Il y a cinquante ans, les Etats-Unis pleuraient leurs champions. Le 15 février 1961, l'entièreté de l'équipe nationale de patinage américaine perdit la vie dans le crash de leur avion à Berg, près de Bruxelles. En provenance de New York, le Boeing 707 de la Sabena emmenait les sportifs vers Prague, pour les championnats du Monde, avec escale à Bruxelles. La commune de Berg organise ce vendredi une commémoration de ce drame qui en rappelle bien d'autres.

Torino 49 A commencer par le drame du Superga, du nom d'une colline des environs de Turin. Le 4 mai 1949, l'avion qui transportait l'équipe de Torino ainsi que tous les dirigeants et les journalistes du club percuta la basilique de Superga qui dominait la colline. Les 31 personnes à bord furent tuées. Parmi eux, huit internationaux italiens. La catastrophe fit disparaitre une équipe légendaire qui venait de gagner quatre titres de champion d'Italie successifs. La nouvelle provoqua l'émoi de la population et deux jours plus tard, 500 000 personnes accompagnèrent le convoi funéraire.

Les Busby Babes Une autre glorieuse équipe a été décimée par un accident aérien : Manchester United. Le 6 février 1958, huit joueurs de l'équipe furent tués lors du crash de Munich. L'avion transportant l'équipe mancunienne, de retour d'un match de coupe d'Europe à Belgrade, s'écrasa au décollage après avoir fait escale à Munich. La génération dorée de l'entraîneur Matt Busby surnommée les "Busby Babes" fut décimée. Duncan Edwards que l'on considérait comme le futur Pelé perdit la vie dans l'accident. D'autres comme Bobby Charlton en réchappèrent et devinrent de grands champions. Charlton mena l'Angleterre à la victoire à la Coupe du Monde huit ans plus tard.

Nourris de restes humains Mais la catastrophe qui reste la plus ancrée dans les mémoires, sans doute grâce au film "Les Survivants", est sans aucun doute le drame de la cordillère des Andes. Non pas pour l'accident en lui-même ni pour les victimes mais pour les événements qui suivirent le crash. Le 13 octobre 1972, l'avion transportant 45 passagers dont les joueurs d'une équipe de rugby uruguayenne s'écrasa dans la cordillère des Andes suite à une erreur de pilotage. Seul 16 des 45 occupants de l'appareil survécurent après être restés isolés pendant 72 jours et s'être nourris des restes humains des victimes de l'accident pour survivre.

Heureux Lakers Heureusement, l'histoire se termine parfois bien. En 1960, les Lakers qui évoluaient à l'époque à Minneapolis revenaient d'un match à Saint-Louis. En plein vol, le système électrique de l'avion tomba en panne. Le pilote réussit pourtant à se poser dans un champ de maïs et tous les occupants de l'avion s'en sortirent sans la moindre égratignure.

Le Tupolev des Diables Un récit qui rappelle l'histoire du Tupolev emprunté par nos Diables Rouges en novembre dernier pour affronter la Russie. Deux semaines après la rencontre, le même appareil perdait ses trois réacteurs en plein vol, obligeant le pilote à un atterrissage forcé qui fit deux morts et 83 blessés. Les Diables l'ont échappé belle...

Jules Monnier (stg)

Il y a cinquante ans, les Etats-Unis pleuraient leurs champions. Le 15 février 1961, l'entièreté de l'équipe nationale de patinage américaine perdit la vie dans le crash de leur avion à Berg, près de Bruxelles. En provenance de New York, le Boeing 707 de la Sabena emmenait les sportifs vers Prague, pour les championnats du Monde, avec escale à Bruxelles. La commune de Berg organise ce vendredi une commémoration de ce drame qui en rappelle bien d'autres. Torino 49 A commencer par le drame du Superga, du nom d'une colline des environs de Turin. Le 4 mai 1949, l'avion qui transportait l'équipe de Torino ainsi que tous les dirigeants et les journalistes du club percuta la basilique de Superga qui dominait la colline. Les 31 personnes à bord furent tuées. Parmi eux, huit internationaux italiens. La catastrophe fit disparaitre une équipe légendaire qui venait de gagner quatre titres de champion d'Italie successifs. La nouvelle provoqua l'émoi de la population et deux jours plus tard, 500 000 personnes accompagnèrent le convoi funéraire. Les Busby Babes Une autre glorieuse équipe a été décimée par un accident aérien : Manchester United. Le 6 février 1958, huit joueurs de l'équipe furent tués lors du crash de Munich. L'avion transportant l'équipe mancunienne, de retour d'un match de coupe d'Europe à Belgrade, s'écrasa au décollage après avoir fait escale à Munich. La génération dorée de l'entraîneur Matt Busby surnommée les "Busby Babes" fut décimée. Duncan Edwards que l'on considérait comme le futur Pelé perdit la vie dans l'accident. D'autres comme Bobby Charlton en réchappèrent et devinrent de grands champions. Charlton mena l'Angleterre à la victoire à la Coupe du Monde huit ans plus tard. Nourris de restes humains Mais la catastrophe qui reste la plus ancrée dans les mémoires, sans doute grâce au film "Les Survivants", est sans aucun doute le drame de la cordillère des Andes. Non pas pour l'accident en lui-même ni pour les victimes mais pour les événements qui suivirent le crash. Le 13 octobre 1972, l'avion transportant 45 passagers dont les joueurs d'une équipe de rugby uruguayenne s'écrasa dans la cordillère des Andes suite à une erreur de pilotage. Seul 16 des 45 occupants de l'appareil survécurent après être restés isolés pendant 72 jours et s'être nourris des restes humains des victimes de l'accident pour survivre. Heureux Lakers Heureusement, l'histoire se termine parfois bien. En 1960, les Lakers qui évoluaient à l'époque à Minneapolis revenaient d'un match à Saint-Louis. En plein vol, le système électrique de l'avion tomba en panne. Le pilote réussit pourtant à se poser dans un champ de maïs et tous les occupants de l'avion s'en sortirent sans la moindre égratignure. Le Tupolev des Diables Un récit qui rappelle l'histoire du Tupolev emprunté par nos Diables Rouges en novembre dernier pour affronter la Russie. Deux semaines après la rencontre, le même appareil perdait ses trois réacteurs en plein vol, obligeant le pilote à un atterrissage forcé qui fit deux morts et 83 blessés. Les Diables l'ont échappé belle... Jules Monnier (stg)