bosniaque Boris Pandza à Malines, l'attaquant égyptien Emad Meteb, le défenseur ghanéen Daniel Opare et le gardien monténégrin Srdjan Blazic au Standard ainsi que le médian américain Sacha Kljestan à Anderlecht. L'accession du Lierse à la D1 (une équipe qui va certainement augmenter le niveau) amène ses joueurs connus comme le Camerounais Joseph Désiré Job et le Canadien Tomasz Radzinski et a engagé le gardien japonais Eiji Kawashima et le défenseur sud-africain Lance Davids. Et puis, vu que tous les terrains doivent être équipés du chauffage, la qualité du jeu ne peut qu'augmenter. Finalement, on n'a qu'une hantise: que nos arbitres ne donnent pas la carte rouge à chaque semelle. Messieurs, de grâce, ne faites pas comme Howard Webb!