Trois semaines en Italie l'an passé, 17 jours à Spa cette année. Pour son accession à la D1, l'AS Eupen a choisi de ne pas partir à l'étranger alors qu'un stage en Autriche avait été envisagé. Mais le club a néanmoins gardé les méthodes italiennes, avec une longue mise au vert et un travail intensif.

"Les conditions de travail à La Fraineuse sont idéales", reconnaît l'entraîneur Danny Ost. "On a été les derniers à se remettre au boulot, mais cela ne m'effraie pas: cela avait déjà été le cas l'an passé et cela nous a plutôt réussi. On ne sera probablement pas encore à 100% pour le premier match, mais on va monter en puissance. La saison dernière, on avait débuté par un nul. Je serais très heureux d'engranger le même résultat cette saison..."

Les germanophones, qui débutent contre le champion en titre Anderlecht, comptent encore sur l'aide annoncée par leurs partenaires italiens. Même si on s'interroge parfois à propos du patron Antonino Imborgia. Chaque rendez-vous reporté par lui engendre mille interrogations, tant il est vrai que sa carrière a été marquée par l'instabilité. En cours de saison passée, on s'était demandé si le poste de directeur sportif qu'il avait accepté à Piacenza n'allait pas l'éloigner d'Eupen. Il avait répondu que, s'il serait peut-être moins présent dans les Cantons de l'Est, il continuerait à s'impliquer.

Au terme de la saison, on avait craint qu'il ne vende bon nombre de joueurs qui avaient subitement pris de la valeur. Des craintes qu'il balaya d'un revers de la main: "Un joueur titulaire, tout au plus, quittera le club". Ce joueur s'est avéré être le capitaine Mijat Maric, parti à Lokeren. Imborgia a donc tenu parole, car les autres joueurs-clefs sont toujours là. Lui-même devait revenir en Belgique la semaine dernière, mais sa venue a été reportée de quelques jours. Entre-temps, il aurait demandé au club de s'autogérer.

Aurait-il l'intention de se retirer? Certaines choses lui auraient-elles déplu, comme les retards dans l'aménagement du stade à cause des permis d'urbanisme qui se font attendre? "Il n'y a pas d'inquiétudes à avoir", rassure David Lasaracina, l'homme de confiance d'Imborgia. "Il continuera à s'impliquer. D'ailleurs, il a contribué à l'augmentation de budget de deux millions, avec la Ville d'Eupen et la Communauté germanophone. Il a accepté les nouveaux plans du stade, dont les coûts seront plus élevés que prévu. S'il a demandé au club de commencer à s'autogérer, c'est parce qu'il refuse que l'AS Eupen dépende exclusivement d'un mécène extérieur et se retrouve sous perfusion le jour où cet apport sera coupé, comme cela a été le cas de Mouscron. Avec la montée en D1, le club aura de nouvelles rentrées d'argent: les droits TV, par exemple. Imborgia veut simplement que le club apprenne à confectionner un budget conforme à ces rentrées, pour prévenir toute mauvaise surprise."

Daniel Devos

Trois semaines en Italie l'an passé, 17 jours à Spa cette année. Pour son accession à la D1, l'AS Eupen a choisi de ne pas partir à l'étranger alors qu'un stage en Autriche avait été envisagé. Mais le club a néanmoins gardé les méthodes italiennes, avec une longue mise au vert et un travail intensif. "Les conditions de travail à La Fraineuse sont idéales", reconnaît l'entraîneur Danny Ost. "On a été les derniers à se remettre au boulot, mais cela ne m'effraie pas: cela avait déjà été le cas l'an passé et cela nous a plutôt réussi. On ne sera probablement pas encore à 100% pour le premier match, mais on va monter en puissance. La saison dernière, on avait débuté par un nul. Je serais très heureux d'engranger le même résultat cette saison..."Les germanophones, qui débutent contre le champion en titre Anderlecht, comptent encore sur l'aide annoncée par leurs partenaires italiens. Même si on s'interroge parfois à propos du patron Antonino Imborgia. Chaque rendez-vous reporté par lui engendre mille interrogations, tant il est vrai que sa carrière a été marquée par l'instabilité. En cours de saison passée, on s'était demandé si le poste de directeur sportif qu'il avait accepté à Piacenza n'allait pas l'éloigner d'Eupen. Il avait répondu que, s'il serait peut-être moins présent dans les Cantons de l'Est, il continuerait à s'impliquer. Au terme de la saison, on avait craint qu'il ne vende bon nombre de joueurs qui avaient subitement pris de la valeur. Des craintes qu'il balaya d'un revers de la main: "Un joueur titulaire, tout au plus, quittera le club". Ce joueur s'est avéré être le capitaine Mijat Maric, parti à Lokeren. Imborgia a donc tenu parole, car les autres joueurs-clefs sont toujours là. Lui-même devait revenir en Belgique la semaine dernière, mais sa venue a été reportée de quelques jours. Entre-temps, il aurait demandé au club de s'autogérer. Aurait-il l'intention de se retirer? Certaines choses lui auraient-elles déplu, comme les retards dans l'aménagement du stade à cause des permis d'urbanisme qui se font attendre? "Il n'y a pas d'inquiétudes à avoir", rassure David Lasaracina, l'homme de confiance d'Imborgia. "Il continuera à s'impliquer. D'ailleurs, il a contribué à l'augmentation de budget de deux millions, avec la Ville d'Eupen et la Communauté germanophone. Il a accepté les nouveaux plans du stade, dont les coûts seront plus élevés que prévu. S'il a demandé au club de commencer à s'autogérer, c'est parce qu'il refuse que l'AS Eupen dépende exclusivement d'un mécène extérieur et se retrouve sous perfusion le jour où cet apport sera coupé, comme cela a été le cas de Mouscron. Avec la montée en D1, le club aura de nouvelles rentrées d'argent: les droits TV, par exemple. Imborgia veut simplement que le club apprenne à confectionner un budget conforme à ces rentrées, pour prévenir toute mauvaise surprise."Daniel Devos