Par Bernard JEUNEJEAN

Faudrait vouloir ne rien savoir de la vie privée des stars : ne les aimer (ou ne les critiquer) que par rapport à leurs dribbles, leurs bouquins, leurs films, leur peinture, leur musique. Ce n'est pas le cas, nous raffolons connaître ce qui se cache derrière l'£uvre, et c'est régulièrement malsain : que ce soit quand nous nous pâmons comme de grosses biesses en découvrant les fastes de leur train de vie, ou quand nous trouvons rassurant d'apprendre qu'ils ont comme nous des défauts lamentables. Faudrait réfréner ces pulsions mais les médias les attisent, et certains les attisent plus scandaleusement que d'autres. Car nos pulsions font vendre.

Que des millions d'anonymes aiment la castagne, couillonnent le fisc, aillent aux putes à l'insu de Madame, roulent comme des pétés beurrés, torgnolent leur copine ou se font torgnoler, ou pissent devant tout le monde, on s'en fout hélas largement : on se dit que c'est con ou moche, mais que c'est la vie. Alors, pourquoi saliver quand il s'agit de Logan Bailly, de Wayne Rooney, de DSK, de Frank Ribéry, de Daan Van Gijseghem/dernier footballeur-chauffard en date, de Bertrand Crasson ou de Gérard Depardieu ? Parce que les célébrités se doivent d'être des exemples de bienséance et de moralité ? Ce serait chouette, mais faut pas rêver... C'est plutôt parce que leurs transgressions nous plaisent quelque part : ce qui ne nous grandit pas.

Ceci posé, les stars pourraient nous aider en défrayant moins la chronique, dont la mienne, via leurs conneries. Et je ne parle pas ici de l'ex de Bert : ce n'est pas une VIP, elle a peut-être vraiment eu peur et s'est dit qu'à l'avenir, son ex-mec mettrait davantage le frein à main si elle refilait la vidéo de surveillance à un journaleux affamé plutôt qu'aux seuls flics : pas fair-play, mais stratégique... Bertrand, lui, fut une star et reste un VIP, le scandale le guette, faut qu'il se calme : qu'il soit à bout de nerfs ou à bout de compte en banque, faut plus qu'il en vienne aux mains, la violence physique est toujours laide, nulle, macho ! Et m'est avis qu'il le sait désormais. Certes, lors du duel et quoique défenseur jadis, Crasson évoluait ici plus offensivement : j'avoue avoir visionné la phase, Bertrand était plutôt en action et son ex en réaction, il a cadré davantage de tirs que l'adversaire,... mais que celui qui n'a jamais baffé EN PENSÉE lui jette la première pierre ! Reste qu'il faut tout faire pour se retenir quand l'envie affleure, ça s'appelle tâcher d'être civilisé.

Et c'est toujours triste de succomber. Evidemment triste, et ô combien douloureux, pour tes gosses. Triste aussi pour nous. Parce que Crasson avait une image de footballiste plus intello que la moyenne, et que l'on doit bien en conclure que la tendance au pacifisme n'est pas forcément proportionnelle au Q.I. supposé. Et parce que ça fout un peu en rote, quand un gars qui en a gagné bien plus que nous parvient à péter les plombs pour une histoire d'oseille... pas demander les coups qui se perdent au sein de couples dans la dèche !

Concluons. Y'a pas eu mort d'homme, ni de femme, ce ne fut qu'une escarmouche imbécile, navrante et filmée. N'empêche, Bertrand, fais plus ça : il aurait suffi que ton opposante se cogne le crâne au coin du comptoir,... et de Crasson tu devenais Cantat ! Là, bonjour le drame, le vrai. Ce n'est pas arrivé, dis merci à la dame. Peace and love.

Par Bernard JEUNEJEANFaudrait vouloir ne rien savoir de la vie privée des stars : ne les aimer (ou ne les critiquer) que par rapport à leurs dribbles, leurs bouquins, leurs films, leur peinture, leur musique. Ce n'est pas le cas, nous raffolons connaître ce qui se cache derrière l'£uvre, et c'est régulièrement malsain : que ce soit quand nous nous pâmons comme de grosses biesses en découvrant les fastes de leur train de vie, ou quand nous trouvons rassurant d'apprendre qu'ils ont comme nous des défauts lamentables. Faudrait réfréner ces pulsions mais les médias les attisent, et certains les attisent plus scandaleusement que d'autres. Car nos pulsions font vendre. Que des millions d'anonymes aiment la castagne, couillonnent le fisc, aillent aux putes à l'insu de Madame, roulent comme des pétés beurrés, torgnolent leur copine ou se font torgnoler, ou pissent devant tout le monde, on s'en fout hélas largement : on se dit que c'est con ou moche, mais que c'est la vie. Alors, pourquoi saliver quand il s'agit de Logan Bailly, de Wayne Rooney, de DSK, de Frank Ribéry, de Daan Van Gijseghem/dernier footballeur-chauffard en date, de Bertrand Crasson ou de Gérard Depardieu ? Parce que les célébrités se doivent d'être des exemples de bienséance et de moralité ? Ce serait chouette, mais faut pas rêver... C'est plutôt parce que leurs transgressions nous plaisent quelque part : ce qui ne nous grandit pas. Ceci posé, les stars pourraient nous aider en défrayant moins la chronique, dont la mienne, via leurs conneries. Et je ne parle pas ici de l'ex de Bert : ce n'est pas une VIP, elle a peut-être vraiment eu peur et s'est dit qu'à l'avenir, son ex-mec mettrait davantage le frein à main si elle refilait la vidéo de surveillance à un journaleux affamé plutôt qu'aux seuls flics : pas fair-play, mais stratégique... Bertrand, lui, fut une star et reste un VIP, le scandale le guette, faut qu'il se calme : qu'il soit à bout de nerfs ou à bout de compte en banque, faut plus qu'il en vienne aux mains, la violence physique est toujours laide, nulle, macho ! Et m'est avis qu'il le sait désormais. Certes, lors du duel et quoique défenseur jadis, Crasson évoluait ici plus offensivement : j'avoue avoir visionné la phase, Bertrand était plutôt en action et son ex en réaction, il a cadré davantage de tirs que l'adversaire,... mais que celui qui n'a jamais baffé EN PENSÉE lui jette la première pierre ! Reste qu'il faut tout faire pour se retenir quand l'envie affleure, ça s'appelle tâcher d'être civilisé. Et c'est toujours triste de succomber. Evidemment triste, et ô combien douloureux, pour tes gosses. Triste aussi pour nous. Parce que Crasson avait une image de footballiste plus intello que la moyenne, et que l'on doit bien en conclure que la tendance au pacifisme n'est pas forcément proportionnelle au Q.I. supposé. Et parce que ça fout un peu en rote, quand un gars qui en a gagné bien plus que nous parvient à péter les plombs pour une histoire d'oseille... pas demander les coups qui se perdent au sein de couples dans la dèche ! Concluons. Y'a pas eu mort d'homme, ni de femme, ce ne fut qu'une escarmouche imbécile, navrante et filmée. N'empêche, Bertrand, fais plus ça : il aurait suffi que ton opposante se cogne le crâne au coin du comptoir,... et de Crasson tu devenais Cantat ! Là, bonjour le drame, le vrai. Ce n'est pas arrivé, dis merci à la dame. Peace and love.