Par Frédéric Waseige

En deux mots, c'est avoir l'exagération sincère. La référence des referees, c'est en Angleterre qu'on la trouve. D'ailleurs le n°1 du monde et des environs est anglais.

Howard Webb, l'homme qui a arbitré la dernière finale de Coupe du Monde. L'homme qui a fermé les yeux sur la plus pitoyable agression de l'histoire : Kung Fu de Jong tackle Panda Xabi Alonso. A hauteur du plexus. Y a pas eu mort d'homme mais presque. Mais y a eu la faillite d'un homme pourtant riche de compétences. Aveuglé par le contexte. Ce fameux contexte. Exclure un joueur en finale de Coupe du Monde après même pas 30 minutes, c'est être à jamais, celui qui a gâché l'événement le plus regardé au monde. Alors, autant faire croire qu'on n'a rien vu.

Heureusement pour lui, Nigel de Jong est entré dans l'histoire avec un petit h, comme hystérique. L'Espagne avec le grand H d'Hispanique et 14 H majuscules comme Héros. Mais celui qu'on attendait Z comme Zorro aurait, à jamais, été banni de l'amicale des crédibles siffleurs si les Pays-Bas avaient gagné. Heureusement avec un grand H, il n'en fut rien.

Mister Webb a encore retrouvé de Jong sur sa route il y a 15 jours. De Jong s'est tenu à carreau. Certain que Mister Webb le tenait à l'£il. Mais Howard a encore fermé l'£il. A croire qu'il ne le fait pas pendant les nuits qui précèdent ses matches. C'était un autre contexte mais avec un même geste indécent. Zéro Mario Balotelli s'essuie les crampons sur le visage de Scott Parker. Rien ! Jouez et pleurez maintenant. Car ce coup-ci, l'histoire finit mal.

Balotelli marque à la 94e le but du titre perdu pour Tottenham et, plus que probablement, celui du titre conquis pour les Citizens. Quelle catastrophe, quelle injustice ! Après visionnage, Balotelli a pris quatre matches de suspension mais c'est Tottenham qui est puni. Sans sursis. Moi, ce que j'aimerais c'est qu'on fasse comme en NFL. Ben oui, dans football américain y a football. Que les coaches aient droit à deux challenges par match. Un par mi-temps. Le challenge, c'est jeter un mouchoir rouge sur le terrain. Les arbitres doivent alors visionner, directement, la phase contestée et changer leur décision si les images prouvent leur erreur.

Imaginez si Harry Redknapp le fait. Manchester City est à 10. Balotelli ne se fait pas faucher et ne marque pas le penalty. Cela aurait, peut-être, été un autre match mais au moins on n'aurait pas ce sentiment de puanteur. De fête gâchée. De match superbe devenu subitement suspect.

Autre match, autre arbitre mais encore Man City. Il reçoit Liverpool et Mike Jones officie. Style caporal-chef diplômé en proxémie (l'étude de la distance entre les corps). Il a joué du sifflet et du compas durant tout le match. Trois coups francs bien placés en première mi-temps. 48 secondes, 1'12 et 1'06 pour placer le mur à distance. Total 3'06 de bouffée et aucun joueur ne déguste du carton. L'air de rien, c'est 7 % du temps de jeu de ce premier acte. Phase arrêtée certes mais bientôt on en profitera pour prendre le thé.

Ok, il fait respecter les règles. Ok, une équipe qui reçoit un coup franc doit avoir une chance d'en profiter sauf qu'être si pointilleux profite surtout à l'équipe qui commet la faute. Souvent elle a cassé une contre-attaque avec supériorité numérique adverse. Et au moment du botté, 10 joueurs sont derrière le ballon. A qui profite l'application au millimètre du règlement ? Et si on appliquait l'esprit du jeu au nanomètre !

Qu'on mette un peu de peps dans ce sport. Après la faute, cinq secondes pour être à 9.15m. Sinon cinq minutes dehors. Et s'il le faut, tout le mur. Quel panard ! Le foot c'est le pied. Faudrait pas l'oublier. Anarchy in the UK.

Par Frédéric WaseigeEn deux mots, c'est avoir l'exagération sincère. La référence des referees, c'est en Angleterre qu'on la trouve. D'ailleurs le n°1 du monde et des environs est anglais. Howard Webb, l'homme qui a arbitré la dernière finale de Coupe du Monde. L'homme qui a fermé les yeux sur la plus pitoyable agression de l'histoire : Kung Fu de Jong tackle Panda Xabi Alonso. A hauteur du plexus. Y a pas eu mort d'homme mais presque. Mais y a eu la faillite d'un homme pourtant riche de compétences. Aveuglé par le contexte. Ce fameux contexte. Exclure un joueur en finale de Coupe du Monde après même pas 30 minutes, c'est être à jamais, celui qui a gâché l'événement le plus regardé au monde. Alors, autant faire croire qu'on n'a rien vu. Heureusement pour lui, Nigel de Jong est entré dans l'histoire avec un petit h, comme hystérique. L'Espagne avec le grand H d'Hispanique et 14 H majuscules comme Héros. Mais celui qu'on attendait Z comme Zorro aurait, à jamais, été banni de l'amicale des crédibles siffleurs si les Pays-Bas avaient gagné. Heureusement avec un grand H, il n'en fut rien. Mister Webb a encore retrouvé de Jong sur sa route il y a 15 jours. De Jong s'est tenu à carreau. Certain que Mister Webb le tenait à l'£il. Mais Howard a encore fermé l'£il. A croire qu'il ne le fait pas pendant les nuits qui précèdent ses matches. C'était un autre contexte mais avec un même geste indécent. Zéro Mario Balotelli s'essuie les crampons sur le visage de Scott Parker. Rien ! Jouez et pleurez maintenant. Car ce coup-ci, l'histoire finit mal. Balotelli marque à la 94e le but du titre perdu pour Tottenham et, plus que probablement, celui du titre conquis pour les Citizens. Quelle catastrophe, quelle injustice ! Après visionnage, Balotelli a pris quatre matches de suspension mais c'est Tottenham qui est puni. Sans sursis. Moi, ce que j'aimerais c'est qu'on fasse comme en NFL. Ben oui, dans football américain y a football. Que les coaches aient droit à deux challenges par match. Un par mi-temps. Le challenge, c'est jeter un mouchoir rouge sur le terrain. Les arbitres doivent alors visionner, directement, la phase contestée et changer leur décision si les images prouvent leur erreur. Imaginez si Harry Redknapp le fait. Manchester City est à 10. Balotelli ne se fait pas faucher et ne marque pas le penalty. Cela aurait, peut-être, été un autre match mais au moins on n'aurait pas ce sentiment de puanteur. De fête gâchée. De match superbe devenu subitement suspect. Autre match, autre arbitre mais encore Man City. Il reçoit Liverpool et Mike Jones officie. Style caporal-chef diplômé en proxémie (l'étude de la distance entre les corps). Il a joué du sifflet et du compas durant tout le match. Trois coups francs bien placés en première mi-temps. 48 secondes, 1'12 et 1'06 pour placer le mur à distance. Total 3'06 de bouffée et aucun joueur ne déguste du carton. L'air de rien, c'est 7 % du temps de jeu de ce premier acte. Phase arrêtée certes mais bientôt on en profitera pour prendre le thé. Ok, il fait respecter les règles. Ok, une équipe qui reçoit un coup franc doit avoir une chance d'en profiter sauf qu'être si pointilleux profite surtout à l'équipe qui commet la faute. Souvent elle a cassé une contre-attaque avec supériorité numérique adverse. Et au moment du botté, 10 joueurs sont derrière le ballon. A qui profite l'application au millimètre du règlement ? Et si on appliquait l'esprit du jeu au nanomètre ! Qu'on mette un peu de peps dans ce sport. Après la faute, cinq secondes pour être à 9.15m. Sinon cinq minutes dehors. Et s'il le faut, tout le mur. Quel panard ! Le foot c'est le pied. Faudrait pas l'oublier. Anarchy in the UK.