Par John Baete

Mais je me méfierais à la place de Joachim Löw: la télé a presque failli le prendre en flagrant délit de mâchonner ses crottes de nez comme en AfSud.

Footballistiquement, la tendance est à l'offensive -heureusement- et les colporteurs de clichés vivent des moments difficiles: les joueurs ne sont pas carbonisés! Mais c'est toujours la même chanson: en début de saison, ils sont lourds parce qu'ils ont eu un stage estival trop dur, à la Noël ils ont besoin de souffler et en fin de saison ils n'en peuvent plus. Là, ils prouvent le contraire... comme Leo Messi avec l'Argentine contre le Brésil aux USA.

En Belgique, il y a eu la nomination de Marc Wilmots comme T1 des Diables, Philippe Collin a été obligé de suivre la tendance. Au Club Bruges, Leekens and Co poursuivent leurs entourloupes et viennent de chiper Jesper Jorgensen à la Gantoise. Et puis, Anderlecht s'est bricolé un nouveau banc. Mais la bombe belge, c'est le renvoi de Pierre François, désormais ex-directeur général du Standard de Liège. Dorénavant, tous les services administratifs, financiers et fiscaux du club sont organisés et supervisés depuis Tessenderlo, auprès du groupe ELEX de Roland Duchâtelet.

On se perd dans les motifs du renvoi de l'ex-avocat et prof d'univ' après quasi 10 ans de batailles, mais Duchâtelet veut que le Standard fonctionne comme son empire industriel. Or, la routine de François et sa personnalité n'ont pas cadré avec la philosophie d'entreprise de Duchâtelet. Le richissime homme d'affaires a sa méthode: une fois par semaine, il voit un à un tous ses directeurs pour faire le point. Au Standard, François n'est pas fait pour ce modus operandi: il a été l'empereur auto-proclamé de Sclessin... et a même introduit son épouse dans la gestion du shop du club, ce qui a singulièrement compliqué la vie de certains employés, ex ou non. Or, Duchâtelet veut tout savoir au niveau commercial, sportif, etc., pour être en prise directe sur les décisions.

Récemment, François a carrément voulu licencier le DT, Jean-François de Sart. Duchâtelet s'est interposé et l'a gardé. Terrible désaveu. Mais Duchâtelet s'est déjà opposé récemment aux volontés de François de licencier l'un ou l'autre employé. Et puis, il y a eu le fait que José Riga s'en aille en l'absence de François. Idem à la nomination de Rob Jans. Les signes annonciateurs ont été logiquement suivis d'une fin de collaboration.

Dans la foulée, un Duchâtelet mis face à de fausses informations de La Dernière-Les Sports (qui a d'ailleurs rectifié), a officiellement précisé que dans le renvoi de François "il n'a jamais été question d'intéressement dans les commissions perçues par les agents".

Mais au Standard, tout le monde sait que Duchâtelet a demandé à François de rentrer des rapports réguliers au comptable. Et dans le landernau rouche, on évoque aussi l'inculpation de François pour faux et usage de faux dans des transferts Standard-OM comme motif de renvoi. Cependant, on voit mal Duchâtelet réagir maintenant à ce sujet, étant donné que l'inculpation date d'il y a un an. A moins qu'il ne soit au courant d'éléments neufs?

La bombe du Standard rappelle que sous Luciano D'Onofrio, l'omniprésence de François a aussi irrité les actionnaires du club. Et Sergio Conceiçao a explosé à retardement en direct à La Tribune l'automne dernier, clamant que l'ex-DG a empêché le staff de travailler normalement. Il y a aussi eu les rapport hyper-tendus entre François et Sacha Daout, l'ex-directeur de com' du Standard placé par D'Onofrio pour gérer -selon lui- l'inextinguible appétit médiatique du DG mais qui n'y est jamais parvenu. Quand D'Ono s'en est allé, François a "assaini" le club en se séparant de tous les hommes de l'ex-vice-président exécutif. Sans D'Onofrio dans les pattes, François a dû se sentir investi de toutes les prérogatives. Mais Duchâtelet a dit : -Basta! Reste à voir si ça va aider le Standard à redevenir le Standard...

Par John BaeteMais je me méfierais à la place de Joachim Löw: la télé a presque failli le prendre en flagrant délit de mâchonner ses crottes de nez comme en AfSud. Footballistiquement, la tendance est à l'offensive -heureusement- et les colporteurs de clichés vivent des moments difficiles: les joueurs ne sont pas carbonisés! Mais c'est toujours la même chanson: en début de saison, ils sont lourds parce qu'ils ont eu un stage estival trop dur, à la Noël ils ont besoin de souffler et en fin de saison ils n'en peuvent plus. Là, ils prouvent le contraire... comme Leo Messi avec l'Argentine contre le Brésil aux USA. En Belgique, il y a eu la nomination de Marc Wilmots comme T1 des Diables, Philippe Collin a été obligé de suivre la tendance. Au Club Bruges, Leekens and Co poursuivent leurs entourloupes et viennent de chiper Jesper Jorgensen à la Gantoise. Et puis, Anderlecht s'est bricolé un nouveau banc. Mais la bombe belge, c'est le renvoi de Pierre François, désormais ex-directeur général du Standard de Liège. Dorénavant, tous les services administratifs, financiers et fiscaux du club sont organisés et supervisés depuis Tessenderlo, auprès du groupe ELEX de Roland Duchâtelet. On se perd dans les motifs du renvoi de l'ex-avocat et prof d'univ' après quasi 10 ans de batailles, mais Duchâtelet veut que le Standard fonctionne comme son empire industriel. Or, la routine de François et sa personnalité n'ont pas cadré avec la philosophie d'entreprise de Duchâtelet. Le richissime homme d'affaires a sa méthode: une fois par semaine, il voit un à un tous ses directeurs pour faire le point. Au Standard, François n'est pas fait pour ce modus operandi: il a été l'empereur auto-proclamé de Sclessin... et a même introduit son épouse dans la gestion du shop du club, ce qui a singulièrement compliqué la vie de certains employés, ex ou non. Or, Duchâtelet veut tout savoir au niveau commercial, sportif, etc., pour être en prise directe sur les décisions. Récemment, François a carrément voulu licencier le DT, Jean-François de Sart. Duchâtelet s'est interposé et l'a gardé. Terrible désaveu. Mais Duchâtelet s'est déjà opposé récemment aux volontés de François de licencier l'un ou l'autre employé. Et puis, il y a eu le fait que José Riga s'en aille en l'absence de François. Idem à la nomination de Rob Jans. Les signes annonciateurs ont été logiquement suivis d'une fin de collaboration. Dans la foulée, un Duchâtelet mis face à de fausses informations de La Dernière-Les Sports (qui a d'ailleurs rectifié), a officiellement précisé que dans le renvoi de François "il n'a jamais été question d'intéressement dans les commissions perçues par les agents". Mais au Standard, tout le monde sait que Duchâtelet a demandé à François de rentrer des rapports réguliers au comptable. Et dans le landernau rouche, on évoque aussi l'inculpation de François pour faux et usage de faux dans des transferts Standard-OM comme motif de renvoi. Cependant, on voit mal Duchâtelet réagir maintenant à ce sujet, étant donné que l'inculpation date d'il y a un an. A moins qu'il ne soit au courant d'éléments neufs? La bombe du Standard rappelle que sous Luciano D'Onofrio, l'omniprésence de François a aussi irrité les actionnaires du club. Et Sergio Conceiçao a explosé à retardement en direct à La Tribune l'automne dernier, clamant que l'ex-DG a empêché le staff de travailler normalement. Il y a aussi eu les rapport hyper-tendus entre François et Sacha Daout, l'ex-directeur de com' du Standard placé par D'Onofrio pour gérer -selon lui- l'inextinguible appétit médiatique du DG mais qui n'y est jamais parvenu. Quand D'Ono s'en est allé, François a "assaini" le club en se séparant de tous les hommes de l'ex-vice-président exécutif. Sans D'Onofrio dans les pattes, François a dû se sentir investi de toutes les prérogatives. Mais Duchâtelet a dit : -Basta! Reste à voir si ça va aider le Standard à redevenir le Standard...